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Balade sur le Cap d'Erquy - Sentier des plages sauvages
Balade sur le Cap d'Erquy - Sentier des plages sauvages
Balade sur le Cap d'Erquy - Sentier des plages sauvages
Balade sur le Cap d'Erquy - Sentier des plages sauvages
Balade sur le Cap d'Erquy - Sentier des plages sauvages
Balade sur le Cap d'Erquy - Sentier des plages sauvages

Balade sur le Cap d'Erquy - Sentier des plages sauvages

Presque en limite est de la Baie de Saint-Brieuc, le Cap d'Erquy pointe vers le large ses rochers déchiquetés de grès rose. Les paysages constamment renouvelés s'organisent ici sur 3 km de front de mer, véritable mosaïque de milieux naturels où se succèdent harmonieusement plages, falaises, landes, dunes, boisements et marais. Sur les hauteurs des lacs bleus, le sentier propose de découvrir la fabuleuse aventure humaine qui s'est déroulée sur le site, un parcours sur les traces des anciens carriers surnommés «les sabots rapés».

Balisage : jaune

7.7 km
2 h 30 mn
max. 62 m
min. 11 m
92 m
-86 m

Point de départ

16 Rue de la Côté des Pâques
22430 Erquy
Lat : 48.6419Lng : -2.4634
0 m
image du poi
1

Départ : Aire de stationnement du Cap d'Erquy

Erquy
Lat : 48.6416Lng : -2.46375
0 m
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2

Le lac bleu

L'exploitation artisanale des carrières de la garenne d'Erquy commence à la fin du XVIIIe siècle avec la famille Le Doledec. Elle tire avec difficulté une pierre au grain fin, se prêtant à la taille, appelée "granit".
Les premières carrières sont ouvertes vers la fin du Premier Empire, alors que la garenne appartient à l'Etat français. ces carrières familiales sont exploitées par des maçons, originaires de Caroual.
La famille Cholet exploite la dangereuse carrière du Pendu, Pierre Dayot celle autour du rocher du Sémaphore, Jean Rault la carrière le Gentil et Doledec, celle du Petit Port.
En 1848, un entrepreneur de Saint-Servan, Claude Jouanne, obtient du préfet l'autorisation d'ouvrir la carrière du Maupas (aujourd'hui Lac bleu).

88 Rue du Port 22430 Erquy
Lat : 48.6371Lng : -2.47349
0 m
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3

Une vie rythmée par les carrières

Témoignage d'un ancien carrier : "les ouvriers pouvaient travailler jusqu'à 11 heures par jour, suivant la longueur de la journée, mais cela dépendait de la saison. En hiver, on commençait avec le jour et on finissait avec la nuit. En été, mes journées étaient plus longues et plus variées. A la saison des moissons, avant de partir à la carrière, je fauchais le champ d'un voisin, à la faux évidemment, et je terminais mon travail au retour de la carrière. cela me permettait de gagner plus d'argent car à l'époque, le salaire d'un ouvrier agricole était à peu près identique à celui d'un carrier. Je doublais donc le salaire de ma journée."

Erquy
Lat : 48.6372Lng : -2.47561
0 m
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4

L'organisation au sein de la carrière

A la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, les carrières employaient jusqu'à 200 ouvriers. L'activité au sein de la carrière s'organisait autour de différents corps de métiers : le contremaître, l'extracteur ou mineur, le coupeur de pierre, le tailleur de pierre, le manœuvre, le forgeron et l'apprenti.

6212 Rue du Port 22430 Erquy
Lat : 48.6373Lng : -2.47593
0 m
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5

Des marins carriers

De nombreuses familles d'Erquy vivaient de la grande pêche à la morue, vers Terre-Neuve puis "à Islande". A leur retour, à l'automne, les hommes allaient travailler dans les champs et dans les carrières comme manœuvres.
Erquy, une position littorale privilégiée : A partir de 1950-1960, la découverte des gisements de praires et de coquilles Saint-Jacques entraînent une nouvelle vocation de pêche artisanale. Erquy est aujourd'hui devenu le premier port de pêche à la coquille Saint-Jacques des Côtes d'Armor.

