
Vitrail de la vie des deux saints Jean - début XVIe siècle
Ancienne chapelle des comtes du Perche détruite durant la guerre de Cent ans l’église est reconstruite et agrandie de 1491 à 1535 par le duc d’Alençon René et sa femme la bienheureuse Marguerite de Lorraine.
L’église conserve ce vitrail du début du XVIe siècle offert par la confrérie de saint Jean mettant en scène les martyres de saint Jean Baptiste et de saint Jean l’Évangéliste autour de la danse de Salomé.
Dans la première lancette Hérodiade reçoit du bourreau la tête de saint Jean Baptiste qui avait dénoncé son mariage incestueux avec son beau-frère Hérode Antipas. Elle présente ce plat à sa fille Salomé qui avait réclamé la tête du saint en récompense de sa danse représentée dans la lancette centrale.
La lancette droite figure la mort de saint Jean l’Évangéliste à la Porte latine où il est plongé dans une cuve d’huile bouillante tandis qu’un bourreau l’arrose de cette même huile.
Ces scènes se déroulent dans un décor italianisant reconnaissable par sa régularité, sa symétrie et l’utilisation de pilastres, de piédestaux, candélabres ou encore de corbeilles fleuries.
Ce vitrail est classé Monument Historique depuis 1906 comme témoignage d’une œuvre de la Renaissance bien qu’il connût une importante restauration en 1896 par Georges Claudius Lavergne, verrier parisien.
Ouvertes tous les jours de 9h à 18h. Plus d'informations