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Yvoir: Forêt domaniale de Tricointe et basse vallée du Bocq

Yvoir: Forêt domaniale de Tricointe et basse vallée du Bocq

Description

Cette balade vous conduira d'abord du centre superbement rénové d'Yvoir, une localité typique de la Haute-Meuse, au coeur de la forêt domaniale de Tricointe, sur un plateau dominant les vallées de la Meuse et du Bocq. De là, vous plongerez vers la basse vallée du Bocq que l'on traverse au hameau de Bauche avant de remonter à travers bois vers le village d'Evrehailles. De cet ancien village de crêtes, nous descendrons une nouvelle fois vers la vallée du Bocq en passant par les hameaux de Fumy et de la Gayolle. On peut y admirer quelques témoins du passé industriel de la vallée: une scierie de marbre y est toujours en activité dans des bâtiments qui servirent de maka (forge ancienne) jusque dans le courant du 19ème siècle. Une nouvelle montée à travers bois par un très ancien chemin vicinal nous ramène au hameau de Tricointe d'où nous redescendrons vers Yvoir, en admirant au passage le panorama depuis la Statue de ND de Bonne Garde...
Vous l'aurez compris: c'est une balade assez sportive de par ses forts dénivelés (approximativement un total de plus de 500 mètres de dénivelés positifs !)
Ce tracé correspond à la promenade n°2 balisée par le Syndicat d'Initiative d'Yvoir (balise: rectangle jaune n°1). La carte IGN qui en reprend le tracé est notamment en vente au service Tourisme de la Commune (plus d'information: tourisme.yvoir.be/ )

Informations techniques

Marche
Difficulté
Non renseignée
Dist.
24 km
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Profil altimétrique

Point de départ

5530   Yvoir
Lat : 50.3260587Lng : 4.8774685

Étapes

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1

Yvoir

En remontant le cours de la Meuse depuis Namur, c'est à Yvoir que la physionomie de la vallée change. La pression urbanistique diminue et nous entrons véritablement en Haute-Meuse dinantaise, un véritable paradis pour les amoureux de la nature... La prospérité ancienne de Yvoir est pourtant étroitement liée à son passé industriel. Jusqu'au début du 19ème siècle, la vallée du Bocq est en effet l'un des grands centres sidérurgiques wallons. La région dispose en effet de tous les ingrédients nécessaires à la métallurgie ancienne: le minerais de fer accessible en sous-sol, les bois permettant la fabrication du charbon de bois indispensable à la réduction du fer, l'énergie hydraulique pour actionner les outils permettant le façonnage du fer (marteau, fenderie, etc.). Notre promenade commence face à la Maison Communale d'Yvoir, installée dans l'ancienne ferme seigneuriale de la localité. Dès le 16ème siècle, on assiste au développement de l'industrie du fer autour d'Yvoir. Les propriétaires de forges -appelés ici aussi «maîtres de forge»- achètent ou font construire les plus belles demeures de la région. Plusieurs familles de maîtres de forge sont propriétaires da la ferme féodale d'Yvoir entre le 17ème et la fin du 19ème siècle. Au terme d'un épisode «religieux» (avec les soeurs du Cénacle puis les Pères de Scheut), la ferme sera finalement rachetée par la Commune et transformée en Maison Communale. Avant de démarrer notre périple, nous pouvons aussi admirer l'église paroissiale de style classique construite en 1763 par le curé Jacques Misson. On reconnaît au dessus de la porte d'entrée une pierre portant les armes des Misson, une famille de maître de forge dont était issu le curé Jacques Misson. A l'intérieur, on découvrira encore quelques curiosités comme cette pierre tombale d'un certain Jean Ruffe, prêtre et maître de forge, décédé en 1759 ! Avant de tourner à droite sur l'avenue de Lhonneux, jetez un coup d'oeil vers le parc longeant le Bocq: vous y découvrirez un petit maka, l'un de ces marteaux qui firent la réputation sidérurgique de nos vallées. Laissons maintenant la Maison Communale à notre gauche et gagnons l'avenue de Lhonneux que nous empruntons vers la droite