Erquy
Lat : 48.6375Lng : -2.47826
0 m
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6

L'extraction dans la falaise

L'extraction consistait à percer verticalement, tous les 20cm, la roche avec une barre à mine ou un chante-perce. Le trou, qui pouvait atteindre jusqu'à 1m de fond, était chargé de poudre noire. L'explosion entraînait de décrochement d'un bloc de roche.
La manutention était considérable : sorti à la main à l'aide de crics, de madriers ou d'une chèvre, le bloc de grès était ensuite déplacé sur des rondins en bois. Le plus souvent extrait en hauteur sur le front de taille, il fallait parfois une journée de travail à trois ouvriers pour le descendre sur le plat (le carreau), où il était possible ensuite de le faire rouler.

Erquy
Lat : 48.6376Lng : -2.47878
0 m
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7

Des conditions de travail difficiles

En plus des accidents fréquents, les ouvriers travaillaient dans un nuage de poussière sans savoir qu'ils risquaient la silicose (maladie pulmonaire due aux poussières de silice qui pénètrent dans les voies respiratoires puis se collent aux bronches et se transforment en ciment).
Les carriers étaient tous équipés de sabots cloutés pour limiter l'usure et protéger leurs pieds. Le bruit des sabots aux talons usés était reconnaissable lorsqu'ils descendaient de Tu Es Roc (rue des Terre-Neuvas)...

Unnamed Road 22430 Erquy
Lat : 48.6378Lng : -2.47975
0 m
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8

Le taillandier

Ce bâtiment, qui date probablement du XIXe siècle, abritait la forge de la carrière. Un ouvrier avait besoin de deux brouettes de burins par semaine pour assurer son travail. Aussi tous les deux jours environ, le tailleur également forgeron, reforgeait ses outils sur l'enclume. La forge comportait un foyer et un soufflet qui permettaient d'attiser le feu et ainsi d'augmenter la température du charbon. Le forgeron faisait rougir le fer qu'il tenait entre ses pinces pour ensuite le battre sur l'enclume avec différents marteaux. Il lui donnait la forme souhaitée au moyen d'une étampe. La pièce terminée, encore chaude, était trempée (chauffée rouge vif, puis plongée dans l'eau froide pour refroidir rapidement le fer et donc durcir la pièce forgée).

Unnamed Road 22430 Erquy
Lat : 48.6379Lng : -2.48036
0 m
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9

Les effileurs de grès

Un baquet de sable en guise d'établi.
Le demi-fût taillé en baquet et rempli de sable faisait office d'établi pour limiter la pénibilité du travail. Il permettait de caler le pavé pour mieux travailler et limiter le rebond en absorbant une partie du choc de l'outil sur la pierre.
Les salaires étaient très différents chez les tailleurs de pierre qui étaient payés à la tâche. Certains gagnaient deux fois plus que les autres, mais certains d'entre eux dépensaient plus que les autres. Un tailleur était payé 10 centimes le pavé (c'était le mieux rémunéré).

Erquy
Lat : 48.6381Lng : -2.48122
0 m
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10

L'exportation des pavés

En 1906, la production de pavés atteint environ 90 000 tonnes. On en compte 850 000 en 1910. Mais les pavés, taillés sur place, ne sont pas la seule production des carrières. S'y ajoutent aussi les moëllons, les bordures de trottoirs, les linteaux et montants pour portes et fenêtres. À cette époque, la main d’œuvre afflue de la Bretagne intérieure ainsi que de l'Italie, de l'Espagne, du Portugal. Cet essor démographique sans précédent impose la construction de logements ouvriers familiaux.

Erquy
Lat : 48.6382Lng : -2.48143
0 m
image du poi
11

Les déchets de taille

Aujourd'hui les techniques actuelles, avec l'usage de cliveuses, permettent d'obtenir un rendement élevé et beaucoup moins de déchets (20% de déchets aujourd'hui contre 80% autrefois).
Cependant, le travail de la pierre s'effectue encore de façon manuelle pour obtenir une belle finition (ou avec l'outil pneumatique).
L'activité des carrières fut à son apogée entre 1900 et 1927, puis la production s'affaiblit progressivement, victime de la concurrence et du manque de mécanisation.
Les carrières industrielles entraînent la fermeture de la carrière du Maupas (lacs bleus) en 1914 et de l'exploitation de la fosse Eyrand au début des années 1960.

