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Hôtel des Invalides - Cour d'honneur

Hôtel des Invalides - Cour d'honneur

Reprenant une idée de ses prédécesseurs Henri II, Henri III et Henri IV, Louis XIV décide en 1670 de faire édifier un complexe visant à assurer aide et assistance aux soldats invalides de ses armées ; pour que "ceux qui ont exposé leur vie et prodigué leur sang pour la défense de la monarchie (…) passent le reste de leurs jours dans la tranquillité".

Le projet, destiné à prendre place dans la plaine de Grenelle, alors en plein campagne, est confié par le secrétaire d'État français de la Guerre Louvois à l'architecte du Roi Libéral Bruant, déjà auteur de l'hospice de la Salpêtrière. Le chantier est mené tambour battant dès novembre 1671 et s'achève février 1674.Seule l'église royale, confiée par la suite à Jules Hardouin-Mansart, n'est pas encore achevée à cette époque, il faudra néanmoins attendre 1706 pour qu'elle le soit. Le Roi Soleil inaugure les bâtiments en octobre 1674, date à laquelle les premiers pensionnaires occupent les lieux.

Prévu initialement pour accueillir 6000 invalides (ce qui sera le cas de 1696 à 1690), l'établissement n'en hébergera finalement que 4000, des travaux ayant été entrepris pour le rendre plus confortable.

Le 14 juillet 1789, les insurgés assiègent les Invalides et s'emparent de 30000 fusils et 27 canons qui leur serviront pour prendre la Bastille.

L'ensemble conserve sa vocation durant la période révolutionnaire ainsi que durant l'Empire. En 1793, l'église est convertie en temple de Mars avant de devenir nécropole militaire. Elle accueille à ce titre les cendres de Turenne et accueille les trophées des campagnes impériales. Le 15 juillet 1804 s'y déroule la toute première remise de médailles de la Légion d'honneur par Napoléon aux officiers méritants.

En 1840, les cendres de Napoléon sont provisoirement déposées dans la chapelle du Dôme avant de prendre leur place définitive dans le sarcophage de la crypte.

A côté de sa mission initiale, l'hôtel des Invalides abrite aussi trois musées : le Musée des Plans-Reliefs, qui présente une collection unique au monde de maquettes tridimensionnelles des places fortes françaises, le Musée de l'Armée, consacré à l'art, la technique et l'histoire militaire du monde entier (armes, armures, uniformes, maquettes de batailles...) et le Musée de l'Ordre de la Libération.

La majestueuse et sévère cour d'honneur, que Chateaubriand comparait à un "cloître militaire" est une superposition d'arcades et de galeries sobrement décorées, cadre idéal pour les cérémonies d'hommage national aux militaires tombés au combat, mais aussi pour certaines personnalités civiles (Jacques-Yves Cousteau, Jacques Chaban-Delmas, Philippe Séguin, homme d'État, Stéphane Hessel, diplomate, Pierre Mauroy, Dominique Baudis, Charles Pasqua, Michel Rocard, Simone Veil, Jean d'Ormesson, Charles Aznavour, Jacques Chirac, Jean-Paul Belmondo, Michel Bouquet).

Une impressionnante collection de pièces d'artillerie ainsi un char léger ont pris place sous les arcades du rez-de-chaussée. Au centre du pavillon central le plus orné, qui sert de façade à l'église Saint-Louis, la célèbre statue de Napoléon en Petit Caporal.

La soixantaine de lucarnes de pierre hautes d'environ de trois mètres qui cernent la cour d'honneur sont ornées de trophées d'armes et d'attributs militaires ou héraldiques. L'une d'elle, la cinquième à droite du pavillon de l'aile est, y fait exception. On y voit une créature ressemblant à un loup, jaillissant de hautes herbes, les pattes enserrant l'œil-de-bœuf, en train d'observer la cour. Ce rébus de pierre, "Loup voit", serait clin d'œil au secrétaire d'État français de la Guerre Louvois.

Pour plus d'informations :
www.musee-armee.fr/accueil.html

Infos techniques

21 Rue de Constantine
75007 Paris
Lat : 48.8568341Lng : 2.3127079
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