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25 façades incontournables de l’Art nouveau en Outremeuse

25 façades incontournables de l’Art nouveau en Outremeuse
Crédit : VDL_Urb_LB

Description

Même si le cœur d’Outremeuse est urbanisé depuis le moyen âge, une grande partie du territoire de l’île a seulement été urbanisée à l’extrême fin du 19e siècle, après les grands travaux de comblement des anciens bras d’eau. De nombreux immeubles construits dans les rues aménagées autour des nouvelles places de l’Yser et du Congrès ont alors adopté les traits novateurs de l’Art nouveau. C’est aujourd’hui un des quartiers de la Ville qui conserve le plus grand nombre de façades illustrant différents courants à l’intérieur de ce style. Un attrait particulier de ce circuit est de nous montrer que l’Art nouveau a pu être employé pour différents types de bâtiments : des maisons particulières bien sûr, mais aussi des commerces, des logements ouvriers et même des bâtiments publics. Toutes les techniques de décoration utilisées à l’époque peuvent en outre être y être admirées : pierres sculptées, menuiseries ouvragées, ferronneries d’art, céramiques, mosaïques, sgraffites, vitraux…

Informations techniques

Ce circuit a été mis à jour le : 24/12/2023
3.2 km
2 h 30 mn
max. 69 m
min. 61 m
49 m

Accessibilité

Style : Balade
Public : Famille
Thématique : Patrimoine

Profil altimétrique

Point de départ

24 Rue Rouleau , 4020 Liège
Lat : 50.63799Lng : 5.5849

Points d'intérêt

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Rue de la Commune n°26

L’architecte Mottet a conçu cette coquette maison érigée 1906. Dans un contexte où domine l’architecture de brique rouge, elle se distingue par un parement où domine la brique blanche. Des briques orange ont néanmoins été utilisées pour créer des motifs de lignes parallèles et pour souligner les arcs courbes des linteaux. Les châssis de la porte et de la grande baie de l’étage sont toujours d’origine. La correspondance de la forme circulaire du châssis de l’étage avec la forme d’arc ‘outrepassé’ de l’encadrement illustre la volonté de l’Art nouveau du fusionner les différents éléments de la façade en un ensemble organique harmonieux. Le garde-corps en fonte du balcon révèle que les productions industrielles pouvaient également être marquées par l’esthétique Art nouveau (fleurs, rinceaux, lignes en coup de fouet). Le linteau au-dessus de la porte de garage contemporaine représente un oiseau nourricier en plein vol, transportant un ver dans son bec.

26 Rue de la Commune 4020 Liège
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Quai Van Beneden n°6

La maison est une des premières réalisations de l’architecte Paul Jaspar, un des maîtres du style nouveau en bord de Meuse. Elle a été construite en 1897 pour l’avocat et homme politique Charles Magnette, qui sera par la suite sénateur et ministre. La conception de la façade intègre des références à l’architecture liégeoise traditionnelle : cordons de pierre calcaire, briques rouges, croisées de l’oriel... Les vitraux géométriques confèrent également un cachet historicisant. Charles Magnette a occupé un rôle éminent dans la franc-maçonnerie belge. Cette appartenance est illustrée dans les fresques appliquées au sommet de la façade, traitées à la manière des hiéroglyphes égyptiens. Réalisées dans la technique du sgraffite, elles illustrent en quatre panneaux les différentes étapes d’un processus de jugement civilisé : arrestation, défense, sentence et justice rendue.

6 Quai Edouard Van Beneden 4020 Liège
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Boulevard Saucy n°17

L’immeuble a été construit en 1904 pour la compagnie d’assurance Antverpia. Son origine anversoise est clairement indiquée : le blason au-dessus de la porte avec un château à trois tours entouré de deux mains est celui de la métropole scaldienne. Le casque ailé du dieu Mercure symbolise la fonction initiale du bâtiment. Au premier coup d’œil, le pignon triangulaire au sommet de la façade confère au bâtiment une silhouette ‘historiciste’. Certains détails sont toutefois proches de l’esthétique Art nouveau, comme les divisions à petit bois et les vitraux colorés des impostes de châssis, et surtout les très belles ferronneries de protection aux enroulements organiques.

