





Le pastoralisme est un mode d'exploitation agricole fondé sur l'élevage en pâturages naturels. La transhumance quant à elle, est la migration périodique des troupeaux, qui quittent la plaine pour s’établir en montagne pendant l’été.
Dans les archives, la pratique de la transhumance est ainsi attestée dès le Moyen Âge, la vallée du Verdon étant une voie de circulation très fréquentée par les troupeaux transhumants. Certaines montagnes sont pâturées depuis plus de 600 ans !
Au XVIIIe siècle, un troupeau pouvait compter environ 100 brebis alors qu’en 2023, il est compris en moyenne entre 400 et 600 brebis, certains troupeaux pouvant atteindre 1500 ou 3000 têtes. La pratique de la transhumance a donc fortement évolué en termes de débouchés commerciaux, itinéraires, organisation, logistique…
Jusqu’au milieu du XIXe siècle, l’élevage ovin est généralement présent au sein d’une polyculture vivrière permettant de récolter du fumier et de développer une production liée à la laine.
À Rougon, l’exode rural de la fin du XIXe siècle et la déprise agricole ont entraîné l’abandon progressif des terres cultivées, qui se sont peu à peu embroussaillées ou boisées.
L’élevage et le pastoralisme perdurent encore aujourd’hui, grâce à quelques éleveurs et bergers présents sur certains secteurs de la commune. Le village accueille également des activités d’apiculture et de maraîchage.
Ecoutons le témoignage de Bob, habitant de Rougon, nous parler du métier de berger.