
Installée en bordure du chemin et défendue par une margelle en muret de pierre sèche, une citerne carrée à ciel ouvert recueille les eaux de pluie et les eaux de ruissellement du chemin. Au sein du paysage aride des causses, elle représente le seul point d’eau disponible pour l’abreuvement des troupeaux qui paissent alentours.
La citerne est en partie taillée dans la roche calcaire. Seules les parties supérieures sont édifiées en maçonnerie de pierre sèche pour tenir la terre autour de l’orifice. Les maçonneries se prolongent par une margelle assurant une protection pour les animaux et les hommes. Les parois conservent un enduit d’étanchéité de couleur rosé réalisé avec de la chaux et des sables locaux. Sa mise en œuvre fait appel à un savoir-faire aujourd’hui disparu consistant à appliquer, de manière de plus en plus serrée, des couches successives de mortier au grain de plus en plus fin.