
L’église est fondée entre le 10e et le 12e s. pour accueillir les fidèles éloignés du village des Arques par la marécageuse vallée de la Masse. Avec son plan simple associant nef rectangulaire et abside, elle se présente comme un édifice de tradition préromane. Elle conserve en son chœur des peintures gothiques redécouvertes en 1954 par Zadkine.
Les nombreux trous de boulins qui ponctuent les murs extérieurs de l’église ont servi à porter un échafaudage en bois lors de son édification, puis lors de campagnes de reconstruction.
L’église Saint-André se trouve au centre d’un enclos ecclésial, un périmètre sacré et inviolable d’environ 50m de diamètre établi autour des églises dès la fin du 10e s. Elle abrite des peintures murales exécutées à la détrempe, un mélange de pigment, d’eau et de colle. Ils sont l’œuvre d’un atelier quercynois aux environs de 1500. On peut y voir Dieu le père entouré des symboles des évangélistes, l’Annonciation encadrée par le cortège des apôtres, le Christ jeune puis flagellé et saint Christophe, patron des voyageurs. Une présence protectrice essentielle pour traverser les marécages…