


L’aqueduc Gallo-Romain. Le Médicis. La Vanne/Le Belgrand.
L’aqueduc Gallo-Romain :
Le développement de Lutèce, oppidum des Parisii, durant la période gallo-romaine pose le problème de son alimentation en eau potable, la rive gauche de la Seine comportant peu de puits. A la fin du IIe siècle après JC, les ingénieurs romains imaginent une solution consistant à capter des sources situées sur le plateau de Longboyau, près de Wissous. L’eau sera acheminée vers le centre de Lutèce par un aqueduc de près de 15km, qui aboutira à proximité des thermes de Cluny, que l’on bâtit à la même époque. A la chute de l’empire romain, l’aqueduc n’est plus entretenu, et il a entièrement cessé de fonctionner au VIe siècle.
Le Médicis :
Le pont-aqueduc en pierre de taille, qui franchit la vallée au même endroit que son précurseur romain, mesure 379 mètres de long pour 24 mètres de haut. L’eau circule au sommet du pont, dans une galerie garnie de fenêtres que des volets en bois permettent de fermer par grand froid. L’aqueduc oblique ensuite vers le nord. Entre la place Denfert-Rochereau et Port-Royal, il arrive au château d’eau de l’Observatoire ("maison du Fontainier"). Il alimente le palais du Luxembourg et ses jeux d’eau, ainsi qu'une douzaine de fontaines publiques de la rive gauche (à partir de 1628), il alimente aussi des usagers payant une rente et des détournements sauvages. Après 1643, le jeune Louis XIV s’installe au Palais- Royal et l’aqueduc franchit également la Seine, engendrant deux fontaines supplémentaires sur la rive droite. Remarquez le regard n°14 du Médicis, rue J. Desbrosses, entre deux piliers de l’aqueduc de la Vanne. Les regards jalonnent en surface le parcours de l’aqueduc. Ce sont des édicules qui permettent un accès réservé à la galerie souterraine, via un escalier. L’aqueduc est coupé dans le quatorzième arrondissement au milieu du siècle lors des travaux d’Haussmann. En 1874, l’aqueduc de la Vanne, avec ses 20.000 m3 quotidiens, rend dérisoires les 960 m3 du Médicis. La portion de l’aqueduc Médicis située en banlieue est inscrite sur la liste complémentaire des monuments historiques.
Pour plus d'informations sur l'aqueduc et les regards vous pouvez vous référer au descriptif du parcours "L'aqueduc Médicis".
www.cirkwi.com/fr/circuit/233694-l-aqueduc-medicis
La Vanne/Le Belgrand :
L’aqueduc de la Vanne est alimenté par des sources à l’est de Sens et de l’Yonne. A ces sources, des eaux provenant de champs captants situés de long de l’Yonne, et des vals de Seine sur le territoire de La Grande- Paroisse, qui ont été reliés à l’aqueduc en 1936 et 1955 respectivement. Le parcours de l’aqueduc, jusqu’à Paris, s’effectue pour une grande partie dans des tranchés couvertes ou des conduites souterraines, mais aussi sur de nombreux ponts-siphons ou ponts-aqueducs.