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Autour de l'Argonne

Autour de l'Argonne

En déroulant ses étendues boisées sur trois départements, l’Argonne (dont le nom celte, Argoat, signifie « le pays du bois ») a connu certaines des pages les plus troublées de l’histoire de France. Aujourd’hui, cette région peu habitée offre aux amateurs de petites routes de campagne un itinéraire très bucolique et pittoresque, à découvrir.

259 km
max. 0 m
min. 0 m
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Point de départ


51800 Sainte-menehould
Lat : 49.0924Lng : 4.89193
0 m
image du poi
1

Sainte-Ménéhould > Bairon

Quelques centaines de mètres et déjà, le dépaysement opère. Quittez Sainte-Ménehould par la D63 qui passe au centre de la ville, direction Moiremont et, en quelques virages, vous oublierez la platitude champenoise et ses immensités parfois monotones pour entrer directement dans un nouveau biotope, plus favorable à l’épanouissement du motard : petites routes, senteurs boisées et virages qui montent et qui descendent au gré de collines. La topologie de l’Argonne en fait une transition entre la plaine de Champagne et les cotes de Lorraine. Alternant les plateaux d’altitude moyenne (environ 300 m) et les dénivelés, parfois brutaux, drainée par les vallées de l’Aire et de la Meuse, l’Argonne naît en quelque sorte à Sainte-Ménehould. Avant de prendre la route, on aura pu passer quelque temps à déambuler dans la ville, voire y faire une halte plus prononcée afin d’y déguster la spécialité locale et mondialement connue, les pieds de cochon. Roulés dans la chapelure, dorés au four et servis chaud, ils constituent la marque de fabrique de la ville depuis 1790.

Mais reprenez la route. Après Moirement, vous longez la forêt jusque Vienne-la-Ville avant d’y rentrer à Vienne-le-Château. Passez ce village, admirez son église et son pittoresque clocher orthogonal et tournez ensuite à gauche, au niveau du calvaire, sur la D38, en direction de Varennes-en-Argonne. L’amateur d’histoire fera une petite pause dans la forêt, car il est possible de visiter l’abri du Kronprinz (Guillaume de Hohenzollern) qui commandait là les opérations en 1916. Une petite route permet d’accéder à ces abris bien conservés, même s’il faut faire les 500 derniers mètres à pied.

Neuf kilomètres plus loin, le musée de Varennes-en-Argonne permet d’ouvrir une nouvelle page de l’histoire de ce massif forestier, notamment avec l’arrestation de la famille royale le 22 juin 1791. On aura avantage à trouver l’heure nécessaire à la visite du musée, qui se trouve dans le centre du bourg. À Varennes-en-Argonne, prenez ensuite la D946 sur la gauche. Cette départementale, que vous suivrez alors sur quelques dizaines de kilomètres, vous plongera au cœur du département des Ardennes. La D946 est moins boisée, mais attire néanmoins le touriste en faisant partie, à grands renforts de signalétique, de l’itinéraire des « forêts, lacs et abbayes ». L’église Saint-Médard de Grandpré, fraîchement restaurée, mérite un rapide coup d’œil. À moins que l’humeur ne soit plus bucolique : dans ce cas, le parc Argonne Découverte, situé à la sortie de cette localité, permet de saisir au plus près l’intense vie d’une forêt la nuit, tout comme de s’approcher de loups, qui vivaient encore à l’état sauvage dans cette région il y a quelques décennies. De nouveau sur la D946, on se rapproche de Vouziers. Prenez garde au radar automatique à l’entrée de cette localité ; après, au choix, prendre à gauche sur la D977 en direction du Chesne, ou bien consacrer quelques instants à la visite de Vouziers. La petite bourgade du Chesne permet ensuite d’accéder au lac de Bairon, dont les deux plans d’eau, d’une superficie de 120 ha, sont séparés par une digue à parcourir pour passer d’une berge à l’autre et continuer l’itinéraire. Cette réserve d’eau permet d’alimenter le canal des Ardennes.

