Déjà inscrit ? Connectez-vous
de moovbike.fr
malpasset
malpasset
malpasset
malpasset

lac-barrage de Malpasset

Crédit : moovbike

itinéraire facile à faire en groupe. idéal pour commencer en vélo électrique et la découverte du site du barrage de Malpasset qui est hors du commun

16 km
2 h
max. 156 m
min. 46 m
336 m
-335 m

Profil altimétrique

Point de départ


83600 Les adrets-de-l'esterel
Lat : 43.5521Lng : 6.79487
0 m
1 an
image utilisateur
de moovbike.fr
/ 1 an / 0 m

MoovBike.fr location de vélo électrique, VTT électrique (rdv au lac de Saint-Cassien et livraison à domicile)

location de vélo électrique accessibles à tout le monde. jeune, senior,...Lire la suite

83600 Les Adrets-de-l'Estérel
Lat : 43.5523Lng : 6.79412
0 m
image utilisateur

1 informations complémentaires

histoire de malpasset

Au début de l'hiver 1959, les pluies torrentielles vinrent remplir pour la première fois le nouveau barrage de Malpasset, en amont de Fréjus, dans le sud de la France. Lorsque celui-ci cèda soudainement, le 2 décembre 1959 à 21h13, près de 50 millions de mètres cubes d'eau déferlèrent, ravageant campagnes et villages jusqu'à la mer. C'est la plus grande catastrophe de ce genre qui ait jamais touché la France.
Le plan ORSEC - plan d'organisation des secours - est immédiatement déclenché. Les militaires des bases locales ainsi que des hélicoptères de l'armée américaine basés dans les environs s'occupent de porter secours aux survivants, mais aussi de dégager les corps des victimes. Le général de Gaulle, président de la République, venu sur place quelques jours plus tard, découvre une zone totalement sinistrée. La catastrophe a fait 423 victimes
extrait du livre Les amants de Malpasset - à la recherche de l'or bleu.

Extraits du roman d'Annie Bruel
"les amants de Malpasset"
L’histoire du barrage de Malpasset commença en 1945, juste après la Libération, au moment où le peuple de la Provence d’alors, encore meurtri de ses divisions passées, avait besoin de projets fédérateurs pour reprendre courage et retrouver sa bonne humeur perdue.

Dans le département du Var, il est courant de dire que l’eau vaut de l’or, mais c’est beaucoup espérer puisque tout l’or du monde ne pourrait faire que la pluie tombe d’un ciel toujours bleu.

Le berger Joseph qu’on appelait Zé avait coutume de dire: on peut recouvrir tout mon jardin d’or fin, ce n’est pas ça qui fera pousser mes pommes d’amour.

Parce qu’il souhaitait mettre en oeuvre un projet qui tout en assurant sa réélection, enthousiasmerait les Provençaux, le maire de Fréjus et conseiller général d’alors lança l’idée de faire édifier un barrage destiné à l’irrigation des terres et à l’alimentation en eau de sa cité. Se souvenant bien à propos que les Romains, en leur temps, avaient construit à Mons un barrage sur la Siagnole pour alimenter l’antique Fréjus, se souvenant encore que l’eau acheminée par la roche taillée puis par des aqueducs dont les solides ruines, deux mille ans après, parsèment encore le pays, il en parlait ainsi: le barrage que je propose, clamait-il, contentera chacun d’entre nous. En tout premier lieu, nos agriculteurs, en leur assurant l’arrosage régulier de leurs magnifiques vergers de pêchers. En outre, ce barrage fera que les Fréjusiens ne subiront plus de restriction d’eau durant les mois d’été. Ce barrage, enfin, permettra de répondre favorablement toutes les demandes concernant l’activité touristique, activité florissante, un peu plus chaque année...

Bien que ce projet ne fît pas — le contraire eût été surprenant — l’unanimité politique, un géologue fut mandaté afin d’étudier la faisabilité d’un barrage dans la vallée au creux de laquelle coule — ou ne coule pas — un ruisseau nommé le Reyran. L’homme de science parcourut l’endroit en se contentant d’étudier la qualité et les particularités des roches qui le composaient. Son mandat ne l’obligeait sans doute pas à s’inquiéter du débit du ruisseau, sinon, il aurait certainement noté que, n’ayant pas de source propre, le Reyran n’était en somme qu’une goulotte d’évacuation des eaux de ruissellement, goulotte qui se faisait parfois torrent mais qui serait à sec trois mois sur douze.

