11-Combat de Mariembourg 25/08/1914
Le 25 Août au matin, le régiment reprenant son mouvement de repli quitte Matagne-la-Grande.
A 4 heures 30, il reçoit l’ordre d’organiser le barrage de Mariembourg. Les unités prennent immédiatement leurs positions et à 9 heures le combat est engagé entre nos avants-postes et des groupes de cavaliers et de cyclistes ennemis. L’artillerie ennemi arrose de Shrapnels et d’obus explosifs le village de Mariembourg et la Route de Mariembourg à Frasnes.
Malgré la surprise que causait à nos soldats l’éclatement gros projectiles ennemis « des gros noirs » comme ils disaient, qui pouvaient à juste titre provoquer une compréhensible émotion, jusqu’à 16 heures, l’infanterie allemande est tenue en échec. Les mitrailleurs du 1er Bataillon, du Lieutenant Du Gouedic, mitraillent à courte distance une colonne allemande et tiennent jusqu’au dernier moment.
Le Colonel De Fonclare qui se tient avec les derniers éléments, s’adresse à un terreur, le Soldat Fremaux, et lui indique l’ennemi. Le mitrailleur répond « je les laisse venir à portée, mon Colonel, quand ils seront en haut de la route bien droite, vous aller les voir sauter. »
Et, en effet, calme, maître de lui, il arrête l’ennemi à 300 mètres, permet au reste de sa section de se replier, parvient à se dégager lui même et rejoint, deux jours après, le Régiment en ramenant sa pièce, après avoir jeté l’autre dans le ruisseau de Mariembourg.
La médaille militaire fut la juste récompense de ce soldat qui devint un valeureux Sergent et fit toute la campagne.
A 16 heures, l’avis d’avoir à préparer un nouveau mouvement de retraite parvint au 127e Régiment d’Infanterie qui a rempli sa mission en retardant la marche de l’ennemi. Le mouvement est ordonné à huit heures ; il s’effectue sous la protection des feux d’une Compagnie du Génie et de deux Bataillons du 43e Régiment d’Infanterie, établis sur les hauteurs du village de Frasnes.
Le Commandant Hulot, commandant le 3e Bataillon, est blessé à ce moment. Malgré l’interdiction ennemie, le 127e Régiment d’Infanterie, réussi à passer la rivière de Mariembourg et gagne la route de Frasnes.
Les dernière fractions, vivement pressés par l’ennemi qui a réussi à atteindre les abords du village, se replient, sous les ordres directs du Colonel, sur les hauteurs boisées de Nismes-Pétigny, d’où elles gagnent Couvin.