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Eglise Saint-Martin
Eglise Saint-Martin
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Eglise Saint-Martin

Eglise Saint-Martin

Crédit : Office de Tourisme Riom-Limagne

Retranscription de l'audioguide :

Artonne est très probablement l’un des plus anciens groupes paroissiaux de la région.
On sait par exemple qu’une église, disparue aujourd’hui, avait été bâtie ici dès les premiers temps du christianisme en Auvergne, vers le IVe siècle. À cette époque, le village a été fortement marqué par le passage de Saint Martin. Venu prier sur le tombeau de Vitaline, une sainte locale, il avait pris l’habitude, selon l’historien Grégoire de Tours, de recevoir les Artonnois sous une arche, conservée précieusement par les habitants. Ses vestiges ont été intégrés dans la partie sud de l’église où l’on peut encore les voir aujourd’hui !
Plus tard, au XIe siècle, un chapitre de 12 chanoines est fondé en l’honneur de St Martin et l’église doit par la suite être agrandie pour faire place à cette communauté. Au XIIe siècle, lui sont ajoutés un déambulatoire et des chapelles rayonnantes sur le modèle des églises majeures d’Auvergne. Le tout conférant à l’église Saint-Martin une longueur de plus de 47m, plus importante par exemple que les églises de pèlerinage d’Orcival ou de Notre-Dame du Port, à Clermont Ferrand.

L’actuelle église Saint-Martin est bâtie en pierre blonde d’arkose. Sa façade occidentale est asymétrique. Elle prend la forme d’un mur pignon central encadré, à gauche, d’une haute tour-clocher dressée au-dessus du bas-côté nord, et, à droite, d’une simple toiture à un pan couvrant le bas-côté sud.
L’accès à l’intérieur de l’église se fait par une unique porte centrale ouvrant sur la nef. Inscrite sous un arc en demi-cercle (arc en plein cintre), cette porte est encadrée de deux chapiteaux dont l’un est roman (il représente une tête de personnage au milieu de feuillages). De part et d’autre de la porte, un vitrail éclaire les bas-côtés. Plus haut, entre le portail et le faîte du mur-pignon, deux fines et hautes baies en plein cintre entourent une baie circulaire (oculus). A gauche du mur-pignon, la tour-clocher s’élève sur deux niveaux et domine l’ensemble. De plan rectangulaire, elle est percée d’une première baie en plein cintre, puis, au-dessus, de deux baies accolées (baies géminées). Une toiture en lauze couvre tout l’édifice.
Contournez maintenant l’église par la droite pour rejoindre un petit monument en pierre gris-sombre de Volvic. Placez-vous de façon à ce que la façade sud de l’église soit sur votre gauche. L’ensemble sculpté qui vous fait face est un empilage de trois éléments : une base cubique datant du XIXe siècle, une élévation du XVIIe siècle, cubique elle aussi, mais beaucoup plus petite, et enfin, une croix de taille modeste. Les faces lisses de la base sont sculptées aux angles de petites fleurs. L’élévation est plus intéressante. Chacune de ses faces est sculptée d’un personnage au visage bûché. Face à vous, apparaît Saint-Martin. Puis, dans le sens inverse des aiguilles d’une montre : Saint-Paterne, Saint-Joseph et Sainte Vitaline. La statue de Saint-Martin est la mieux conservée. Fidèle à la tradition, le saint est ici représenté coupant son manteau pour le partager avec un pauvre, agenouillé à sa gauche. Montez deux marches, tendez les bras et découvrez la scène sous vos doigts.

Pour rejoindre l’arche sous laquelle avait pris l’habitude de s’assoir le bon Saint-Martin, face à la sculpture de Saint-Martin, contournez le socle de la croix par la gauche et longez l’église en avançant vers l’est. Le sol d’abord pavé laisse place à de l’herbe. Lorsque le mur sud forme une légère saillie, faites un quart de tour à gauche. Vous êtes devant l’arche. Deux colonnes gallo-romaines surmontées de chapiteaux la soutiennent. Touchez leurs cannelures bien marquées. Ensuite, si l’église est ouverte, revenez sur vos pas, et quand l’herbe fait place aux pavés, engagez-vous dans l’entrée qui s’ouvre sur votre droite.

