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Le Betz et les milieux naturels qui le composent
Le Betz et les milieux naturels qui le composent

Le Betz et les milieux naturels qui le composent

Crédit : Pont du Betz (Crédit : CBNBP)

A la frontière avec le département de Seine-et-Marne, l’itinéraire de randonnée est situé dans la région naturelle du Gâtinais pauvre, composée d’une mosaïque de paysage (cultures, prairies, bois). A proximité de la Vallée du Loing, le chemin de randonnée se poursuit dans un vallon frais, par-dessus le Betz, un affluent du Loing. La zone humide permet le développement de plusieurs milieux : une végétation luxuriante de prairie à hautes herbes ; une végétation des sources d’eau courante et celle des gazons amphibies associés à l’eau courante. Les vieux murs en pierre offrent quant à eux un habitat favorable à des plantes particulières. Découvrons en point complémentaires les milieux et espèces qui composent cette mosaïque.

Infos techniques

2 Les Gains
45210 Chevannes
Lat : 48.1407149Lng : 2.8461021
195 j

4 Informations complémentaires

Végétation des eaux courantes et gazons amphibies

Dans l’eau clair se développe une espèce végétale aquatique : le Callitriche des eaux stagnantes (Callitriche stagnalis). Cette plante possède des feuilles submergées généralement linéaires et terminées en crochet, et la plupart du temps, des rosettes de feuilles flottantes.
L’Ache noueuse (Helosciadium nodiflorum) est une espèce aquatique de la même famille que la Carotte (Apiacées). Elle se situe sur les rives des cours d’eau, et forme de petites ombelles de fleurs blanches. Ses feuilles peuvent être confondues avec celles de la Berle dressée (Berula erecta) mais ses dernières s’en distinguent par un anneau blanchâtre sur la tige, sous la dernière paire de folioles (feuilles composées).
La Véronique mouron-d’eau (Veronica anagallis-aquatica) se retrouve sur les berges des cours d’eau, et est caractérisée par des fleurs lilas à quatre pétales.

Les espèces des mégaphorbiaies

Les prairies à hautes herbes (mégaphorbiaies) possèdent une végétation dense et plus ou moins haute d’espèces appréciant les milieux humides et riche en matière organique. Parmi elles se trouvent :
- le Liseron des haies (Convolvulus sepium) remarquable par ses grandes fleurs blanches en entonnoir ;
- la Cardère sauvage ou Cabaret des oiseaux (Dipsacus fullonum) reconnaissable à sa grande tige robuste, les feuilles de la tige en forme de coupelle, et son inflorescence cylindrique et épineuse ;
- la Reine des prés (Filipendula ulmaria) constituée d’ombelles de petites fleurs d’un blanc jaunâtre, très odorantes. La plante contient une molécule semblable à celle de l’aspirine.
- l’Eupatoire chanvrine (Eupatorium cannabinum) qui possède des feuilles opposées composées de 3 à 5 segments faisant penser à une feuille de Chanvre, et de petites fleurs roses en tube ;
- la Salicaire commune (Lythrum salicaria), qui possède une tige carrée, et de grandes fleurs à six pétales rouge carmin.
- la Mauve alcée (Malva alcea) est une grande mauve qui possèdent de belles fleurs roses et des feuilles supérieures profondément divisées.
- la Morelle douce-amère (Solanum dulcamara) est une espèce de plante grimpante, à feuilles composées de trois lobes. Les fleurs sont reconnaissables à leurs pétales violets à étamines jaunes. Les fruits sont des baies rouges très toxiques ; le nom de la plante provient de la double saveur des baies (à ne surtout pas goûter !).

Une végétation des vieux murs

Une espèce dite chasmophytique se développe à la faveur d’accumulation de terre présente dans les anfractuosités des roches. Les vieux murs ou ponts en pierre offrent un habitat favorable à ces espèces.
La Scolopendre officinale (Asplenium Scolopendrium), est également appelée Langue de cerf ou Langue de bœuf en référence à la forme de ses frondes (les feuilles chez les fougères). Cette fougère affectionne les milieux frais et humides. Elle profite ici des concavités de la pierre pour s’installer.

Un partenariat CD45/CBNBP pour améliorer et promouvoir la connaissance de la flore du département du Loiret

Dans le but de valoriser et de mieux prendre en compte la flore des sentiers de randonnées et plus largement celle du département, un partenariat s'est constitué entre le Conseil départemental du Loiret et la délégation Centre-Val de Loire du Conservatoire botanique national du Bassin parisien.
Ces deux structures travaillent depuis de nombreuses années en étroite collaboration afin d'allier entretien des routes et protection de la flore des emprises vertes, et plus récemment sur les sentiers de randonnée. L'objectif de ce dernier axe est, entre autres, de souligner auprès des promeneurs les richesses botaniques que recèlent les nombreux circuits qui parsèment le département.