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LE PLATEAU SOISSONNAIS, PAYSAGE REFUGE DES POILUS : Le début de la guerre de tranchées

LE PLATEAU SOISSONNAIS, PAYSAGE REFUGE DES POILUS : Le début de la guerre de tranchées
LE PLATEAU SOISSONNAIS, PAYSAGE REFUGE DES POILUS : Le début de la guerre de tranchées
LE PLATEAU SOISSONNAIS, PAYSAGE REFUGE DES POILUS : Le début de la guerre de tranchées
LE PLATEAU SOISSONNAIS, PAYSAGE REFUGE DES POILUS : Le début de la guerre de tranchées

Description

À l’ouest de Soissons, le large plateau dominant la vallée de l’Aisne a vu l'établissement des premières tranchées de la guerre. Le 12 septembre 1914, l’effort français orienté sur la Marne s’arrête sur les rives de | l’Aisne. Dominant la rivière au nord, les Allemands décident de s’enterrer et d’attendre l’ennemi.
Le plateau offre, en effet, une large visibilité et dispose d’une extraordinaire richesse: les anciennes carrières de pierre souterraines. Sur parfois des dizaines d’hectares, d’immenses galeries peuvent accueillir cantonnements, postes de commandement, cuisines et infirmeries. En surface, les hommes sont contraints à s’enterrer, bien décidés à ne plus laisser le moindre mètre carré à l’ennemi. Devant ce coup d’arrêt, chacun des adversaires va essayer de contourner l’autre, c’est la «course à la mer».

À partir du plateau soissonnais, une série d’attaques va progressivement amener les armées à la mer du Nord, dessinant une ligne de front de plus de 700 kilomètres jusqu’à la fron¬tière suisse. De simples trous sont creusés pour se protéger. Puis les premières tranchées vont progressivement être aménagées. Elles sont
reliées entre elles par des boyaux d’accès plus sophistiqués et protégées par des réseaux de barbelés. En première ligne, les adversaires ne sont séparés que par quelques dizaines de mètres, parfois moins. La guerre change de visage: le mouvement laisse place à une quasi- immobilité. Avec l’arrivée de l’hiver et après de lourdes pertes, de chaque côté on s’accommode de cette vie dans les tranchées.


LES PREMIÈRES TRANCHÉES

Les premières lignes stabilisées et renforcées, il faut cependant conti¬nuer à harceler l’ennemi. Les coups de main lancés à travers le no man’s land sont meurtriers. On n’hésite pas alors à creuser le sous-sol pour y loger des galeries de mines qui, une fois bourrées d’explosif, devront faire sauter les tranchées adverses.
Sur le plateau et dans le bois Saint-Mard, près du village de Tracy- le-Mont, on creuse des tunnels de part et d’autre, et un beau jour de juin 1915, des mineurs allemands pénètrent par inadvertance dans une galerie de mine française. Les combats souterrains continuent à la grenade jusqu’à ce qu’on décide de faire exploser la mine. La butte des zouaves demeure le seul vestige de cette explosion qui ensevelit vivants plusieurs soldats français.
Afin de détourner les forces allemandes de l’offensive principale qui a lieu en Artois au printemps 1915, on permet à un nouveau général, Robert Nivelle, de lancer sa propre offensive sur le plateau près de la ferme de Quennevières. Artilleur de formation, il expérimente ici pour la première fois le pilonnage systématique et continu des lignes ennemies pour préparer l’assaut. Malgré le sacrifice des troupes de zouaves et de tirailleurs, la bataille de Quennevières fut un échec, qui devait en annoncer bien d’autres.

Devenu plus calme, le secteur fut utilisé ensuite comme zone d’expérimentation pour l’émission de gaz de combat, envoyé depuis les lignes françaises à partir de bouteilles et disséminé par la force du vent. Les vents contraires et l’explosion des bouteilles tueront autant de soldats français que d’allemands! Côté français, on se réfugie aussi dans les carrières, comme vers l’ancienne ferme de Confrécourt où l’on aménage un vaste hôpital militaire. Juste à côté, le 1er régiment de zouaves s’approprie une carrière en la décorant de nombreuses sculptures. Malgré l’humidité et la vermine, les soldats, qui se nomment désormais entre eux « les Poilus », peuvent s’y reposer et prier autour d’une chapelle taillée dans la pierre, ou encore lire et écrire, en attendant de repartir aux combats. Là-haut dans la boue et le fracas des armes, les uniformes sont vite usés et il n’y a pas encore de casque pour se protéger des projec¬tiles. Au hameau de Vingré, six soldats sont fusillés afin de montrer l’exemple à des soldats déboussolés par une guerre de tranchées pour laquelle ils n’étaient pas préparés.