17 Boulevard Saucy 4020 Liège
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Rue Saint-Eloi n°4

Voici un nouvel exemple d’imprimerie dont le bâtiment a été conçu dans le style Art nouveau par les architectes F. Herzé et A. Pliers. Millésimée de 1909, la façade de la partie droite, qui abritait probablement l’habitation, présente de nombreux ornements : têtes sculptées en couronnement des pilastres, poutre métallique ornée, ferronneries en forme de lianes ou de végétation stylisée, boiseries travaillées au niveau des lucarnes… Seuils et linteaux-larmier présentent une forme de ‘goutte’ en leur centre une. Les châssis originaux encore présents en 2017 comportent des divisions courbes et des verres colorés en vert et jaune. La travée principale est couronnée par un sgraffite qui qui pourrait représenter le commanditaire, l’imprimeur E. Corombelle, en bleu de travail et en train de de lire une feuille imprimée sur une presse rotative.

4 Rue Saint Eloi 4020 Liège
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Boulevard de l’Est n°16

Construit en 1908, l’immeuble a été commandé par J. Meyers, dont les initiales JME s’affichent dans le décor du fronton sculpté au-dessus de la porte. Il a été dessiné par l’architecte J. Simonis. Richement ornée, la façade présente des traits orientalisants, comme les pilastres courbes qui encadrent la travée principale, leurs pointes sommitales en forme de fuseau, les grands arcs outrepassés (qui dépassent la forme du demi-cercle) au rez-de-chaussée et au dernier niveau, ou encore la forme même des divisions des châssis des étages. Les détails décoratifs et symboliques sont nombreux. Le décor en pierre du rez-de-chaussée intègre d’intrigantes têtes d’homme et de femme. Sa chevelure est entremêlée de pavots, la fleur du sommeil et des songes. Une autre tête barbue d’aspect christique émerge au-dessus de l’entrée. Les décors en forme de végétaux sont nombreux, non seulement dans les parties en pierre, mais également dans les ferronneries du balcon, de la porte ou des grilles de protection des baies de cave. Renforçant encore l’éclectisme de l’ensemble, certains détails évoquent des styles historiques occidentaux.

16 Boulevard de l'Est 4020 Liège
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Boulevard de la Constitution n°6 – Immeuble avec commerce

Un peu plus loin sur le Boulevard de la Constitution se trouve un autre immeuble de rapport qui conserve son organisation d’origine, avec rez-de-chaussée commercial et appartements. L’ensemble des châssis originaux de la façade a été préservé, y compris les boiseries des portes et de vitrine, ce qui est exceptionnel à Liège. Relevons les divisions de forme courbe et les vitraux en relief colorés. Les montants de part et d’autre des impostes présentent des figures féminines symbolistes, avec végétation et ruban. Un des intérêts de cet immeuble est l’intérieur de la surface commerciale, qui a également conservé ses décors originaux, comme le pavés de ciment au sol et trois ensembles de portes de vitrées, avec vitraux colorés et verres biseautés. La disposition géométrique des petits bois y révèle l’influence de l’architecture japonaise sur l’Art nouveau belge.

6 Boulevard de la Constitution 4020 Liège
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Angle du boulevard de la Constitution et de la rue Ernest de Bavière - Café Toussaint

L’intérieur du café qui s’appelait autrefois ‘Le temple’ a conservé un décor du début du 20e siècle. De nombreux détails sont à relever, comme la mosaïque dans l’entrée, les lambris avec leurs boiseries sculptées ou les miroirs biseautés. Les céramiques en relief qui ornent certains murs présentent des motifs symétriques de fleurs et feuilles traités de façon naturaliste. Le plafond est décoré de caissons aux formes losangées assez originales. Au milieu du panneau central, le décor mouluré est composé de fleurs et de lignes en coup de fouet. Relevons enfin les visages symbolistes surmontés de feuilles qui ornent certains pilastres.