Erquy
Lat : 48.6384Lng : -2.48242
0 m
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12

Le four à boulets

A l'ouest des carrières de grès rose d'Erquy, sur la Pointe des Trois Pierres domine un ancien four à boulets constitué de grès, de poudingues et granit de Languédias et construit en 1794. Celui-ci alimentait trois batteries disposées en contrebas et aujourd'hui complètement disparues. Ces boulets rougis étaient projetés sur les navires ennemis construits en bois à cette époque afin de les détruire par le feu. Cette technique consistait à protéger les navires poursuivis. Si vous vous placez devant la face qui présente une grande ouverture centrale au bas du bâtiment, celle-ci présente à gauche l'ouverture du cendrier qui sert à évacuer les cendres du feu. A droite se trouvent les ouvertures du foyer et du tirage d'air et le trou de sortie des boulets incandescents dans la gargoulette, creusée dans un socle de calvaire.

Erquy
Lat : 48.6387Lng : -2.48276
0 m
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13

L'abri du canot de sauvetage

Cet abri désaffecté de nos jours fut construit en 1935 par la Société Centrale de Sauvetage des Naufragés pour abriter le second canot de sauvetage d'Erquy dont le nom était : le "Vice-Amiral Courbet". Son emplacement fut choisi en raison en raison de la grande profondeur d'eau à peu de distance de la côte dans cette anse très abritée.
Jusqu'en 1966, le canot accomplit 42 missions, sans compter celles qu'il dut effectuer pendant la guerre 39-45 sur réquisition des Allemands. Le hangar qui l'abrite présente une architecture originale avec une voûte en béton percée de verres épais, imaginée par l'ingénieur Jean Gagey de l'Ecole centrale de Paris. Il est désaffecté depuis 1966.

Erquy
Lat : 48.642Lng : -2.48345
0 m
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14

Le corps de garde

En 1756, il existait trois postes de garde à Erquy : à La bouche, à Lanruen et ici-même, à la pointe d'Erquy. Sur ce site existait une batterie armée de deux canons, installée en 1747 pour défendre l'entrée du port et protéger les navires pris en chasse par des flottes ennemies ou par des Corsaires. Le bâtiment appelé corps de garde permettait d'abriter les hommes de la milice chargée de surveiller cette zone militaire stratégique et d'utiliser l'armement mis à leur disposition pour intervenir en cas de besoin. Vous pouvez distinguer le corps de garde avec son magasin à poudre. Au 18ème siècle, sous Louis XIV, des corps de garde, des batteries et des postes de guet furent ainsi aménagés tout le long de la côte bretonne. En 1734, cinquante corps de garde sont dénombrés entre la baie du Mont St Michel et celle de Morlaix. Des mâts de pavillon étaient montés près des plus élevés permettant de communiquer par signaux. L'alarme était également donnée par la fumée de jour et par des feux de nuit.

Erquy
Lat : 48.6395Lng : -2.48141
0 m
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15

Le Cap d'Erquy

Le cap d'Erquy est propriété du Département des Côtes d'Armor depuis 1980. Il a été acquis au titre de la politique des espaces naturels sensibles (171 ha) pour l'intérêt majeur de son patrimoine naturel, sa fragilité et les menaces d'altération présentes sur les lieux.
Le cap constitue l'une des avancées rocheuses de la côte de Penthièvre au nord-est du département des Côtes d'Armor. Avec le cap Fréhel, il est un des éléments naturel et paysager les plus remarquables du littoral de la côte nord de la Bretagne.
Si les landes et les falaises constituent l'essentiel des milieux naturels présents sur le cap Fréhel, le cap d'Erquy par sa topographie et la nature des substrats géologiques, est également constitué de dunes et de bas marais. L'ensemble constitue une mosaïque d'habitats naturels, dont certains sont d'une grande rareté à l'échelle régionale. Ces milieux abritent un grand nombre d'espèces remarquables d'intérêt patrimonial majeur à l'échelle régionale, nationale ou européenne.

