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Dans les bois du Tracol

GR65 Saint-Jacques-de-Compostelle Genève - Le Puy

Crédit : Vincent Joffre

Sentier vers Saint-Jacques-de-Compostelle Genève - Le Puy. A la sortie de Genève, le pèlerin trace sa route à travers un paysage valloné de bocages offrant des vues sur les sommets enneigés du Jura. Le Rhône présente ensuite ses coteaux tapissés de vignobles et ses marais drainés cultivés de peupliers. Le climat y est si doux qu'on parle de "petite Provence de la Savoie". Après les collines verdoyantes du Bas-Dauphiné où l'horizon se pique de cimes montagneuses, le marcheur atteint les contreforts du massif du Pilat. Puis, vergers et vignobles cèdent le pas aux plateaux et pâturages. Tandis que l'on s'enfonce en Haute-Loire, l'empreinte volcanique prend peu à peu possession du paysage, grandes orgues basaltiques ou pitons volcaniques. Alentour la forêt enveloppe le randonneur de son manteau dense et accueillant. L'arrivée sur le Puy-en-Velay donne un avant-goût du but final galicien, car ici aussi, l'une des dernières étapes s'appelle "Montjoie".

Les étapes présentes ci-après ne sont que des propositions. 

80 km
360 h
max. 0 m
min. 0 m
1649 m
-2150 m

Profil altimétrique

Public : Randonneurs occasionnels
Thématique : Balade nature

Point de départ

Lat : 45.2481005Lng : 4.4657226
17 j

3 informations complémentaires

Départ

Genève

Arrivée

Le Puy-en-Velay

Ambiance

La via Gebennensis, un itinéraire de Saint-Jacques. Si une grande partie des pèlerins partait pour Saint-Jacques-de-Compostelle de Paris, Vézelais, Le Puy ou Arles, un certain nombre commençait leur pèlerrinage plus en amont, notamment de villes plus proche de leur lieu d'habitation. La route débutant à Genève fait partie de ces itinéraires rattachés à une voie principale (via podiensis ou via Tolosana), en traversant la Savoie et le Dauphiné pour rejoindre le Forez, le Velay ou la Provence. Mais rien n'empêche de lui donner un nom traditionneel la rattachant à l'histoire du pèlerinage, à savoir la via Gebennensis, du nom de son point de départ, Genève. Après tout, pourquoi ce chemin n'aurait-il pas lui aussi droit à son nom latin : soit le substantif via, suivi de l'adjectif relatif à sa ville de départ, Genève ? L'adjectif gebenennensis est d'ailleurs attesté dans les textes au Moyen-Age. En effet, la ville de Genève, riche d'un important passé religieux, mérite reconnaissance au même titre que d'autres. C'était une cité importante au Moyen-Age, d'une grande vitalité économique, de renommée internationale et siège d'un évêché, tout comme Tours, Limoges, Le Puy ou Arles. C'est donc à bon droit qu'elle peut donner son nom à un itinéraire de Saint-Jacques.