
C’était un beau spectacle, mais c’était aussi tout un art. Il fallait en effet maîtriser l’air et le feu, le bois ne devait pas brûler ! Rien n’était gagné, la charbonnière pouvait s’embraser jusqu’au défournement. Alors le charbonnier veillait, il sentait, il écoutait, la porte de sa cabane ouvrait sur la meule. Cela ronflait, cela crépitait, il ne fallait que les fumées piquent la gorge, il fallait qu’elles soient bleues et légères.