

Monter jusqu’au refuge le plus haut du massif des Écrins s’apparente à une course en montagne, décrite ici comme de l’alpinisme. Depuis l’Aigle on découvre la vue extraordinaire et on s'avoure l’occasion de passer la nuit « en Meije ».
Cette longue montée franchissant tous les étages alpins est une belle découverte de la haute montagne. Savourez l’ambiance, le paysage et le fait de marcher sur les pas des pionniers de l’alpinisme de la fin du 19ième siècle. Sur le rocher de l'Aigle, son refuge éponyme vous attend, tout aussi mythique que les lieux. Initialement lieu de bivouac, l'Aigle fût construit en 1910, puis reconstruit à neuf en 2014.
Parc national des Écrins - 15/03/2026
www.ecrins-parcnational.fr/
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DIFFICULTÉ : F+ (35° en neige et II en rocher), longue course mixte (neige/rocher) avec quelques passages rocheux très faciles et bien balisés, vire Amieux équipée d'un câble, terrain glaciaire crevassé.
La montée au refuge de l'Aigle est longue et le dénivelé conséquent. Partir tôt pour avoir de la marge et ne pas trop souffrir de la chaleur. Jusqu'aux abords du col du Bec l'itinéraire suit un sentier bien balisé. Ensuite c'est le domaine de la haute montagne où il faut trouver l'itinéraire et progresser en sécurité (crampons, encordement). Après le câble de la vire Amieux, l'accès au glacier peut être plus ou moins délicat en fin d'été quand la montagne est sèche. Si vous arrivez tard au refuge, il est plus prudent d'y dormir (réservation obligatoire). Sans s'engager sur un des sommets de la Meije, il est possible de réaliser deux petites boucles sur glacier avant de redescendre dans la vallée : la Tête des Corridors 3734m ou le col du Serret du Savon 3571m.
SÉCURITÉ : "[Dans les descriptions vous trouverez des altitudes qui servent de repère pour se situer dans une pente, un versant.] Prenez-les avec une marge (~ +/- 30 mètres) surtout lorsque ces repères ne sont pas cotés ou référencés par IGN. En dernier ressort, c'est votre expérience qui vous aidera lorsque, au pied de cinq dièdres tous plus caractéristiques les uns que les autres, vous hésiterez, vous râlerez contre votre topo, ou encore le croquis d'un copain. Il paraît difficile de saisir la complexité d'un itinéraire, uniquement avec une description ou un tracé sur photo. Seul le triptyque description / tracés sur photos / carte IGN permet de se faire une idée d'ensemble.
Les conditions d'une voie, de la montagne changent et parfois la description peut différer de ce que vous rencontrerez. Laissez-vous guider. Ces descriptions ne sont pas vérité. Le flair remplace parfois tous les topos. Alors BONNE ROUTE avec ou sans plan du labyrinthe."
D'après l'ouvrage de Sébastien Constant (2007), "Voies normales et classiques des Ecrins", Editions Constant, L'argentière-la-Bessée, p.18.
En coeur de parc : Le Parc national est un territoire naturel, ouvert à tous, mais soumis à une réglementation qu’il est nécessaire de connaître pour préparer son séjour.
Lieu de départ : Villar-d’Arêne.
Lieu d'arrivée : Villar-d’Arêne.
Accès routier : De Villar-d'Arêne accessible par la D1091 depuis Le Bourg d'Oisans ou Briançon, prendre la petite route D207 en direction du Pied du Col, à la première intersection prendre à droite sur 850m jusqu'au parking du pont vieux ou des Brebis..
Parking conseillé : Parking du pont vieux ou des Brebis .
Difficile
Le début de la montée au refuge de l'Aigle suit un sentier bien tracé jusqu'au lieu-dit "l'Âne". Delà, le sentier est moins évident. Par des pentes de rocailles et les névés du glacier du Bec, il rejoint le col éponyme. L'ascension se poursuit alors par l'arête Nord du Bec de l'Homme puis rejoint le glacier du Tabuchet. Le refuge de l'Aigle n'est alors plus très loin.
La descente se fait par le même itinéraire.