Las, l’année suivante, le maire de Fréjus, initiateur du projet, ayant disparu de la scène politique, on ne parla plus guère de ce barrage dans les journaux. Lassés d’attendre, les agriculteurs de la basse vallée du Reyran se résolurent à prendre leur problème d’ irrigation en main et, à force de travaux, que ce soit par citernes, par forage ou par pompage, ils réussirent bientôt à subvenir à leurs besoins en eau. Les municipalités firent de même, si bien qu’ en 1950, lorsque le projet sembla reprendre forme, la plupart des Varois l’accueillirent avec impassibilité.

Dans les colonnes des journaux on en parlait comme d’un «serpent de mer», bête mythique qui apparaissait et disparaissait jadis au gré des saisons, ou bien comme d’un conte merveilleux dont on vous narre sans cesse le début mais dont on ne connaîtra jamais le dernier mot.

A son début, le Reyran court dans une douce vallée qui naît entre les villages de Saint-Paul et de Bagnolsen-Forêt, douce vallée qui, en ce temps-là, ondulait entre des collines dépouillées de leur verdure depuis qu’en 1943 un immense incendie avait ravagé la magnifique forêt qui les recouvrait. Le feu avait duré deux semaines et dévasté le pays de Vidauban à Mandelieu. Certains disaient que les Allemands l’avaient allumé afin de mieux combattre ceux des maquis. D’autres disaient en secret que, dans les forêts, les herbes que broutent les troupeaux poussent mieux lorsque le feu y est passé.

Dix ans après, quand commence cette histoire, les ronces, la bruyère et quelques chênes-lièges rabougris parsemaient chichement les versants tandis que, seules, les berges du Reyran avaient retrouvé leur parure d’aulnes, de bouleaux, de frênes et de peupliers.

Au lieu-dit Malpasset, les collines se resserrent, deviennent gorge et obligent le cours du Reyran à se faufiler entre leurs flancs chaotiques avant de le laisser filer droit vers le sud, vers la Vallée rose puis vers Fréjus.

Ce dimanche de juin 1952, l’excitation était à son comble autour du comptoir des Marronniers. Le Petit Niçois annonçait l’arrivée à Fréjus de l’ingénieur architecte chargé de construire le fameux ouvrage qui, disait-on déjà, serait le plus grand barrage d’Europe. Selon l’article, il n’existait personne de plus compétent et de plus grand mérite que cet homme qui avait à son palmarès l’édification d’un grand nombre de retenues d’eau réalisées dans le monde entier.

_Même en Chine, précisa Claude que l’Asie faisait rêver.

Celle de Malpasset, ajoutait-on, par sa conception audacieuse, serait la plus belle de toutes.

Louis lisait le journal à voix haute:

_ « ... le mur du barrage mesurera 60 mètres de haut, et 225 mètres de large au plus haut... il aura plus de 6 mètres d’épaisseur à la base et seulement 1,50 mètre à son sommet... 50 000 tonnes de béton seront nécessaires pour retenir 50 000 000 de tonnes d’eau! »

_ « Ce sera le barrage le plus mince du monde », assurait-on.

_Oh fan!

_ Coquin de Dieu, jamais un mur si mince ne retiendra toute l’eau d’un lac, affirma un maçon.

_ Mais si, lis donc, on te l’explique: « Le tracé en arc de la voûte fait que la pression de l’eau resserre les murs et que la voûte transmet aux berges les effets colossaux qu’elle reçoit... » Ce n’est pas l’épaisseur qui compte ! Vois le linteau de ta porte, sa petite voûte porte le mur tout entier !

En fait de vérifications devant être faites au cours du remplissage, Malpasset n’était soumis, selon la loi, qu’à quelques contrôles réalisés par le service départemental des Ponts et Chaussées. C’était tout ce qu’exigeaient, à cette époque, les textes concernant les retenues d’eau destinées à l’irrigation et, donc, dépendantes du ministère de l’Agriculture. En revanche, si Malpasset avait été un barrage hydroélectrique, il aurait été contraint à de fortes obligations, tout autant durant sa construction, qui aurait été suivie par une commission d’experts composée d’ingénieurs qualifiés,que durant sa mise en eau qui aurait été contrôlée selon un protocole pointilleux.

Cependant, les vérifications les plus importantes, celles qui permettraient la réception définitive de l’ouvrage, devaient se faire lorsque le barrage serait complètement rempli. La mise en eau complète étant empêchée par le procès intenté par la mine de Garrot, une seule vérification eut lieu au cours de l’été 1959, alors que le niveau était loin de la capacité maximale du bassin de retenue. Elle

Soyez le premier à commenter !

En poursuivant votre visite, vous acceptez l'utilisation de cookies permettant d'améliorer votre navigation. Pour en savoir plus, cliquez ici