



Église abbatiale du XIVe siècle, bâtie sur un oratoire du Ve siècle créé par Cérats devenu patron de Simorre.
L’histoire de l’abbatiale :
Fondée selon la tradition en 507 par Clovis, l’abbaye bénédictine de Simorre fut l’une des plus importantes de la région. Les bâtiments conventuels, autrefois accolés au nord de l’église, ont disparu après leur vente comme biens nationaux à la Révolution.
À la fin du XIIIᵉ siècle, un conflit entre l’abbé de Simorre et le comte d’Astarac permit, grâce à l’appui du roi Philippe IV le Bel, de financer la reconstruction de l’église. Le chantier débuta vers 1290 et l’édifice fut consacré en 1309, ce qui explique sa remarquable unité architecturale.
Construite principalement en brique, l’église adopte un plan en croix latine, typique du gothique toulousain, avec un chevet à fond plat inspiré de l’architecture cistercienne. Son portail gothique en pierre finement sculptée est protégé par un porche fortifié, rappelant le rôle défensif du monument au Moyen Âge.
À l’intérieur, admirez la voûte octogonale surmontée d’une tour-lanterne, les peintures murales du XIVᵉ siècle dans l’ancien sacraire, les vitraux du XIVᵉ au XIXᵉ siècle, ainsi que les stalles du chœur datant du début du XVIᵉ siècle.
Classée Monument Historique dès 1843, l’abbatiale a été restaurée par l’architecte Eugène Viollet-le-Duc, qui lui a donné son aspect fortifié actuel. Des campagnes de restauration au XXᵉ siècle ont permis de valoriser les briques et les décors intérieurs.
Les vitraux :
L’abbatiale conserve un remarquable ensemble de vitraux du XIVᵉ au XIXᵉ siècle.
Neuf verrières datées de 1357 illustrent notamment la Crucifixion, saint Sernin, des moines bénédictins et saint Louis. Leur style, sans effet de perspective, est comparable à celui des vitraux médiévaux de la cathédrale de Narbonne.
D’autres vitraux du XVᵉ siècle introduisent la perspective et des couleurs plus chaudes. On y reconnaît le martyre de sainte Catherine et saint Jacques en pèlerin.
Au début du XVIᵉ siècle apparaissent des verrières de style Renaissance représentant saint Cérats, évêque évangélisateur et patron de Simorre, ainsi que la Vierge à l’Enfant et sainte Dode, probablement influencées par les ateliers de la cathédrale d’Auch. Des vitraux du XIXᵉ siècle complètent l’ensemble.
Les stalles :
Les 38 stalles du chœur, datées du début du XVIᵉ siècle, sont de style gothique flamboyant, sobre et élégant. Offertes par l’évêque Jean Marre, natif de Simorre, elles présentent un riche programme sculpté mêlant scènes bibliques (Genèse, baptêmes, martyrs) et motifs plus profanes, parfois humoristiques. La stalle de l’abbé, ornée d’une Annonciation, occupe la place centrale.
Le sacraire :
Cette salle voûtée du XIVᵉ siècle abritait les reliques vénérées par les pèlerins. Ses peintures murales, redécouvertes en 1964, représentent notamment saint Benoît et sainte Scholastique, saint Michel terrassant le dragon, une Crucifixion et saint Sernin.
La croisée et les détails architecturaux :
À la croisée de la nef et du transept, une impressionnante coupole octogonale illustre le savoir-faire gothique et une symbolique spirituelle évoquant l’élévation vers la Jérusalem céleste.
Sur les murs, on observe également des trous de boulin, vestiges des échafaudages utilisés lors de la construction.
L'église est ouverte en journée pour la visite libre.
Un document descriptif est disponible sur place ainsi que des panneaux installés à l'intérieur de l'église.
Un visite audio est également à disposition des visiteurs gratuitement (presser le bouton sur le mur à gauche en rentrant)
Office de Tourisme Coteaux Arrats Gimone - 12/01/2026
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Téléphone : 05 62 67 77 87
Site web : https://www.simorre.com/patrimoine/leglise-de-simorre/
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