4 Rue de l'Hôtel-de-Ville 5530 Yvoir
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13

Gare d'Evrehailles-bauche

La ligne de chemin de fer du Bocq reliant Ciney à Yvoir fut terminée en 1907. Les travaux s'étalèrent sur plusieurs années. Il faut dire que les difficultés techniques ne manquaient pas... Le fait de suivre la vallée garantissait certes à la voie une pente régulière et abordable par les machines de l'époque mais ce choix dans une vallée assez encaissée et sinueuse imposait aussi le franchissement de multiples obstacles: ici, la rivière et là, les flancs rocheux de certains méandres. C'est la révolution industrielle belge qui explique la décision de construire cette ligne. A cette époque, les marchandises qui ont d'abord besoin de mobilité. La vallée du Bocq devient, en cette seconde moitié du 19ème siècle, un grand pourvoyeur de matières premières aux grands bassins industriels de Charleroi et de Liège. On parle de bois et de chaux pour les charbonnages et la sidérurgie mais aussi de pavés de grès pour mettre à niveau un réseau routier jusque là très embryonnaire, de ballast pour les chemins de fer... Tous ces matériaux, lourds et encombrants, devaient être acheminés depuis la vallée jusqu'à Yvoir, sur la ligne du Nord Belge (1862) ou jusqu'à Assesse ou Natoye sur la ligne du Grand Luxembourg (1859). On imagine les lourds attelages remontant le charreau de Spontin pour gagner Natoye (6 km) ou le charreau de Chansin pour gagner Assesse (8 km)... C'est dans ce contexte que le lobby des carriers du Bocq va se battre pour désenclaver la vallée... Un premier projet des chemins de fer vicinaux est abandonné au profit du tracé actuel, proposé par la SNCB, au prix il est vrai du percement de 5 tunnels entre Spontin et Yvoir (dont le plus long tunnel ferroviaire de l'époque: plus de 1100 mètres de long!). Pour terminer les tronçons les plus difficiles, entre Spontin et Yvoir, il fallut 9 années de travaux... En particulier, le percement du 1er tunnel (500 mètres) à Spontin prit 4 ans ! La ligne offrait bien sûr un confort extraordinaire aux innombrables carrières qui jalonnaient le cours du Bocq: les exploitations possédaient souvent leurs propres quais de chargement d'un accès aisé ! C'est ainsi que Bauche devint, dès le début du 20ème siècle, une petite station touristique. Le hameau bénéficie d'un gros avantage touristique par rapport à d'autres gares: la vallée s'y ouvre largement et les carrières ne sont pas trop proches...Dès avant la guerre de 14-18, des hôtels aux noms évocateurs s'installent autour de la gare: «Mon repos», «Hôtel de la gare». Cet engouement se poursuivit au-delà de la guerre de 40-45 avec le développement d'un camping et la célèbre «Bonne Auberge» de Bauche"¦ Mais, en 1960, la SNCB arrête le trafic voyageurs sur la ligne et met en circulation deux lignes de bus. Ces derniers desservent bien entendu le coeur des villages de Durnal, Dorinne, Purnode et Evrehailles, à la grande satisfaction de leurs habitants qui ne doivent plus «plonger» dans la vallée pour prendre le train. Le trafic marchandises est arrêté en 1983. Depuis quelques années maintenant, une ASBL composée de courageux bénévoles remet en état les voies et fait circuler des «Michelines» en horaires réguliers les week-ends d'été, entre Ciney et Purnode. Un festival «vapeur» y est aussi parfois organisé... (www.cfbocq.be/). L'arrivée du train «en» Bauche est prévu pour 2012... A l'Y, après la gare, vous poursuivez en gardant légèrement votre gauche...