1 Rue Ernest de Bavière 4020 Liège
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Rue Ernest de Bavière n°9

Voici une des façades les plus ‘iconiques’ de l’architecture liégeoise de style Art nouveau. Datée de 1907, elle a été dessinée par l’architecte J. Barsin pour le commanditaire H. Alexandre. La façade est organisée en plusieurs différents, alternant saillies et retraits. Une attention particulière a été accordée à la conception des décors en pierre : les moellons ont été sculptés pour créer une véritable fusion des différents éléments. Par exemple, les pilastres qui encadrent la travée principale des étages semblent pousser à partir de bourgeons en pierre. Baie d’impose et soupirail se fondent également dans le reste de la maçonnerie. Les ferronneries prennent la forme de feuilles et bogues de marronniers. Sur les carreaux de céramique sont dessinées des fleurs réalistes associées à des lignes plus stylisées. Le second panneau représente la maison Porquin, un bâtiment qui était situé à l’emplacement de la place jusqu’au début du 20e siècle et dans lequel avait été fondé l’hôpital de Bavière. Relevons encore la grande lucarne de couronnement, dont le parement courbe renforce le caractère ‘baroque’ de cette variante de l’Art nouveau.

9 Rue Ernest de Bavière 4020 Liège
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Rue Ernest de Bavière n°17

Egalement datée de 1907, cette façade d’un aspect général beaucoup plus classique que la précédente a été dessinée par l’architecte Maurice Devignée pour l’imprimeur A. Lambotte. Deux catégories d’ornements sont clairement d’esprit Art nouveau : les ferronneries (garde-corps et ancres décoratives) et les figures féminines aux yeux mi-clos qui émergent entre les deux derniers étages ainsi que de part d’autre de la porte d’entrée. Au-dessus de cette dernière, les deux panneaux de sgraffites constituaient une forme d’enseigne. Malgré leur léger encrassement, nous pouvons observer la très grande finesse des dessins et les couleurs originales. La partie de gauche représente l’imprimerie traditionnelle, effectuée sur une presse manuelle. Le panneau de droite représente la ‘nouvelle’ imprimerie mécanique utilisant une presse rotative. Mêmes les vêtements des personnages évoquent deux époques différentes.

17 Rue Ernest de Bavière 4020 Liège
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Rue Ernest de Bavière n°19

L’architecte Victor Rogister a une fois de plus frappé fort avec cet immeuble, construit en 1907 pour le commanditaire A. Defeld. La symbolique ‘rogistérienne’ est à nouveau présente, à commencer par la dualité entre les éléments carrés et circulaires, tant au niveau de la forme des baies que des décors des parements en briques et pierre. De nombreux éléments se répètent par trois : divisions des fenêtres du premier et du troisième étage, fenêtres du rez-de-chaussée, boules dans les ferronneries de la porte… La notion de dualité est aussi présente, les étages étant séparés en deux travées. Les quatre visages sculptés entre les baies du rez-de-chaussée représentent des personnages masculins et féminins d’âges différents. Leurs couvre-chefs et coiffures variés se prêtent adoptent la même forme ondoyante. Leur aspect figé, leur regard fatigué et leur moue dédaigneuse peuvent se prêter des interprétations diverses. Tous ces visages s’inscrivent sous le regard perçant d’un hibou, un animal qui peut symboliser la vigilance, l’intelligence et la protection, mais aussi le mystère et la magie. La porte est toujours d’origine, mais les châssis ont été remplacés vers 2010, en reproduisant de manière simplifiée les divisions d’origine.

