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Le site de Montauban

Le site de Montauban

La Lorraine belge se caractérise par de nombreuses vallées étroites qui ont facilité l’aménagement de promontoires fortifiés pour les populations de l’âge de Fer vers le milieu du Ier siècle avant J.-C. C’est le cas du refuge fortifié de Montauban qui était délimité par une enceinte d’environ 620 m de long. Celle-ci, de forme triangulaire, circonscrivait une aire d’environ 2,5 ha en suivant le pourtour du plateau, sauf à l’ouest pour englober des sources. Trois phases de constructions ont été identifiées, dont l’une a consisté à ériger au sommet des pentes des murets de pierres sèches, encore bien visibles. Durant une phase ultérieure – que la communauté scientifique a longtemps cru appartenir au Bas-Empire –, un nouveau mur de barrage a été construit au sein de la fortification protohistorique. C’est durant ces fouilles qu’a été découvert en 1958, parmi 43 blocs sculptés de remploi, le relief en pierre calcaire dit de la moissonneuse des Trévires qui représente un agriculteur en train de moissonner avec une machine agricole décrite par Pline l’Ancien († 79 après J.-C.) et Palladius (IVe siècle après J.-C.). Quoi qu’il en soit, les données archéologiques récentes semblent désormais indiquer que la forteresse n’a pas été réutilisée avant le VIIIe siècle au plus tôt. Cette période se caractérise par la concentration du système de défense à la pointe du promontoire avec la création d’un réduit triangulaire fermé par le mur de barrage – déjà cité –, taluté et muni de tours, et par la (re)construction, dans les dernières années d’occupation du site, d’un donjon en pierre dont la superstructure était néanmoins en bois. Le site est vraisemblablement abandonné vers le milieu du XIe siècle, sans que, faute de sources documentaires, les circonstances de cet abandon soient clairement établies.

Plus tard, au XVIIe siècle, des forges s’installent non loin du site antique. Abandonnées au XIXe siècle, il n’en subsiste plus que les ruines des halles. Celles-ci, érigées en moellons, comprenaient à l’origine deux salles orientées sud-nord avec une ouverture vers l’ouest, ainsi qu’un étang désormais asséché. De plan rectangulaire, divisée en deux, la halle était autrefois couverte d’une bâtière. Au sud, on trouve des traces de contreforts.

Classement comme monument (refuge fortifié et ruines des halles des forges) et comme site le 2 décembre 1959

Inscrit sur la liste du patrimoine exceptionnel de Wallonie

Infos techniques

Lat : 49.6316956Lng : 5.5920912
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