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A la découverte du village minier du Bois-du-Luc
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A la découverte du village minier du Bois-du-Luc

A la découverte du village minier du Bois-du-Luc

Crédit : Utopix-Vhello

L’épopée industrielle et trois cents ans d’intense activité charbonnière ont marqué le paysage et la mémoire de Bois-du-Luc, là où la société des charbonnages, fondée en 1685, élabora un modèle de société unique en Europe. Les anciens lieux de travail dialoguent avec les lieux de vie qui se dévoilent avec les Carrés, la maison du Directeur, l’hôpital, l’hospice, l’église, la salle des fêtes, le parc et le kiosque. Cet ensemble exceptionnel né de la fusion vie privée – vie professionnelle, vous invite à partager la vie des femmes, des hommes et des enfants qui ont sculpté Bois-du-Luc.
Cet itinéraire d’environ cinq kilomètres vous emmènera, au départ de l’Ecomusée régional du Centre, à la découverte du passé industriel de Bois-du-Luc. N’hésitez pas à visiter l’Ecomusée ainsi que le musée de la mine. Ces deux sites vous permettront d’approfondir votre découverte du riche patrimoine de la région.

Itinéraire :

Au départ de l’Ecomusée régional du Centre, prenez à gauche sur la rue Saint-Emmanuel. Continuez tout droit, passez le carrefour vers la rue St-Amand, dirigez-vous tout droit puis prenez la 2ème à gauche, ruelle St-Amand. En sortant de la ruelle, tournez à droite pour remonter la rue de la Jobrette, ensuite 2ème à droite, rue Scailquin. Au bout de la rue prenez à droite, rue du Vent de Bise puis à gauche rue St-Charles. Après l’église Sainte-Barbe tournez à gauche rue du Quinconce puis, un peu plus loin, prenez à droite rue de l’Hospice. Ensuite prenez la 2ème rue, rue de la Gripagne puis encore à droite, rue de la Barette. Au premier carrefour prenez à droite, rue St-Patrice puis tout de suite à gauche. Continuez la route, passez l’air de jeu puis prenez à droite, rue Sainte-Barbe. Prenez ensuite la 2ème à gauche, rue du Nord (juste après le kiosque). Pour finir, continuez tout droit sur la rue du Midi, passez la salle des fêtes Adamo (au carrefour sur votre gauche), allez jusqu’au bout de la rue et tournez à gauche. Vous êtes de retour au point de départ.

Curiosités :

1) Le Site Charbonnier du Bois-du-Luc :

Le siège St-Emmanuel est composé de structures construites entre le 2ème tiers du 19ème siècle et le premier tiers du 20ème. Cet ensemble, alliant style néo-classique et éclectique, comprend bureaux et ateliers. On accède à la cour des ateliers par une porte à guillotine en acier flanquée de tours à trois niveaux. Le siège fut implanté en cet endroit par la Société de Bois-du-Luc vers 1835. Créée en 1685, la Société du Grand Conduit et du Charbonnage de Houdeng avait pris le nom de Société civile charbonnière de Bois-du-Luc en 1807. Constituée en société anonyme en 1936, elle cessa ses activités en 1973. Géré en majeure partie par l’Ecomusée régional du Centre (créé en 1983), le complexe industriel fut restauré de 1981 à 1985 et témoigne depuis de la vie d’un charbonnage de nos régions (classement en 1996). Le Musée de la Mine est également établi sur le site. On trouve encore à proximité l’ancienne maison directoriale (1844), l’église Sainte-Barbe (1904), l’hospice (1861) et l’hôpital (1909). Le tout est dominé par des terrils boisés.

2) Les Carrés du Bois-du-Luc :

Les premières maisons des Carrés ont été construites en 1838 près de la fosse Saint-Emmanuel. La cité fut achevée en 1853, totalisant plus de 162 maisons réparties en quatre « carrés ». Les bureaux, magasins et ateliers divers furent transférés à proximité en 1854. A l’intérieur de chaque bloc, l’espace laissé libre est divisé en jardins individuels. Au cœur des carrés, on trouve les bâtiments plus imposants : l’épicerie et la cantine, continuée par la salle des fêtes. Les maisons ont été restaurées il y a quelques années pour en faire des logements sociaux.

3) La Maison du Directeur :

Une maison de direction (aussi appelée « maison sociale » ou « maison du gérant ») fut construite en 1844, entre la cour des ateliers et la fosse Saint-Emmanuel, face aux Carrés. La rue du Midi, précédant la grille d’entrée et bordée d’arbres, joue un peu le rôle d’une allée accentuant l’aspect autoritaire du bâtiment. Grâce à cet emplacement stratégique, le directeur était ainsi à même d’exercer une surveillance sur l’ensemble de sa société : fosse, ateliers et cité ouvrière. A l’origine, la maison était presque carrée. La façade est surmontée d’un fronton triangulaire, répondant en écho à la cantine et à l’épicerie également surmontée de pareils frontons. Un parc, agrémenté d’un petit kiosque, entoure le bâtiment. Au fil des ans, de multiples annexes complétèrent, avec plus ou moins de bonheur, le « château ». Les directeurs du charbonnage y résidèrent successivement jusqu’en 1916 , date à laquelle ils déménagèrent vers une luxueuse maison de direction, située rue de l’hospice, dans un cadre rural, loin du bruit et de la poussière. Ce bâtiment est aujourd’hui propriété privée. Patrimoine de la ville de La Louvière, il est devenu la Maison Sociale qui abrite le Service insertion socioprofessionnelle du CPAS de La Louvière.

