

Résidence de prestige depuis sa construction, le château de Bois Dieu a failli disparaître il y a une quarantaine d’années, avant d’être sauvé par la mobilisation locale.
En 1680, André Claustrier, receveur général des Finances de Lyon, devient propriétaire du Bois Dieu. Il y fait bâtir un château et remplace l’ancienne chapelle par un nouvel édifice religieux. Personnage influent à Lyon, il mène grand train avant d’être condamné pour fausse monnaie en 1684.
Au fil des décennies, le château passe entre plusieurs mains et connaît des épisodes marquants. Il est brièvement occupé par les armées autrichiennes lors de la bataille de Limonest, l’une des dernières grandes confrontations napoléoniennes (20 mars 1814).
Plus tard, Joseph Marie Léon de Fleurdelix, industriel prospère et maire de Lissieu pendant de longues années, transforme le domaine en l’une des plus belles propriétés de la région. Il y accueille notamment le Maréchal de Mac Mahon, Duc de Magenta, pour des parties de chasse. En 1850, une nouvelle chapelle est construite, celle que l’on peut voir aujourd’hui.
À la mort de Mme Fleurdelix en 1895, sans héritiers directs, le domaine est transmis à son neveu André Devienne, qui le revend en 1911 à Charles Jacquemont. Ce dernier agit pour le compte de l’Archevêché de Lyon, qui envisage d’y installer une résidence pour religieux âgés.
Finalement, le château est loué à Louis Neyron, industriel lyonnais et fondateur de la marque Rasurel en 1884. En quête d’un lieu paisible, il finit par en faire l’acquisition le 29 novembre 1915.
Initialement réservée aux châtelains du château du Bois Dieu, la chapelle a ensuite accueilli les habitants du voisinage avant de devenir un espace d’exposition et de manifestations culturelles.