
Le père de ces deux frères (nés à Dornach pour l’aîné et à Mulhouse pour le second), Auguste Dujardin (1825-1882) succède à son beau-père Jérôme KANENGIESER (voir point n° 1) comme notaire, et transfère l’étude à Mulhouse en 1853. Il avait épousé Louise Marie Joséphine Kanengieser le 22-08-1854, à Dornach. On ne sait pas grand-chose de ces deux jeunes hommes, mais c’est l’occasion de présenter un peu leur père, injustement méconnu.
À Mulhouse, Auguste DUJARDIN deviendra membre du conseil municipal dès 1860. Il sera nommé président du bureau de bienfaisance, puis à la commission municipale exécutive dès l’invasion allemande, dont on lui confie la présidence en septembre 1870. À cause de la guerre qui a débuté en août 1870, les élections municipales ont été annulées, et c’est cette commission qui gère les affaires de la ville. Il organise à Mulhouse la Croix Rouge et fait face aux exigences des autorités militaires d’occupation. Expulsé en janvier 1871 par les Allemands, il intervient à Bordeaux pour que le sud de l’Alsace reste français. Il accompagne les plénipotentiaires français à Berlin. Nommé directeur du Comptoir d’escompte de Paris à Mulhouse. Il s’établit ensuite à Paris comme avocat (1872), puis comme notaire à Neuilly-sur-Seine (1874) où il entra au conseil municipal. Chevalier de la Légion d’honneur. Il décède à Neuilly-sur-Seine le 11-02-1882.
Une autre fille du couple, Marie Emilie Philippine DUJARDIN (1858-1946) épousera Jules HENNER, neveu du célèbre peintre Jean-Jacques HENNER ; elle sera à l’origine de la création du musée HENNER, à Paris.