
La Fondation Dubuffet se cache dans le contrebas d’une allée à deux pas des sentiers de randonnée. Seules les sculptures monumentales indiquent la présence du musée Jean Dubuffet. La sculpture principale, La Closerie Falbala, n’a rien de discret. C’est une forteresse noire et blanche, faite de résine et de béton. Elle s’étend sur 1600 mètres carré et s’élève jusqu’à dix mètres. Jean Dubuffet l’érige entre 1971 et 1973. Il veut en faire son refuge. « Un lieu qui invite à la réflexion et au silence ». Au centre de la forteresse, une sorte de bunker. Pas de fenêtre, 12 tonnes de résine au- dessus de nos têtes. On peut imaginer que cette atmosphère confinée invitait l’artiste aux réflexions les plus personnelles. C’est là que se situe le « cabinet logologique » où Jean Dubuffet profitait de la solitude. A côté de la Closerie, les anciens ateliers abritent un musée. Jean Dubuffet décide d’installer ses entrepôts à Périgny, sur d’anciens vergers. Et depuis des dizaines d’années, des personnages étranges vivent en ces lieux. Ce sont les sculptures d’un spectacle que Jean Dubuffet a créé, « Coucou Bazar ». La représentation durait 55 minutes et mettait en scène des automates et des comédiens déguisés en tenues aux traits rouges et noirs, la signature Dubuffet. En appuyant sur un bouton, toutes ces figures s’activent dans tous les sens. Plus loin, dans les salles, des tableaux simplement accrochés et des maquettes de projets monumentaux disposées sur le sol.