Située sur le plateau entre le Cailly et la Seine, Montigny forme une clairière au cœur de la forêt de Roumare. En août 1269, les moines de l'abbaye Saint-Georges de Boscherville donnent le nom de Montigniacum à une partie de terre défrichée. Un peu plus tard, ils reçoivent 60 acres de terre de Saint Louis, pour y établir une grange et s'adonner à la culture sur les essarts de la forêt. Ils obtiennent également le droit d'y entretenir à perpétuité 30 vaches et 200 moutons. Au Moyen-Âge, les tisserands ont le privilège d'utiliser le bois de hêtre pour monter leurs métiers. Quant aux habitants, ils sont autorisés à tendre leurs filets dans la forêt pour capturer des perdrix, à charge pour eux de verser 4 deniers par filet. En 1507, le fief est vendu à Guillaume La Vieille, grainetier à Rouen, qui endosse aussitôt le titre de "seigneur de Montigny". Un titre et un fief lui sont acquis, moyennant une rentre annuelle de 50 sous au prieuré de Saint-Michel-du-Mont-Gargan qui ne s'y réserve que les dîmes.