
Vous venez de rentrer dans le centre ancien et vous avez sans doute remarqué les hautes maisons et les ruelles étroites. C’est le moment de se plonger dans l’histoire des fortifications d’Annot.
Pendant plusieurs siècles la ville est retranchée derrière ses murailles et ce n’est qu’au cours du XIXe siècle qu’elle se développe à l’extérieur des remparts.
En analysant la cité, on peut identifier au moins trois campagnes de fortifications successives du centre ancien.
Une 1ère enceinte au XIIIe siècle
Dans les documents d’archives du XIIIe siècle, on trouve la mention de castrum annoti. Castrum étant un mot latin qui signifie lieu fortifié. Cette première ligne de défense mesure environ 200 m de longueur et protège une surface d’à peu près 2500 m².
Une 2ème enceinte au XIVe siècle
Pendant la seconde moitié du XIVe siècle, toute la Provence connait une période difficile avec de nombreux troubles et guerres. A Annot, comme partout, la population veut se protéger. Un document d’archive daté de 1381 nous indique que la communauté d’Annot entreprend une campagne de fortification. Le projet parle d’un rempart de 800 m de long. Aujourd’hui il n’est que de 400 m, le projet initial n’a donc pas abouti entièrement.
Une 3ème enceinte au XVIe siècle
Annot connait une troisième phase de fortification au XVIe siècle, avec une extension du rempart pour protéger deux rues que sont la rue Basse et la rue Notre- Dame.
Vous vous tenez à proximité d’une ancienne porte d’entrée de la ville fortifiée. Celle-ci est démolie vers 1895 pour élargir l’accès à la ville et amener plus de lumière dans le centre ancien.
Mais pourquoi ce nom de Tour des Peintres ?
Cette tour est ainsi dénommée car elle se retrouve sur les toiles de plusieurs artistes !