Les arbres prélevés ici servaient à alimenter les feux allumés par les paludiers (ou saulniers) de Port-Bail, commune située sur la côte ouest du Cotentin, lors de l'extraction du sel de mer. En 1768, on comptait 29 salines dans son havre. La plus ancienne mention écrite concernant cette technique d'obtention du sel par chauffage de la saumure figure dans le Livre des Fieux du prieuré de Port-Bail, rédigé au milieu du XVe siècle. Néanmoins, la technique remonte, au moins, au néolithique final vers 2 400 à 1 600 avant J.-C.