4) La Fosse St-Emmanuel :

Les deux puits de la fosse Saint-Emmanuel furent creusés entre 1838 et 1843, l’un pour l’extraction (-558m), l’autre pour les pompes d’exhaure et les échelles d’accès aux galeries souterraines (-420m). Les bâtiments témoignent d’une architecture néoclassique : baie à voussure plein cintre, pilastres carrés à chapiteau toscan, triangles constitués par les toitures,… Au début du 20ème siècle, une lampisterie et des bains douches furent construits entre les deux bâtiments. Vers 1905, un nouveau bâtiment fut ajouté pour abriter une sous-station électrique, un compresseur et un ventilateur pour aérer les galeries. En 1913, un châssis à molettes perça le bâtiment d’extraction. Dans le cadre du plan établi par la Communauté européenne du Charbon et de l’Acier (CECA), la fosse Saint-Emmanuel ferma le 31 décembre 1959. Seule la nécessité de poursuivre le pompage des eaux (exhaure) jusqu’au terme de l’exploitation de la fosse du Quesnoy à Trivières sauva les bâtiments de la destruction. En 1979, grâce à l’action du Centre hennuyer d’Archéologie industrielle, le site industriel de Bois-du-Luc fut racheté par l’Etat. Entre 1981 et 1983, la Région Wallonne en assura la restauration extérieure. Depuis 1999, grâce aux moyens financiers européens de l’Objectif 1, l’Ecomusée régional du Centre y présente le son et lumière de son parcours spectacle « Entre Homme et Machines ».

5) La Fosse St-Amand :

La fosse St-Amand, creusée en 1827 à l’extrémité occidentale du Bois-du-Luc, fut fermée en 1914. Son terril a disparu entre 1960 et 1963.

6) La Fosse St-Charles :

Située au nord-ouest des carrés, au-delà du Thiriau-du-Luc, la fosse St-Charles fut ouverte en 1820-1821. Elle fut fermée en 1889.

7) L’Église Sainte-Barbe :

Vouée au culte de Sainte Barbe, patronne des mineurs, l’église du Bois-du-Luc fut consacrée en décembre 1905. De style néo-gothique, elle se compose d’une nef centrale, de deux collatéraux et d’un chevet polygonal.

8) L’Hôpital du Bois-du-Luc :

Grâce à un legs fait en 1867 par Madame Reuter-Plunkett et à l’intervention de la Société pour la fourniture du terrain, l’hôpital fut construit en 1909. Désaffecté en 1974, il abrite aujourd’hui le Centre pour personnes handicapées « Les Godets ».

9) L’Hospice Plunkett de Rathmore :

Construit grâce à un legs du baron Goswin Plunkett de Rathmore, le bâtiment était destiné aux vieux ouvriers, infirmes et veuves d’ouvriers des charbonnages de Bois-du-Luc. Il fut inauguré en 1861. Dessiné par l’architecte Liévin Félicien Poly, l’édifice est conçu sur un plan en U orienté au nord-est et occupe sur quatre niveaux une surface au sol de près de mille mètres carrés. Il fut fermé en 1972. L’ancien hospice Plunkett de Rathmore fut ensuite réaffecté pour devenir, à partir de 1977, le siège des Archives de la Ville de La Louvière. Les archives du C.P.A.S. de La Louvière y sont également conservées.

10) Le parc et le kiosque du Quinconce :

Inauguré en 1866 et réaménagé en 1985, le parc du Quinconce est implanté au cœur de la cité industrielle. Un kiosque à musique polygonal fut construit au début du 20ème siècle. Notamment remarquable pour sa spécificité décorative, il présente sur un socle métallique une colonnade en fonte reliée par un garde-corps décoré de lyres et de motifs géométriques. Une toiture de bois soulignée de supports ajourés surmonte l’ensemble. Ce lieu de convivialité spontanée par excellence accueillait régulièrement jusqu’en 1940 la société de fanfare Sainte-Barbe (fondée en 1853).

11) La salle des fêtes :

C'est en 1854 que fut construite la première salle des fêtes du Bois-du-Luc. De forme octogonale, elle est située à l'arrière de la cantine, à l'angle des rues du Nord et du Levant. Le 4 décembre 1923, le prince Léopold (futur Léopold III) inaugura une nouvelle salle des fêtes, remplaçant celle de 1854. Pouvant accueillir 1000 personnes, celle-ci est dotée d'une grande scène avec fosse d'orchestre et d'un balcon en U On y organisait concerts, pièces de théâtre, opérettes, séances cinématographiques ou expositions florales.
C'est également dans cette salle que le directeur des charbonnages recevait son personnel pour fêter Sainte-barbe, le 4 décembre. Aujourd'hui superbement restaurée, la salle des fêtes du Bois-du-Luc, que nous appelons Salle ADAMO, est destinée à devenir un espace majeur de la vie culturelle louvièroise. Le jeudi 18 avril 2002, la salle des fêtes du Bois-du-Luc a été baptisée Salle " ADAMO" en souvenir des premiers pas du Chanteur dans notre région.

12) La Fosse du Bois :

Cette fosse fut ouverte en 1763 dans la partie sud du Bois-du-Luc. Elle constitua longtemps un des fleurons de la Société. La fosse du Bois fut fermée en 1913, les puits comblés et les bâtiments démolis en 1916.


Blegny-Mine, Le Bois du Cazier, Bois-du-Luc et le Grand-Hornu, quatre sites miniers de Wallonie qui ont été inscrits sur la liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO lors de la 36e session tenue à Saint-Pétersbourg en juillet 2012.

4.6 km
1 h 30 mn
max. 115 m
min. 78 m
43 m
-43 m

Profil altimétrique

Styles : BaladeDécouverte
Public : Famille
Thématiques : PatrimoineGrand sitesHistorique

Point de départ

14 Saint-Emmanuel
7110 La Louvière
Lat : 50.47083Lng : 4.1492
1 an