Erquy
Lat : 48.6446Lng : -2.48712
0 m
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L'Azuré des Mouillères, un papillon au cycle original

L'azuré des Mouillères (protégé au niveau national) est un petit papillon à ailes bleues qui vole l'été dans les landes humides du cap d'Erquy.
Le cycle de ce papillon est unique et complexe. En effet, pour se reproduire et atteindre sa maturité, il a besoin de deux espèces hôtes : une plante, la Gentiane pneumonanthe et des fourmis du genre Myrmica.
Une fois fécondée, la femelle du papillon pond ses œufs sur la gentiane pneumonanthe. Les chenilles pénètrent ensuite dans la corolle et se nourrissent des ovaires. Après 3 semaines, elles tombent au sol où elles sont prises en charge par des fourmis rouges qui les confondent avec leur propres larves. Les chenilles sont ainsi nourries et dorlotées « aux frais de la reine ». Fin juin elles rejoignent des logettes superficielles, où elles muent en « chrysalide ». A la mi juillet, elles subissent alors de profondes transformations ...avant d'éclore et de prendre leur envol.

Erquy
Lat : 48.6453Lng : -2.48574
0 m
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17

Une mosaïque de refuges pour les oiseaux

Le relief détermine des crêtes sèches au sol très mince mais également des zones de replat, de cuvettes ou de vallons plus humides. C'est au creux de ces petites niches où l'eau est présente que se logent des bouquets de saules : les racines au frais et les branches vers la lumière. L'essence en présence est le saule roux, espèce très commune en Bretagne. La présence de ces bosquets, de quelques fourrés et pins épars, conjugués à des espaces plus ouverts tels que les landes, font du Cap d'Erquy un lieu d'une très grande richesse en peuplements d'oiseaux. Pour certaines espèces comme le Pipit farlouse et l'Alouette des champs, autrefois réparties dans toute la région, les landes littorales comme celle-ci sont devenues des habitats refuges et les principales zones de reproduction bretonnes, les zones agricoles ou les zones humides n'offrant souvent plus les conditions favorables pour leur survie.

Erquy
Lat : 48.6429Lng : -2.48594
0 m
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18

La formation des grès roses d'Erquy

Erquy forme avec Fréhel une série géologique de roche sédimentaire dépourvue de faune fossile. La couleur de la roche provient d'une oxyde de fer qui lors du dépôt des grains de sable s'est mélangé au ciment les unissant et donnant cette coloration si particulière. Cette superposition de roches de couleur et d'aspects différents s'est mise en place sous l'action de forces profondes (phénomènes tectoniques) qui ont entrainé la formation d'une chaîne de montagnes il y a 500 millions d'années. Cette chaîne s'est altérée progressivement et sous l'effet de l'érosion, des coulées de débris se sont formées (poudingue des Sévignés). Puis un régime torrentiel s'est installé transportant et accumulant les débris au pied des pentes. Enfin, les torrents ont laissé place à un réseau de rivières en tresses qui véhiculent des sédiments plus fins composés de silice et de feldspath. Ces sédiments formant des barres sableuses successives se sont déposés en couches superposées. Ainsi accumulées, ils se sont transformés par processus de cimentation naturelle, en une roche solide : le grès de Fréhel.

Erquy
Lat : 48.6448Lng : -2.48622
0 m
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19

Landes

Sur des sols acides et pauvres, engendrés par la nature siliceuse des grès, la partie du Cap située à l'Ouest du vallon du Lourthuais est couverte d'une végétation de landes. Ces landes littorales de grande surface sont rares, même en Bretagne. Elles constituent une grande richesse écologique car elles représentent les derniers milieux naturels bretons encore peu modifiés par l'homme.
Dans ce milieu, les conditions de vie très rudes déterminent une grande variété d'associations de plantes caractéristiques. Dans le paysage, cela se traduit par une mosaïque de teintes différentes qui évolue au fil des saisons : le jaune des ajoncs d'Europe en avril-mai et de l'ajonc le Gall à la fin de l'été, le violet de la bruyère cendrée en juin, le vert clair de la molinie en juillet, tâchée de rose pâle des bruyères à quatre angles...

Erquy
Lat : 48.6437Lng : -2.48126
0 m
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20

La fontaine et le lavoir

A cet endroit, vous pourrez découvrir la Fontaine de dévotion Notre-Dame-des-Bruyères-des-Coteaux-et-des-Bois dite fontaine de Lourtuais, ouvrage en moellons de ciment et de grès, dont l'origine est antérieur à 1785. La source était réputée pour ne jamais tarir. Ainsi, lors de la sécheresse de l'été 1976, tout le village de Tu Es Roc venait s'y approvisionner.
Le lavoir du Lourtuais, situé à proximité, était alimenté en eau par la fontaine grâce à une rigole. Autrefois, les femmes de Tu Es Roc y venaient pour laver leur linge bouilli aux cendres. Le linge étendu sur les fougères était séché rapidement par le vent du large.

