



Au fil des rues étroites bordées de maisons à pans de bois, revit l’histoire de jeunes personnages plein de verve et de panache. Avec un peu d’imagination, accompagnez-les à travers Casteljaloux et ses environs boisés...
Le rebord oriental du plateau sableux, mieux drainé que le reste de la lande, se couvrit de bois avant le 18ème siècle. Futaies de pins et basses forêts de chêne-liège se nommaient en gascon pignadas et surrèdes. Beaucoup d’activités en vivaient : forges et verreries, coupe de bois pour la marine, et surtout productions de résine et de liège. Des fabriques prospérèrent autour du raffinage et de la découpe de bouchons. Les gemmeurs, toutes les semaines de février à Toussaint, piquaient les pins avec leur hapchot. Ils faisaient, en fin de mois, l’amasse des pots. La résine recueillie était destinée à l’élaboration d’essence de térébenthine. Il ne reste plus aujourd’hui que quelques témoins de ce passé.