Un peu à l’écart, dans un vallon ombragé de hêtres, coule la fontaine dédiée à saint Roger. C’est là que le fondateur de l’abbaye venait prier ; il y rendit l’âme en 1172. La ferveur autour de ce lieu se maintint durant des siècles. La chapelle bâtie en 1710 au-dessus de la source conserve les traces gravées du passage de nombreux pèlerins. Les eaux, très froides, étaient réputées miraculeuses : elles calmaient fièvres et affections cutanées. Une légende raconte que les jeunes filles en âge de se marier, en se mirant dans l’eau claire, pouvaient y voir le visage de leur futur époux. Le bassin qui recueille la source, à trois entrées, évoque la Sainte Trinité — et, vu du sentier, une croix stylisée.