

La ville de Bourg-Saint-Maurice a de tout temps été menacée par les torrents qui la traversent. L’un des premiers récits retrouvés date de l’an 163 : l’empereur Lucius Verus, conduisant une armée, fut arrêté aux portes du bourg à cause de l’impétuosité des torrents. Ne pouvant traverser cet obstacle, il fit construire une digue pour garantir la sécurité de la voie romaine. Le nom "Arbonne" apparaît vers le début du XVIIè siècle sous le vocable "torren d'Arbena" qui signifie rivière ou source blanche, écumeuse. Au XIVe siècle, les eaux du Nant Blanc, un de ses affluents, restent cachées pendant sept ans dans des cavités salifère et gypseuses. Un jour, la paroi montagneuse cède. L'énorme poche d'eau engloutit la plaine et forme un immense cône de déjection qui repousse le lit de l'Isère au pied du versant ubac.Les crues vont se succéder de 1579 à 2019 emportant ponts et passerelles. Divers travaux ont été réalisés : drainages des terrains, constructions de barrages et reboisements des berges.