LA JUSTICE MILITAIRE

La retraite de 1914 et le début de la guerre de tranchées créèrent un climat propre à réprimer les moindres écarts de discipline. Il y eut beaucoup plus de fusillés en 1914 que durant tout le reste de la guerre! Sur près de 600 soldats français fusillés, près de 80% le furent entre septembre 1914 et juin 1915. Durant cette période, la justice militaire est expéditive grâce aux conseils de guerre spéciaux. Le droit de grâce est alors suspendu. On condamne à mort surtout pour abandon de poste ou mutilation volontaire, parfois même sans preuves. La brutalité des tribunaux militaires français durant la Grande Guerre fut immortalisée dans le film de Stanley Kubrick Les Sentiers de la gloire (1957).

Comme pour les «Martyrs de Vingré» (voir ci- contre), plusieurs cas furent réexaminés après la guerre afin de réhabiliter ces soldats à qui on refusa les honneurs des combattants morts pour la France. L’ouverture progressive des archives de la justice mili¬taire ont permis de mieux comprendre les conditions d’exécution de certains d’entre eux. Cent ans après, la question de la réhabilitation des fusillés suscite encore de vifs débats que va tenter de trancher une Commission du centenaire. Affaire à suivre...


Informations techniques

Camping-car
Difficulté
Très facile
Dist.
64 km
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Profil altimétrique

Point de départ

02290   Fontenoy
Lat : 49.40731Lng : 3.19798

Points d'intérêt

Informations complémentaires

COUP DOUBLE POUR UN SNIPER ALLEMAND

On les croyait bien au chaud à l’arrière, mais de nombreux généraux vont payer un lourd tribut durant la Grande Guerre. 41 généraux sont morts durant ia guerre, dont le général de Grandmaison qui meurt prés de Soissons le 18 février 1915. Dans une tranchée de Nouvron, le géné¬ral Maunoury, héros de la Marne à la tête de la 6e armée, est gravement blessé d’une balle à la tête tirée par un sniper allemand, le 11 mars 1915, au moment où il met l’œil dans l’ouverture d’un créneau de tir d’une tranchée. Cette blessure le laissera aveugle jusqu’à sa mort. Le projectile ricocha ensuite pour blesser gravement le général de Villaret qui se trouvait à ses côtés: un bien curieux coup du sort pour celui qui avait permis la condamnation à mort des fusillés de Vingré !

FUSILLÉS POUR L’EXEMPLE

La tragédie de Vingré débute le 27 novembre 1914 vers 17 heures. Alors qu’ils prenaient leur repas dans une tranchée en première ligne après un violent bombardement, les hommes du 298e régiment d’infanterie de Roanne furent surpris par une attaque allemande. Dans la confusion de la mêlée, 24 soldats français parvinrent à fausser compagnie à l’ennemi. A l’issue d’une méprise terrible, ces soldats furent plus tard accusés de désertion et d’abandon de poste devant l’ennemi. À titre «d’exemple», six d’entre eux furent choisis pour être fusillés le 4 décembre 1914: les soldats Floch, Durantet, Blanchard, Gay, Pettelet et Quinault.

Ce dernier écrit à sa femme: «Je t’écris mes dernières nouvelles. C’est fini pour moi. J’ai pas le courage. Il nous est arrivé une histoire dans la compagnie. Nous sommes passés 24 au conseil de guerre. Nous sommes 6 condamnés à mort. Moi, je suis dans les 6 et je ne suis pas plus coupable que les camarades, mais notre vie est sacrifiée pour les autres. Dernier adieu, chère petite femme. C'est fini pour moi. Dernière lettre de moi, décédé pour un motif dont je ne sais pas bien la raison. Les officiers ont tous les torts et c’est nous qui sommes condamnés à payer pour eux. Jamais j’aurais cru finir mes jours à Vingré et surtout d’être fusillé pour si peu de chose et n’être pas coupable».

Auteur de la donnée

Image Ben Milan
proposé par Ben Milan

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Nous n'avons pas d'information sur la difficulté de ce circuit. Il se pourrait que vous ayez quelques surprises en chemin. Avant de partir, n'hésitez pas à vous informer un peu plus et à prendre toutes les précautions nécessaires. Bonne balade ! 🌳🥾