
Au retour, le circuit longe ce que l’on appelle le Prieuré de Saint-Lô. En effet, les seigneurs de Bréauté avaient confié des terres à ce prieuré qui avait donc à Bréauté une ferme. Le prieuré comprenait une ferme constituée d’une cour-masure plantée de pommiers, d’une superficie de 10 acres (5,07 hectares). Au centre, on trouvait le colombier, marque de noblesse. Celui que nous pouvons voir de nos jours, restauré, a été édifié en 1638 à la place de l’ancien. Construit en pierre et maçonnerie de brique, on y voit encore des dessins géométriques sur les murs. Au temps de sa splendeur, on pouvait dénombrer 1450 boulins (niches) soit 2900 pigeons.
La grange dîmeresse (ou dîmière), d’une superficie de 700 mètres carrés, était une belle construction en colombages, aujourd’hui disparue.
Contre le talus de la propriété, on trouve encore l’ancien Manoir des Granges. Son édification date des environs de 1665. D’aspect massif la façade est constituée de pierre et de brique disposées en rangées uniformes. Au dessus de la porte d’entrée, sur une pierre massive, on peut toujours voir l’emplacement où étaient sculptées les armoiries des religieux, probablement détruites lors de la Révolution. A l’époque le rez-de-chaussée était composé d’une grande salle et d’une cuisine pourvue d’une grande cheminée. On peut encore voir, au plafond, d’énormes poutres soutenant le premier étage, où se trouvaient les chambres.
Les constructions récentes ont rendu difficile la vue de ces édifices. Le Manoir des granges est invisible. En hiver, quand les arbres sont moins feuillus, on aperçoit le colombier ainsi que le second manoir (construit au début du XIXème siècle).