Sinon, regagnez le parvis de l’église. La façade occidentale sur votre droite, engagez-vous sur la placette qui s’ouvre sur votre droite. Elle est revêtue d’un sol sableux. Avancez de quelques mètres et faites un quart de tour à gauche. Devant vous se dresse un bel exemple de maison vigneronne. Là, passez à l'étape correspondante.


Bienvenue dans ce vaste édifice. Avancez de quelques pas pour rejoindre la nef et imprégnez-vous de l’ambiance du lieu : l’acoustique donnée par ses volumes, l’humidité qui émane du sol …. Restez dans la nef en vous plaçant face au chœur. Sur la gauche, adossé à un pilier, une statue en bronze gris-sombre de Saint-Pierre vous accueille. Installé sur un socle, le saint est représenté nimbé, assis sur un trône aux montants sculptés de feuillages enroulés. De sa main droite, il fait le signe de la bénédiction. Dans sa main gauche, il tient contre son cœur d’énormes clés. Les pieds de Saint-Pierre sortent de sa longue tunique plissée. Dorés comme le nimbe, ils contrastent avec le gris-sombre du reste de la statue. Approchez-vous pour toucher les plis de la toge et les orteils bien dessinés. Ensuite, avancez dans la nef voûtée en berceau brisé pour rejoindre le bras nord du transept. Arrêtez-vous devant la lourde porte en fer forgé qui protège une petite salle : la salle capitulaire.

Carrée, la salle capitulaire est couverte de multiples petites voûtes d’arêtes reposant sur 12 colonnettes coiffées de chapiteaux. Son architecture rappelle celle des cryptes. C’est dans cette salle que se réunissaient les chanoines. Enfin pas exactement car elle fut totalement rénovée au XIXe siècle et seul l’emplacement serait d’origine. Les chapiteaux sculptés lors de cette rénovation portent chacun une représentation du bien et du mal. Surprenant !

Regagnez maintenant la nef et dirigez-vous vers le maître-autel. Mais attention ! Restez en-dessous de la marche qui annonce le chœur, au risque de déclencher l’alarme.


Le chœur de l’église Saint-Martin est entouré d’un déambulatoire ouvrant sur trois chapelles rayonnantes. Une splendide grille en fer forgé du XIIe siècle, réalisée tout en dentelle, marque la séparation entre le chœur et le déambulatoire.

Fidèle au concept des églises romanes, le chœur de l’église d’Artonne est le point le plus lumineux de l’édifice. Le soleil entre pleinement par les vitraux des chapelles rayonnantes, ainsi que par les baies de la voûte qui couvre le chœur. Cette voûte en forme de quart de sphère est dite « voûte en cul de four ».

Concernant le mobilier, outre un imposant maître-autel en marbre rose et blanc, le chœur compte un précieux reliquaire : une châsse abritant les reliques de Sainte-Vitaline. La châsse ressemble à un petit coffret en verre couvert d’une toiture dorée à quatre pans. Elle est décorée de dais sur chacun de ses côtés et coiffée d’une croix. Ses quatre faces transparentes laissent entrevoir des ossements. Un sceau épiscopal de 1702 apposé sur un crâne atteste qu’il s’agit bien des reliques authentiques de la sainte !...

Vitaline naquit et vécut à Artonne au IVe siècle. On sait bien peu de choses sur sa vie, mais l’on sait qu’elle était recluse en contrebas du bourg, près de la rivière Morge… Et aussi que Saint-Martin est allé prier sur sa tombe lorsqu’il fit halte à Artonne, comme le montre le vitrail qui éclaire la chapelle située dans le transept sud.

Quittons maintenant l’église, et avec elle St Martin, Vitaline et les chanoines pour partir à la découverte du village. Mais avant, laissez nous vous guider dans les lieux cachés du quartier…

Sortez de l’église. Passez devant la façade occidentale et prenez la première à droite. Les pavés laissent place à un sol sableux. Avancez de quelques mètres et faites un quart de tour à gauche. Devant vous se dresse un bel exemple de maison vigneronne.


1 Place de l'Église 63460 Artonne
Lat : 46.0032Lng : 3.14358
0 m
3 ans

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