19 Rue Ernest de Bavière 4020 Liège
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Rue Henri de Dinant n°17 (angle avec la rue Fosse-aux-Raines) – Immeuble « Au Belvédère »

L’immeuble daté de 1911 a été conçu par l’architecte J. Lejeune pour accueillir dès l’origine un commerce au rez-de-chaussée et des logements aux étages. Il occupe une position particulièrement visible à l’intersection de deux rues : la petite façade sur l’angle est mise en évidence par un couronnement en saillie, qui se termine par une frise métallique encadrée de deux pilastres. Juste en-dessous, un grand panneau est décoré par des carreaux de céramique décorative qui représentent à droite un sonneur de trompette habillé à la mode de la cours de Louis XIII (début du 17e siècle) et à gauche des oiseaux en train de voler devant un soleil aux rayons ardents. Seul les châssis du rez-de-chaussée sont originaux.

2 Rue Fosse aux Raines 4020 Liège
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Rue de la Commune n°32

L’immeuble d’angle déploie une longueur de façade inhabituelle. Certains détails sont de style éclectique, comme les boiseries de la porte ou les lignes du châssis de la grande baie du rez-de-chaussée côté place, qui intègre verres biseautés. La ligne en coup de fouet sculptée dans les pierres des linteaux est toutefois empruntée au répertoire décoratif de l’Art nouveau. Les éléments les plus caractéristiques de ce style sont toutefois les vitraux de l’imposte de l’entrée qui représentent un paon à la queue déployée, entouré de fleurs. De discrets motifs floraux sont également repris dans –des vitraux aux angles des autres fenêtres.

32 Rue de la Commune 4020 Liège
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Rue de la Commune n°30

Signée de l’architecte Joseph Crahay, la façade étonne par son élancement, pourtant tempéré par les lignes de briques blanches horizontales dans la maçonnerie de couronnement. L’architecte a intégré dans la conception de nombreux détails décoratifs novateurs : ligne courbes sur le linteau de la grande baie du rez-de-chaussée, linteau combinant arc brisé et arc en plein cintre au-dessus de la porte, ferronneries stylisées, intégration de découpes arrondies et de verres colorés dans les châssis en bois… Ces derniers ont été repeints avec soin, concernant leur teinte bleu roi. En observant de profil les deux consoles en bois aux extrémités de la corniche, nous observons que leur découpe en plusieurs plans est conçue avec des formes similaires à celles des pierres bleues qui encadrent le panneau d’allège entre la fenêtre de cave et la grande baie du rez-de-chaussée.

30 Rue de la Commune 4020 Liège
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Rue du Rouleau n°24 – Crèche communale

A la fin du 19e siècle, faisant face à une forte croissance démographique, la Ville de Liège lance une campagne de construction de bâtiments scolaires. En 1905 est ainsi érigée la crèche de la rue du Rouleau, dessinée par l’architecte officiel de la ville, Joseph Lousberg. La combinaison des briques rouges et blanches avec les grands linteaux métalliques traduisent bien l’esprit du temps. Le volume de droite, plus élevé, déploie une seconde façade décorée sur le pignon en retour. L’allure générale évoque la Renaissance, en particulier les motifs géométriques des parements de briques, les pignons triangulaires couronnés, ainsi que les volutes qui les encadrent. Une observation fine révèle toutefois la stylisation de ces derniers dans un esprit organique propre à l’Art nouveau. Deux amusantes têtes sculptées encadrent l’entrée, dont un poupon aux joues gonflées, les cheveux maintenus dans un bonnet.

24 rouleau 4020 Bressoux
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Rue de la Commune n°3

Signée par l’architecte M. Lagasse et millésimée de 1907, cette façade présente à son sommet une composition unique au sein de l’architecture Art nouveau liégeoise : un imposant pignon-attique en saille par rapport au niveau principal de la corniche. Son couronnement et ses bordures sont soulignées par des parties en pierre sculptée qui combinent des lignes courbes et des lignes plus géométriques. Les pierres d’encadrement des baies reproduisent également des lignes organiques qui fusionnent le linteau et les montants. Les ferronneries présentent la même dualité combinant des formes organiques et des motifs géométriques plus abstraits. Des vitraux qui ornaient autrefois les deux petites baies au-dessus de l’entrée ont été sauvés etreplacés dans une nouvelle structure à l’entrée de la boulangerie voisine (n°20 de la rue de la Loi), où le visiteur peut encore les admirer.

