L’aménagement actuel date en grande partie du XIXe siècle.
La nef, divisée en quatre travées, est voûtée avec des nervures en briques. Seule la première travée est voûtée plein cintre.
Au nord, les chapelles qui prennent place entre les contreforts sont dédiées respectivement au Sacré Cœur, à la Vierge et à Saint-François. Alors qu’au sud, ces chapelles sont dédiées au Tombeau et à Saint-Joseph. La sacristie prolonge les chapelles méridionales.
La totalité des voûtes et des murs ont reçus un décor peint exceptionnellement vaste et diversifié.
Le mobilier liturgique est également remarquable.
C’est en 1677 qu’est réalisé le retable de l’autel majeur. Le maître d’œuvre, Simon Boysson, venu de Montpellier, réalise un triptyque représentant sur le panneau central : Saint-Martin ressuscitant un enfant ; sur le panneau de droite : l’Assomption de la Vierge ; et sur le panneau de gauche : Saint-Jean-Baptiste décapité. L’ensemble du retable reçoit sa dorure en 1749 et il est classé Monument Historique depuis le 5 novembre 1953.
Les 24 jeux de tuyaux de l’orgue datent du XVIIIe siècle, mais le coffrage en bois est plus récent puisqu’il a été rajouté au XIXe siècle. L’ensemble de l’orgue a été rénové en 1950.
Juste en dessous, vous pouvez admirer le baptistère, qui provient d’une chapelle détruite depuis. La ferronnerie, qui clôt l’espace dédié au baptême, est un chef-d’œuvre de Firmin Bosc.
Les baies par lesquelles s’infiltrent les rayons solaires sont ornées de vitraux montés au plomb, datant du XIXe siècle.
Enfin, parmi les différentes statues et sculptures, remarquez la magnifique statue en bois naturel de la Vierge. Cette œuvre du début du XIXe siècle est elle aussi classée Monuments Historiques depuis le 25 août 1952. Elle a été réalisée par Paul Gayrard, le sculpteur des Évangélistes de l’Eglise Sainte-Clotilde à Paris.