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AÏORA - Laurent Martin
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AÏORA - Laurent Martin

Crédit : AA-MRN

Aiora - « balançoire » en grec - est le nom d’une fête athénienne, dédiée à Dionysos, qui célébrait à la fois la vie et la mort. Lors de cette fête également appelée « fête de la balançoire », des escarpolettes (planches en bois suspendues par des cordes) étaient attachées aux branches des arbres. Des poupées ou des jeunes filles y étaient balancées, au chant d’une complainte appelée la Chanson de l’Errante.

Dans ce scénario artistique, un arbre est étendu au sol, déraciné, mourant. Il annonce le début de nouvelles vies par sa décomposition. Des balançoires y sont suspendues, parfois par une seule corde, comme des fruits mûrs sur le point de tomber.

Dans la nature, tout élément vivant génère par sa dégénérescence le renouveau du biotope. L’arbre qu’il soit vivant ou mort est un symbole mythologique, celui de l’éternel recommencement. Au rythme des saisons, il est l’allégorie de la vie en perpétuelle révolution. La balançoire renforce l’idée du cycle, de la respiration, de l’enfance… En reprenant l’idée de la fête de l’Aiora, l’artiste questionne l’Homme sur ses capacités à s’extirper de la gravitation, à se renouveler, à se recycler, à se réinventer dans le monde contemporain dans lequel il ne peut plus ignorer sa nature en péril.

Infos techniques

2180 Chemin de la Bretèque
76230 Bois-Guillaume
Lat : 49.4909532Lng : 1.1038041
1 an

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