Rue de Bauche 5530 Assesse
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16

La plaine du Moulin

Arrivé à l'entrée d'Evrehailles, vous découvrirez (en vous retournant"¦) le magnifique panorama de la plaine du Moulin. Plutôt que d'une plaine, il faudrait parler du versant en pente douce d'un puissant massif de grès situé entre deux zones calcaires karstiques. Le classement de ce site en 1977 a permis d'éviter l'urbanisation de l'un des plus beaux paysages du Condroz namurois. Les champs cultivés plongent doucement vers la vallée du Bocq tandis que, au Nord, se dresse le plateau des Loges (l'emplacement de la ferme éponyme se reconnaît à l'antenne GSM). Plus à l'Est, en contrebas, la ferme du Harnoy et ses prairies occupent la pointe septentrionale de l'une des zones karstiques dont nous venons de parler. Plus à l'Est encore, au-delà du vallon sec de Grinvau qui le sépare de la plaine du moulin, se devine le site de Niersant. Le toit imposant d'un manège récent y surgit malheureusement des frondaisons"¦ Champs cultivés, prairies, versants somptueusement couverts de feuillus, plateaux et vallées encaissées ou largement ouvertes, grès et calcaires: tous les ingrédients du Condroz se déclinent devant vos yeux ! Remarquons encore que les repères signalés ici (Loges, Harnoy, Niersant) sont tous situés sur le (grand) territoire de l'ancienne commune d'Evrehailles. Vous traversez la route Evrehailles-Bauche et vous empruntez un petit raccourci par la Haie-aux-Faulx. Vous longez ensuite les premières maisons d'Evrehailles.

Rue Haie aux Faulx 5530 Yvoir
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Gayolle

La route qui nous ramène au Bocq longe une scierie et usine de polissage de marbres, toujours en activité. La plupart des carrières en exploitation à Yvoir extraient des versants de la vallée des pierres de grès (comme celles qui servent à al fabrication des ballasts de chemin de fer). Ici, au contraire, c'est l'ancienne technique de polissage des pierres bleues et des marbres (des pierres calcaires) qui est toujours pratiquée. La scierie est installée à l'emplacement de ce qui fut jadis la 8ème forge de la vallée du Bocq: la forge de la Gayolle. Alfred Dapsens, le fondateur de la dynastie des carriers d'Yvoir, acquit le site en 1871, fit démolir les anciens bâtiments des forges et construire les bâtiments actuels. C'est toujours la famille Dapsens qui en poursuit l'exploitation au travers de la société «Marbres et Pierres d'Yvoir». C'est à la hauteur de la Gayolle que la ligne 128 connaissait son dernier arrêt (Yvoir-Carrières) avant d'entrer dans ce qui fut longtemps le plus long tunnel ferroviaire de Belgique (il mesure en effet plus de un kilomètre de long) et d'atteindre la gare d'Yvoir. Notre chemin suit ici le GR126 (Bruxelles-Membre sur Semois). Après avoir traversé le Bocq, nous suivons la route Yvoir-Crupet, vers la droite jusqu'à hauteur de l'ancienne halte ferroviaire d'Yvoir-Carrières: accès par un chemin empierré, sur notre gauche avant le pont du chemin de fer. La halte a été transformée en maison d'habitation. Le chemin passe en surplomb de l'entrée du tunnel et monte (en pente assez raide) vers Tricointe que nous traversons et où nous retrouvons notre chemin de l'aller"¦ Au point il faut cependant poursuivre sur la route macadamisée.

4-8 Gayolle 5530 Yvoir
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Auteur de la donnée

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proposé par calvin-the-dog
RUE DU BOUCHAT 8B 5530 Spontin Belgique

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Prudence !
Nous n'avons pas d'information sur la difficulté de ce circuit. Il se pourrait que vous ayez quelques surprises en chemin. Avant de partir, n'hésitez pas à vous informer un peu plus et à prendre toutes les précautions nécessaires. Bonne balade ! 🌳🥾