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La synagogue

La synagogue

Arlon a depuis longtemps abrité une importante communauté israélite. Fait rare dans notre pays, la ville possède également une synagogue considérée comme la plus ancienne du pays. Elle a été majoritairement édifiée grâce au concours des pouvoirs publics et inaugurée en 1865, avant les grandes synagogues d’Anvers, Bruxelles et Liège.

C’est au prolifique Albert Jean-Baptiste Jamot, architecte de la province de Luxembourg, qu’a été confié le chantier. Il érige entre 1863 et 1865 un lieu de culte aux proportions modestes, adapté à la communauté et à la taille de ville, dans un style d’inspiration romano-byzantine. Protégé par une bâtière d’ardoises, l’édifice adopte un plan rectangulaire. Érigé en briques et calcaire lorrain, il rachète la dénivellation du terrain de la bien nommé rue de la Synagogue par un niveau de caves semi-enterrées. Événement d’importance dans la région, l’inauguration du lieu de culte a eu lieu en grande pompe le 16 décembre 1866 en présence d’Élie Aristide Astruc, grand-rabbin de Belgique, et de nombreux notables.

La façade-pignon, d’allure orientalisante, est particulièrement intéressante. C’est la polychromie des matériaux qui lui donne cet aspect si caractéristique qui attire le regard. On y trouve également des pinacles élancés sommant des pilastres, des rosettes ou encore des frises décoratives. L’arc central, colossal et mouluré, abrite le portail en plein cintre ainsi qu’une rosace. Au pignon, deux baies jumelées reprennent le motif des Tables de la Loi situées au faîte du toit et permettant, si besoin en est, d’identifier le lieu de culte en présence. Les façades latérales alignent cinq travées scandées de pilastres alors que le plan initial n’en prévoyait que quatre. On y trouve deux niveaux percés de baies en plein cintre à encadrement de calcaire mouluré. À l’intérieur, la nef en berceau est soulignée de nervures. Longeant les murs latéraux, on trouve le balcon, réservé aux femmes dans le culte israélite et soutenu par des piliers de pierre. Dans le prolongement de la nef se place une abside semi-circulaire abritant un tabernacle néoclassique renfermant l’arche sainte contenant les Tables de la Loi. Le caractère orientalisant de l’architecture se manifeste à l’intérieur par le dallage et de superbes lustres en métal ajouré. Le mobilier a été réalisé par les frères Goyers de Louvain en 1872-1873.

Classement comme monument le 28 novembre 2005

 

 

 

Infos techniques

Lat : 49.682741Lng : 5.8191602
0 m
34 j

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