


Jusqu'au XIIe siècle, un bac assurait la traversée à cet endroit, mais vu le débit non maitrisé de la Marne, les naufrages étaient fréquents. Seul le pont de Charenton permettait, depuis le VIIe siècle, de franchir cette rivière en toute sécurité.
En 1205, un pont en bois est construit pour les besoins de l'Abbaye de Saint-Maur qui exploite des terres dans l'actuel quartier de Polangis et sur l'île Fanac. Au fur et à mesure de ses destructions et reconstructions, il prendra les noms de "Pont Olin" entre le XIIIe et XVIe siècle, de "Pont au Moulin" du XVIe au XVIIIe siècle (période au cours de laquelle il est reconstruit en pierre), puis de "Pont de Saint-Maur" au XVIIIe siècle.
En 1835, il prend le nom actuel de "Pont de Joinville", suite à la création de la commune de Joinville-le-Pont par séparation d'avec Saint-Maur.
Pendant la guerre de 1870, la partie du pont en pierre qui franchissait le petit bras de Marne fut démoli par un bombardement au cours de la bataille de Champigny.
Entre 1937 et 1943, il est reconstruit en béton. Beaucoup plus large (24 mètres) que l'ancien pont en pierre, il comporte une arche unique de 78 m sur le grand bras de la Marne et une petite arche de 38 m sur l'autre bras. Entre les deux, il pose son viaduc de 40 m sur l'île Fanac avec en son centre un escalier et un ascenseur permettant d'accéder aux habitations de l'île.
Suite du parcours : traverser la Marne sur le trottoir aval du pont. Sur la Place de Verdun, obliquer à droite pour rejoindre le début de la rue Hugedé.