
En descendant la vallée de la Dyle, sur la rive gauche, se trouvait la forge de Bousval, active de 1798 à 1911. Construite par M. Gerlache sur autorisation de 1797, elle était actionnée par trois roues hydrauliques alimentant une soufflerie et deux marteaux. Particularité notable : elle utilisait de la houille plutôt que du charbon de bois, devenu rare à l’époque.
Au XIXᵉ siècle, la forge connut un bel essor. Dirigée par Marie-Thérèse Mainy, veuve Houyoux, entre 1834 et 1860, elle employait jusqu’à huit ouvriers et produisait chaque année environ 50 tonnes de fer battu pour les grandes fonderies de l’Entre-Sambre-et-Meuse.
Plus tard, sous la direction de Thomas Dehaze, une machine à vapeur vint renforcer la production. Au début du XXᵉ siècle, près de soixante ouvriers y fabriquaient des aiguillages et des pièces pour wagons de chemin de fer.
La forge ferma définitivement ses portes en 1911. Ses bâtiments furent en partie démolis, en partie réaménagés pour accueillir les sources de Bousval, mais le lieu conserve le souvenir de son intense activité métallurgique.
Informations issues du travail de recherche mené par Yves Van Gheem.
