
Implanté sur un plateau calcaire surplombant la ville, l’austère et imposant château de Beauraing est aujourd’hui partiellement en ruine. Sa construction date principalement des XVIe et XVIIe siècles. Entouré de murs évoquant encore une typologie médiévale par la disposition des lieux et la massivité de la construction, cet ensemble comporte deux parties. La première rassemble les éléments bâtis et la deuxième se compose de bois, prairies et allées. De plan quadrangulaire, le château est cantonné de trois grosses tours d’angle qui délimitent la haute cour. Celle-ci est précédée d’une cour basse à l’ouest, épaulée par deux autres tours moins imposantes. L’enceinte en moellons calcaire est percée de cinq entrées. Au nord du parc, un porche monumental d’esprit néomédiéval est construit au XIXe siècle en remployant les pierres moulurées d’un grand portail du XVIe siècle. La tour sud, appelée Charles-Quint est la tour la plus défensive de l’ensemble. De plan semi-circulaire, elle comprend deux niveaux inférieurs de maçonnerie en moellons de calcaire probablement antérieurs à l’ensemble du château. Ces vestiges sont probablement ceux de la tour érigée dans les années 1550 par Charles de Berlaymont et Adrienne de Ligne, pendant les guerres de Charles-Quint et Henri II. Les deux tours orientales sont circulaires et de même ampleur. Il s’agit des tours dites de Liège et du Hainaut. Elles encadraient le logis principal, aujourd’hui ruiné. Elles ont vraisemblablement toutes deux été bâties au début du XVIIe siècle. Il s’agit de constructions puissantes dont les trois premiers niveaux sont en très bel appareil de calcaire et séparés du dernier étage en briques par un bandeau de pierre. Au sommet, une importante corniche, identique à celle de la tour Charles-Quint, domine le sommet de la construction. Entre les tours, des murailles en grand appareil de calcaire renforcent le caractère défensif de l’ensemble. Aux angles extérieurs, des tours circulaires de quatre niveaux, probablement élevées au XVIe siècle, sont construites en moellons de calcaire dans la partie inférieure et en briques pour les étages, séparés par un boudin. Il s’agit des tours dite de Namur et du Fou. Entre les deux tours, une aile en briques, dont la base en calcaire remonte probablement au XVIe siècle, fut reconstruite sans doute par les Osuna dans la première moitié du XIXe siècle. Au centre, un portail classique en plein cintre est surmonté d’un frontispice ajouté en 1927. Deux grands lions de pierre gardent l’entrée. Côté cour, une fontaine Renaissance refaite en ciment est datée de 1557.
Classement comme site le 26 septembre 1947
Classement comme monument le 29 mai 1990
Extension du site le 29 août 1990