Au XIXe siècle, l'industrialisation amène à Bolbec un grand nombre d'une précieuse main d'œuvre. Des logements sont construits à la hâte, les familles s'entassent sans système de sanitaire convenable. L'épidémie de choléra de 1832 va réveiller les consciences. Et, suite à la conférence de Jules Siegfried, les manufacturiers créent la Société des cités ouvrières de Bolbec, l'ancêtre des HLM. Grâce à elle, des logements salubres sont construits et, moyennant un modeste loyer, les familles peuvent enfin devenir propriétaires. On retrouve plusieurs cités ouvrières à Bolbec.:En 1878, la Société des cités ouvrières de Bolbec met en chantier le lotissement des Carrières ou du Champ des Oiseaux (étudié) et celui de Roncherolles. En 1887, elle fonde la cité du Mont de Bolbec ou cité Lemaître (étudié) . A la même époque sont constitués le lotissement de l'Electricité (maisons sur rue avec jardin derrière) , au nord de la ville et celui du Canal au sud (maisons alignées en fond de jardin) . Un petit lotissement de part et du passage de l'Ente est construit pour l'usine à gaz voisine. L'usine Desgenetais fait construire le long de la rue Pierre Fauquet-Lemaître une série de maisons d'ouvriers et de contremaîtres. Avenue Louis Debray, un lotissement aligne des maisons jumelées en fond de parcelle. Au début du 20e siècle, le lotissement résidentiel de la Jolie-Cité est créée dans le parc d'une maison de maître (étudié) . Après la guerre, la cité d'urgence de l'Hôpital complète le lotissement du Champ-des-Oiseaux. En 1953, le lotissement des Tilleuls est créé dans la propriété Forthomme, pour les jeunes ménages. En 1957 et 1958, des groupes d'immeubles Lopofa de 110 logements constituent les grands ensembles de Fontaine-Martel (étudié) . Dans les années 1960, un ensemble d'immeubles est construit sur le champ de foire au Beau-Soleil, la résidence du Val-Ricard s'implantre sur le site de l'usine Manchon-Lemaître, et le lotissement de Bellevue complète celui du Canal. En 1971, sont créés les lotissements Caux, de la Fontaine-aux-fées, en en 1979 celui de la Chesnaie, tous à Fontaine-Martel. Ou encore, en face de la Sente du Vivier, la cité quartier du Roussi, qui doit son nom à l'usine, installée dans le quartier, qui faisait flamber les toiles de coton.