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LE VILLAGE DE CHEMERE

LE VILLAGE DE CHEMERE

Chéméré est mentionné pour la première fois dans une bulle du pape Alexandre III datant du 6 avril 1179, qui explique l’appartenance de l’église Saint-Jean-de-Chéméré aux moines de l’abbaye Saint-Serge d’Angers. Le nom de la commune apparaît sous la forme latine de Camarius. D’après Léon Maître, la traduction du mot latin camara signifie cour princière, qui a donné son nom au château de Princé.

Préhistoire
Le menhir de la Pierre Levée situé dans la forêt de Princé témoigne d’une présence humaine à cette période.

Antiquité / Moyen-Âge
Un cimetière mérovingien au lieu-dit du Brigandin est mentionné pour la première fois en 1880 dans un compte-rendu de la Société archéologique et historique de Nantes et de Loire-Atlantique. En 1967, lors d’une extraction de sable dans la carrière, vingt-trois tombes sont mis au jour. Deux ans plus tard, lors de travaux de terrassements, une dizaine de tombes sont également découverts à proximité du premier endroit. En 1988, des fouilles sont organisées par l’Association pour les Fouilles Archéologiques Nationales (AFAN), puis en 2008, par l’Institut National de Recherches Archéologiques Préventives (INRAP). Des bagues, des plaques-boucles, des épingles et des armes ont permis de dater ce cimetière aux VIe et VIIe siècles. La paroisse est fondée vers 1020 par Harscoët de Sainte-Croix, seigneur de Machecoul et de Retz. Une première église dédiée au saint Jean-Baptiste est construite. En 1041, un certain Glahiven donne ses droits ecclésiastiques à l’abbaye Saint-Serge d’Angers. Dès 1050, des moines de cette abbaye installent un prieuré à Chéméré. Vers 1080, la forêt du Princé est plantée ou agrandie par les seigneurs. En 1179, une bulle du pape Alexandre III confirme l’appartenance du prieuré à l’abbaye Saint-Serge d’Angers. Les sources écrites évoquent au XIVe siècle, un château fort situé dans la forêt, celui de Princé.

Période moderne
u début du XVIe siècle, le château perd sa vocation militaire et devient un pavillon de chasse pour les seigneurs. Avec l’arrivée de la famille italienne des Gondi, des influences de la Renaissance italienne s’exportent. Ils créent alors des jardins, sous forme d’îlots séparés par des fossés, que l’on appelle les îles enchantées. En 1651, Henri de Gondi achète le droit de chasse des religieux en forêt de Princé. Période contemporaine Lors des guerres de Vendée, l’église de Chéméré est brûlée. Un nouvel édifice est construit en 1805, toujours sous le patronage du saint Jean-Baptiste. En 1877, l’église étant trop petite et dite « de mauvaise construction », elle est rebâtie dans un style néogothique. Le clocher n’est édifié qu’en 1894.

Le 1er janvier 2016, la commune de Chéméré est rattachée à celle d’Arthon-en-Retz afin de former la nouvelle commune de Chaumes-en-Retz.

Dates marquantes de l’histoire de la commune :
VIe-VIIe siècles : cimetière mérovingien du Brigandin
1020 : fondation de la paroisse par Harscoët de Sainte-Croix de Machecoul
Vers 1050 : implantation d’un prieuré dépendant de l’abbaye Saint-Serge d’Angers
Vers 1080 : plantation ou agrandissement de la forêt de Princé
1651 : Henri de Gondi, duc de Retz, achète les droits de chasse des religieux sur la forêt de Princé
1794 : incendie de l’église lors des guerres de Vendée
1805 : construction d’un nouvel édifice
1877 : reconstruction de l’église

Source : shpr.fr

Signification du blason de Chéméré
D'argent à la croix alésée de gueules, cantonnée de quatre rencontres de bœuf de sable

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