3 Rue de la Commune 4020 Liège
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Rue de la Province n°21-23

L’architecte Joseph Bottin est décidément incontournable dans le quartier, puisque voici deux nouvelles façades dessinées par ses soins. Ces bâtiments ont été commandés par les ‘enfants Voncken’, probablement pour abriter leur entreprise de reliure. Les ferronneries des portes d’entrée dessinent à nouveaux des lignes chantournées typiques de l’Art nouveau. Sur l’immeuble de gauche, les grilles originelles ont été remontées sur une nouvelle structure en bois. L’encadrement en pierre de la grande porte présente des motifs floraux similaires à ceux de la rue de l’Enseignement. Un encadrement en pierre aux bordures végétales délimite également le vaste panneau qui sépare le rez-de-chaussée des étages. Une enseigne y avait été composée en mosaïque, que l’on peut deviner aux endroits où les éléments surcollés ont disparus. Un trait particulier des deux façades est la forme originale des consoles en bois de la corniche, travaillées en plusieurs plans avec un profil courbe. Les hauts soubassements en moellons irréguliers confèrent une touche d’originalité supplémentaire à ces façades datées de 1906.

23 Rue de la Province 4020 Liège
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Rue de la Justice n°11

Tous les éléments d’origine de cette façade de l’architecte Joseph Bottin ont été admirablement conservés, à l’exception des châssis de fenêtre récemment remplacés à l’identique. Le commanditaire, Monsieur A. Demaret, était négociant en vins, comme l’indiquent les inscriptions sur les boîtes aux lettres ainsi que motifs de vignes sur les grilles de protection des baies, avec grappes de raisins, feuilles et vrilles. Au-dessus de la porte cochère, la base de l’oriel est décorée d’une tête humaine dont l’abondante chevelure ondoyante est également parsemée de grappes de raisins. D’autres fleurs et feuilles stylisées décorent les pilastres qui encadrent les baies jumelées des étages. En prenant un peu de recul, la composition de la façade révèle des inspirations plus historicisantes : tour de la travée de droite délimitée par un chaînage en blocs de pierre réguliers, pierres des linteaux délimitant des arcs semi-circulaires, divisions des châssis en forme d’éventail, oriel positionné en oblique avec des vitraux biseautés selon la tradition germanique…

11 Rue de la Justice 4020 Liège
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Quai de la Dérivation n°56

Avant les travaux d’assèchement des prés Saint-Denis à la fin du 19e siècle, le quartier était traversé par des bras de l’Ourthe. Après l’ouverture du nouveau canal de la Dérivation, ils ont été comblés, ouvrant la voie à l’urbanisation d’un nouveau quartier. Comme ses voisines de droite, la façade du n°56 témoigne du succès de l’opération de lotissement au tout début du 20e siècle : à la vieille de la première guerre mondiale, tout le terrain est bâti. Dans un contexte où dominent les styles historicisants, elle affiche des traits plus novateurs, comme la forme particulière de l’attique-lucarne scandée par de longues consoles en bois. Un visage de femme orne la clé au-dessus du linteau. L’imposte et les ouvrants de la porte sont ornés de baguettes métalliques qui dessinent de cercles concentriques parfaitement inscrits dans l’encadrement. Les deux panneaux blancs correspondent à des décors en sgraffites. Ils ont fait l’objet de surpeints, mais l’observateur attentif peut encore découvrir les traits en forme de feuilles et de fleurs.

