


Appelé Grand Moulin, moulin banal de l’Empire ou encore moulin du château de Lothier, ce moulin, situé au cœur de Genappe sur la Dyle, est l’un des plus anciens de la région : il existait déjà au Moyen Âge et appartenait au duc de Brabant et du Lothier. Moulin banal, il servait à moudre le grain des habitants de Genappe et des villages environnants.
Mentionné dès 1396, il fut plusieurs fois détruit et reconstruit : incendié en 1489 lors des guerres entre Maximilien d’Autriche et Philippe de Clèves, puis endommagé par les inondations et les conflits des XVIᵉ et XVIIᵉ siècles. Au fil du temps, il se diversifia : moulin à grain, à foulon pour le drap, à huile, à malt, à papier et même à soie.
Vendu comme bien national en 1789, il passa ensuite entre les mains de plusieurs familles industrielles, dont les de Ridder et les Wautier. En 1898, le meunier Victor Van Volsem transforma le site en filature hydraulique, puis en retorderie de coton, modernisée à la vapeur. L’usine, reprise par la famille Bouffioux en 1919, resta active jusque dans les années 1960.
Aujourd’hui, le Grand Moulin a été reconverti en complexe résidentiel, mais conserve encore la trace de sa chute d’eau et de son ancien emplacement de roue — mémoire vivante de plus de six siècles d’histoire meunière et industrielle à Genappe.
Informations issues du travail de recherche mené par Yves Van Gheem.