20-26 Rue des Prés 51800 Sainte-menehould
Lat : 49.0924Lng : 4.89193
0 m
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Bairon > Verdun

En quittant le lac de Bairon, reprenez la D977 en direction de Sedan. Quelques grandes courbes après le petit village de Tannay permettent de mettre un peu d’angle avec la moto, mais avec modération, bien entendu. Mais, prenez tout de suite à gauche pour traverser la forêt du Mont-Dieu et arriver dans la commune du même nom, la moins peuplée des Ardennes, et dont les habitants portent le nom de Montagnards Divins ! Les motards arboristes apprécieront le chêne, vieux de plus de 350 ans, qui trône dans cette forêt ; les autres ne manqueront pas de goûter la sérénité du panorama, quand la petite route descend alors vers la Chartreuse du Mont-Dieu, ancien monastère fondé en 1137, puis converti en prison avant de devenir, à juste titre, monument historique.

La suite de l’itinéraire est fortement chargée d’histoire, et les lieux de batailles se succèdent les uns aux autres. En sortant des Grandes-Armoises, une succession de virages en épingle ravira les fans de trajectoires tendues. Juste au-dessus, la butte de Stonne, dont le village a été pris et repris 17 fois en quatre jours, en 1940 (et donc reconstruit depuis…), permet d’apercevoir le panorama moutonné que se sont déchirés les protagonistes de la Seconde Guerre mondiale. Avant d’arriver sur Buzancy, où une pause est conseillée puisque nous en sommes alors presque à la moitié de l’itinéraire, il est possible de faire un petit détour par le village d’Autruche, dont la spécialité est, depuis 1999, l’élevage d’autruches !

En sortant de Buzancy par la D12, les sites historiques deviennent encore plus nombreux. Le mémorial de Montfaucon-en-Argonne est véritablement imposant. De là, nous ne sommes plus qu’à une vingtaine de kilomètres, via les D18 et D38, de l’épicentre du conflit. La zone des champs de bataille, qui fait une boucle à partir de Bras-sur-Meuse et permet ensuite de rejoindre Verdun, témoigne de la violence et de l’horreur du conflit. Cimetières militaires, champs de bataille, ossuaire de Douaumont, vestiges de villages détruits et musée sont assez de leçons pour que l’histoire ne se répète pas. Prudence sur la route, la zone est très fréquentée les week-ends et pendant les congés scolaires, les bus et les camping-cars sont alors nombreux.

D212 08390 Sauville
Lat : 49.534Lng : 4.76912
0 m
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Verdun > Sainte-Ménehould

La ville de Verdun ne séduit pas par son architecture. En sortir par la D603, en direction de Châlons-en-Champagne ou de Sainte-Ménéhould, permet d’accéder à la troisième partie de l’itinéraire, qui consiste en une boucle finale dans la partie sud de la forêt d’Argonne. En descendant la D34, vous longez un autre écosystème, celui du Parc Naturel de Lorraine. Bifurquez donc à gauche sur la D159 en direction de Souilly puis d’Ippécourt, ce qui permet d’emprunter brièvement la Voie Sacrée qui, en 1916, en reliant Bar-le-Duc à Verdun, fut l’organe vital pour alimenter la bataille de Verdun et évacuer les blessés. On estime aujourd’hui qu’un million d’hommes et 1 200 000 tonnes de matériel y sont passés. Après Ippécourt, le paysage devient de nouveau plus boisé. La D21, en direction de Triaucourt-en-Argonne, serpente agréablement dans la campagne en longeant un petit cours d’eau. Après Givry-en-Argonne, en remontant plein nord vers le point de départ, de petits villages pleins de maisons à colombages séduisent par leur charme, tandis que dans le hameau du Chemin, c’est l’église qui est construite de cette façon ! L’Argonne est décidément pleine de contrastes. Encore quelques kilomètres et la D63 nous conduit à Sainte-Ménehould, pile à l’endroit où la boucle avait commencé !

Rue du Colonel Driant 55100 Verdun
Lat : 49.1653Lng : 5.3817
0 m

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