56 Quai de la Dérivation 4020 Liège
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Rue du Parlement n°8 – Logements et ancien magasin

Cette troisième façade couronne la série conçue par l’architecte Victor Rogister en 1906 pour le commanditaire J. Counet. L’imposant bâtiment a été conçu pour abriter des logements aux étage ; ainsi qu’un magasin et des ateliers de confiserie au rez-de-chaussée. L’organisation interne s’affiche dans la façade avec la travée de gauche correspondant à la cage d’escalier. Le parement combine les briques blanches et la pierre. Certains moellons reprennent des motifs à interpréter comme des symboles maçonniques : carrés, triples rainures horizontales, cœurs… Les visages des consoles de l’oriel expliquent le nom parfois donné de ‘maison aux Aztèques’. Le regard d’un hibou stylisé est par ailleurs particulièrement impressionnant… D’autres figures animalières grimaçantes émergent des panneaux de la porte. Le décor de la corniche en bois alterne à nouveau les cercles et les carrés. Les ferronneries du balcon dessinent des lignes particulièrement graphiques. Encadré par deux pilastres, une fresque décorative couronne la composition au sommet de la travée principale. Magnifiquement restaurée en 2017, elle reprend des éléments présents ailleurs sur la façade : cercles, lignes parallèles, masques précolombiens.

8 Rue du Parlement 4020 Liège
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Place du Congrès n°19

Commandé par l’entrepreneur Counet et construit en 1906, le bâtiment d’angle a été conçu par l’architecte Victor Rogister, un des maîtres de l’architecture liégeoise de style Art nouveau. L’enduit clair qui couvre la partie supérieure de la façade, plutôt rare à Liège pour cette période, pourrait avoir été inspiré par l’Art nouveau viennois (le Jugendstil), tout comme les petits carrés bleus. Les châssis de fenêtre présentent également des divisions géométriques, dont certaines sont ornées de vitraux de teinte bleue. Comme souvent dans l’œuvre de Rogister, la façade est truffée de symboles qui peuvent être interprétés sous l’angle maçonnique. Sculptés dans la pierre par l’artiste Marcel Rau, les visages bâillonnés situés de part et d’autre de la porte évoqueraient ainsi la retenue imposée à l’entrée des loges. Les motifs carrés et circulaires illustrent la dualité entre le matériel et le spirituel. D’autres figures étranges émergent au sommet de l’oriel. A la base de l’angle, une tête d’homme coiffée de la gueule d’un animal étonne. Le raffinement de l’architecture est poussé jusque dans les moindres détails, comme le prouvent aussi la finesse des décors des ferronneries et des boiseries de la porte et des consoles de la corniche.

19 Place du Congrès 4020 Liège
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Rue Jean d’Outremeuse n° 84 à 90, 99 et 100 et place du Congrès n°24

Le nom de Joseph Bottin est étroitement associé au quartier : dans le tronçon de la rue Jean d’Outremeuse situé à proximité de la place du Congrès, nous pouvons observer pas moins de sept de façades qui lui sont attribuées. Certains aspects renvoient encore à l’architecture liégeoise traditionnelle, comme l’association de bandes horizontales de pierre bleue et de brique rouge ou la forme des encadrements évoquant le style liégeois du 17e siècle. Les figures humaines qui ornent les clés des linteaux nous permettent de jouer à ‘qui suis-je ?’ par leur variété : homme, femme, avec ou sans chapeau, avec ou sans barbe… ? Véritable dada de l’architecte, ces figures sont inspirées de motifs à la mode dans l’architecte liégeoise du 16e siècle. Afin de personnaliser les façades construites en série, les décors des portes sont également à chaque fois différents. Relevons ainsi la variété des ferronneries, entre lignes en coup-de-fouet ou motif de soleil rayonnant (n°90). Une autre façade du même esprit pourra encore être observée au n°24 de le rue de la Commune.

