

Situé sur l’ile de Charentonneau, entre deux bras de la Marne, il tient son nom de l’ancien moulin à grain dont on connait l’existence dès l’an 1000 et qui a été incendié en 1883.
Il servait de guinguette dans les années 20 et a été peint par Cézanne en 1894. Reconstruit en 1991 la salle des fêtes peut être louée pour différentes occasions.
Le parc qui l’entoure sert de réserve naturelle pour de nombreuses espèces protégés. De l’autre côté de la rue, il est possible de voir les vestiges de l’Orangerie de l’ancien château démantelé dans les années 50.
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Paul Cézanne a peint une toile resté célèbre de l'ancien moulin vers 1894 . Le moulin a été détruit et reconstruit de 1991 à 1993. La nouvelle salle est disponible à la location comme salle des fêtes.
A la différence du pont de l’île Machefer à Saint-Maur-des-Fossés, à l’époque de Cézanne, le Moulin brûlé, un moulin détruit par le feu et l’une des découvertes récentes, était une attraction touristique.
De nombreux points de vue ont circulé sur des cartes postales, certains imaginant même les promeneurs du dimanche venant la visiter (et les pêcheurs tentant leur chance dans l’eau); la promenade le long de la rivière était alors et est maintenant d'un charme irrésistible. Mais la promenade, malgré son importance, n'est même pas suggérée dans le tableau.
Le bâtiment est isolé du contact, son seul lien naturel étant la nature qui l’entoure. Il ne reste plus que les connexions : pas le bâtiment, mais le petit pont au loin, à gauche du centre, qui reliait le moulin à l’île de Charentonneau sur la gauche et la passerelle à cadrage au premier plan offrant une passerelle à l'île. C’est la double existence du bâtiment, qui semble résulter de son reflet d'acier dans l'eau, qui suggère un motif transcendant la vision du touriste du dimanche, ainsi que le contraste de couleurs subtile entre la végétation verte et les couleurs chaudes du moulin. Je pense plutôt que le contraste était plus important. Dans ses couleurs, l'image est subtile et lumineuse, situant le moulin dans le contexte de sa teinte complémentaire. La partie verte n’est certes qu’un point de départ, mais les couleurs spécifiques choisies pour la pierre sont délicates, soigneusement modulées, voire astucieusement choisies : sable, rose, violet clair et bleu pâle. Ils ne brillent pas comme la surface de l'eau mais comme de la soie de taffetas.
Si Cézanne sentait à ce stade de sa peinture qu'il avait dit tout ce qu'il avait à dire, on serait tenté de l’accepter ; les verts fragmentaires y jouent simplement un rôle de soutien.