
Parmi les cimetières dotés d’une forte empreinte familiale, le cimetière d’Arbois figure en bonne place. On peut dire qu’il est pour le célèbre Louis Pasteur ce que Villequier était pour Victor Hugo : à la fois le lieu des attaches et, paradoxe, celui où l’on ne résidera pas pour l’éternité !
On rappellera effectivement que Pasteur repose sous la crypte de l’Institut qui porte son nom, à Paris.
Le petit cimetière d’Arbois est donc pour Pasteur celui des racines (c’est là que reposent ses parents, dans deux tombeaux différents), mais également celui des douleurs de voir mourir ses enfants très jeunes (Jeanne, morte de la typhoïde en 1859, Camille d’une tumeur du foie en 1865, Cécile de la typhoïde en 1866).
On peut voir les différentes stèles de la famille dans la jolie partie ancienne du cimetière, les vieilles tombes possédant encore leurs entourages rouillés.