101 Rue Jean d'Outremeuse 4020 Liège
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Rue de la Liberté n°33

Datée de 1905, cette maison apparaît comme le chef-d’œuvre de l’architecte Joseph Bottin. Si l’organisation du bâtiment et les matériaux sont relativement traditionnels, la variété et la finesse des détails impressionnent. La grande baie du rez-de-chaussée possède encore son châssis d’origine dont les divisions en bois dessinent des lignes courbes organiques. Les décors de l’oriel sont tout aussi raffinés, avec des motifs d’entrelacs, des colonnettes et des têtes barbues émergeant des montants. Ces figures surmontant une succession de trois points qui pourraient correspondre à des symboles maçonniques. Des visages féminins ornent les consoles en pierre qui soutiennent cet oriel. D’autres détails raffinés sont à relever dans les linteaux et des pierres d’encadrement, y inclus les colonnes séparant les trois parties de la grande baie. La remarquable grille de protection de la porte évoque un bouquet. Même le décrottoir est traité de façon originale avec une forme zoomorphe. La partie supérieure de la façade était autrefois ornée d’un sgraffite.

33 Rue de la Liberté 4020 Liège
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Rue de la Liberté 6

Le style de cet immeuble d’angle mélange des références à l’architecture mosane traditionnelle et des traits plus novateurs, ce qui est fréquent dans l’architecture de style Art nouveau liégeoise. A la tradition ancienne se rattachent la combinaison de briques et de pierres, les divisions en croisées de l’oriel au-dessus de la porte d’entrée ou encore les grosses pierres d’encadrement de la petite fenêtre à droite de l’entrée. A l’esthétique Art nouveau sont reliés les décors floraux ou organiques : vitraux, ancre métallique à motif en coup de fouet, courbures des linteaux. Les éléments les plus élaborés sont les quatre panneaux de sgraffites, une technique de fresque typique de l’époque : la couche d’enduit superficielle est incisée pour dessiner le contour des figures dans la teinte noire de l’enduit de fond. Le long panneau représente une jeune femme dans un sous-bois, portant une fleur d’iris à ses narines. Les deux autres grands panneaux représentent deux bambins avec des fleurs de tournesol et un enfant jouant avec un lapin et un oiseau. Le motif du plus petit panneau correspond à un bouquet d’iris dans un vase.

6 Rue de la Liberté 4020 Liège
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Rue Saint-Julien n°8

Diplômé de l’académie des Beaux-Arts où il était également professeur, Maurice Devignée a été un des architectes liégeois les plus productifs au début du 20e siècle. Il nous a laissé en héritage de nombreuses façades dans tous les coins de la ville. Conçue à la demande d’un certain M. Platteau et datée de 1905, la maison de la rue Saint-Julien a conservé ses décors quasiment intacts. L’architecture ‘début de siècle’ ne lésinait sur aucun détail… Observons par exemple les cœurs représentés dans les petits vitraux du second étage et les discrètes grappes de raisins représentées dans la pierre de part et d’autre de l’oriel. Le couronnement de la façade illustre également la quête d’une ornementation raffinée : chéneau en bois supporté par des consoles, lucarne saillante à toiture courbe, pilastres d’encadrement avec couronnement en pierre.

8 Saint-Julien 4020 Bressoux
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Rue Porte Grumsel n°2-4 et rue de Berghes n°6 – Logements ouvriers

L’art nouveau est plutôt rare dans les logements ouvriers de Liège. Le complexe de la rue Porte Grumsel conçu par l’architecte Edgard Thibeau en 1910 pour la société « Le logement ouvrier » constitue donc un exemple d’autant plus remarquable. Les appartements se déploient sur quatre étages au-dessus de rez-de-chaussée initialement commerciaux. A l’angle, la travée de la cage d’escalier se termine par un attique encadré de deux pilastres à volutes. La plus longue des façades est également marquée par la présence d’une partie centrale en saillie. Des ornements géométriques sont intégrés dans le parement en combinant des briques jaunes pâles et des bandeaux de pierre calcaire, qui tranchent avec les briques foncées. Les éléments les plus marquants sont les panneaux de céramique placés dans les allèges, ornés de rayons de soleils et de représentations stylisées de coquelicots. Placés par ordre hiérarchique de haut en bas, les huit mots qu’ils contiennent fournissent une synthèse parfaite de la société paternaliste de la Belle Epoque : Dieu, Patrie, Devoir, Travail, Concorde, Famille, Hygiène, Economie.

2 Porte-Grumsel 4020 Bressoux
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