Au pied du lavoir, une mare a été dégagée et recreusée pour favoriser la reproduction des amphibiens sur le site départemental.Plusieurs espèces s'y sont installées comme la Grenouille verte, le Triton marbré, le Triton palmé ou encore la Salamandre.

Erquy
Lat : 48.6425Lng : -2.47596
0 m
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21

Le roulage de fougères, une méthode alternative

Le développement de la fougère sur les espaces naturels est une problématique importante pour les gestionnaires de sites.
En effet, son système de rhizomes (90 % de la plante) lui permet d'exercer une forte concurrence pour l'eau et les nutriments vis à vis des autres plantes. La fougère occasionne une fermeture des paysages accompagnée d'une diminution de biodiversité végétale et animale. Une fois installée, elle est difficile à éliminer.
Le roulage de fougère est une méthode alternative qui agit indirectement sur les rhizomes et du même coup sur la capacité de régénération de la plante.
La technique consiste à tracter un rouleau qui brise la fougère. La fougère est cassée et non coupée afin d'empêcher le retour de la sève. Les rhizomes finissent par s'épuiser. Une fois au sol, cette dernière va sécher et mourir, laissant place à la molinie ou d'autres espèces typiques des landes humides.
Un deuxième passage est effectué environ 1 mois plus tard.
Cette opération est renouvelée pendant 3 à 5 ans selon le milieu afin de permettre un meilleur résultat. La plante s'affaiblit progressivement et permet aux autres plantes de devenir compétitives

Erquy
Lat : 48.6448Lng : -2.47479
0 m
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22

Le pâturage extensif

Sur le plateau, des habitats naturels dynamiques comme les dunes et les landes nécessitent une gestion par pâturage pour maintenir un état de conservation favorable. Un pâturage ovin shetland a ainsi été mis en place en 2004.
L’objectif de cette gestion pastorale consiste à maintenir des stades de végétation bas et diversifiés.
Le choix du mouton a été retenu en priorité car il s'agit d'une espèce capable de pâturer des milieux secs, de s'adapter finement à la pression de pâturage souhaitée et d'être facilement déplacé d'un site à l'autre.
Depuis 2012, et après une expérimentation réalisée sur 6 ans et menée en régie par le Département, l'ensemble du troupeau ovin a été confié à un exploitant agricole pour la gestion du site. Dorénavant, les animaux passent l'hiver en bergerie et reviennent sur les sites naturels au printemps, en été et à l'automne.

Erquy
Lat : 48.646Lng : -2.47078
0 m
image du poi
23

Fréhel et le rocher Saint-Michel

Au détour du chemin qui longe la côte, le regard est soudain irrésistiblement attiré par ce grand bout de terre qui s'avance au loin dans la mer : c'est le Cap Fréhel. Sur ce vaste plateau de grès culminant à 70 mètres au-dessus de la mer pointe vers le ciel son phare haut de 93 mètres. Le Cap Fréhel constitue le plus vaste ensemble littoral des Côtes françaises. Plus près de nous, les contours d'un îlôt par mer haute se détachent de l'horizon. Sur ce rocher de grès rose, une chapelle surmontée d'un clocheton et d'une statue en fonte de St-Michel surplombe la mer et le sillon qui le relie à la terre. Cet édifice en grès d'Erquy a été construit au 13ème siècle par l'abbaye cistercienne de St-Aubin-des-Bois. Avant la Révolution, les moines y célébraient la messe une fois par an, à la Saint-Michel, le 29 septembre.

Erquy
Lat : 48.6475Lng : -2.46247
0 m
image du poi
24

Les boisements de pins

Avec les pratiques culturales traditionnelles, le cap d'Erquy se composait initialement de deux grands types de milieux : les landes et les dunes.
L'introduction de pins au début du siècle et l'essaimage naturel des graines à favoriser le développement des résineux jusqu'à la mer couvrant aujourd'hui les 2/3 des formations de landes et de dunes.
La mise en place d'une gestion différenciée des boisements sur le cap d'Erquy doit permettre de maintenir des végétations de landes à bruyères en sous étage, tout en préservant des arbres ayant un intérêt sur le plan paysager, voire sylvicole.

Erquy
Lat : 48.648Lng : -2.4572
0 m

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