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À voir autour

GR351 - La Vallée de la Blaise de Dreux à Senonches

GR351 - La Vallée de la Blaise de Dreux à Senonches
Crédit : Agglo du Pays de Dreux

Description

DREUX
Vous commencerez votre périple dans la ville de Dreux, ville frontalière entre la Normandie et l'île de France, située au bord de la Blaise, Dreux est une ville dominée par les vestiges de fortifications d’un puissant château médiéval au centre desquels se dresse la Chapelle Royale Saint-Louis, nécropole de la famille d’Orléans (édifiée entre 1816 et 1848). Le centre-ville a conservé son beffroi, symbole des libertés communales, l’église Saint- Pierre, édifice du XIIIème siècle restauré à la Renaissance, et qui abrite des vitraux des XVème et XVIème siècles. Des maisons à pans de bois bordent les rues voisines du beffroi.Et au musée d'art et d'histoire, des peintures intéressantes sont exposées.

SAULNIERES
Le Moulin à Foulon: Encouragé par le roi Louis XIV, la manufacture de Dreux a développé sa fabrique de draps et de serges. La présence de moutons dans les plaines de Beauce, favorise, à cette époque, la fabrication d'étoffes de laine. Les teintureries et foulons se sont donc implantés sur les rivières alentours, dont la Blaise. En 1710, la manufacture de Dreux employait environ 3000 personnes. On comptait 600 tisserands. Après la révolution, ils ne sont plus que 220. L'apparition des filatures de coton, équipées de machines perfectionnées met fin à cette industrie alors dépassée.
A Saulnières, il existait un de ces moulins à foulon, servant à battre et fouler, avec de l'argile smectique (ou terre à foulon), le drap et la laine tissée afin de l'assouplir et de la dégraisser.
L'actuel moulin était la bâtisse abritant la machine de production d'électricité de la fonderie. Ce moulin, en mauvais état, n'est pas accessible au public.

CRECY-COUVE
Le château de la Pompadour: C’est vraisemblablement au début du XIIIème siècle que fut bâti à Couvé un premier château, composé en partie d’un corps de logis dominant la vallée, flanqué d’un épais donjon. Les soubassements de ces deux bâtiments sont maintenus par un mur encore en partie visible à gauche du chemin descendant vers la vallée, et passant à côté du chœur de l’église actuelle, à l’emplacement de laquelle fut édifiée à cette époque la chapelle du château.
Vers 1730, le marquis de Crécy Louis-Alexandre Verjus abat l’antique château féodal familial, acquiert de nombreux terrains, et projette les plans d’un nouveau château, de style italien, sans toit apparent. Mais tous ces travaux onéreux le ruinèrent, et il revend son domaine en 1746 à Madame de Pompadour. Pleine de projets, elle agrandit considérablement le château et le décore magnifiquement, redessine les jardins, et finit d’aménager la vallée de la Blaise. Elle fait creuser en face du château, un long bassin nommé "Le Miroir". Elle pourra ainsi accueillir dignement, dans sa première demeure, le roi Louis XV, qui y viendra vingt-trois fois de 1746 à 1755.

Le Moulin de la Bellassière: Monument historique marqué par la présence de Madame de Pompadour, qui renoue avec l’esprit du siècle des lumières, en accueillant artistes et artisans d’art pour des rencontres conviviales. Madame de Pompadour transforma en 1750 l’usage de ce moulin à blé, qui devint notamment un jardin d’hiver et la buanderie du château. Elle modifia aussi son apparence extérieure afin d’embellir la perspective qu’elle avait de son château, en faisant apposer une incroyable façade aveugle en harmonie avec la façade du château de Crécy, aujourd’hui disparu.

La Machine: L’alimentation en eau et sa distribution, tant du château que du village, est assurée par une "Machine élévatoire" (hydraulique), très novatrice pour l’époque, réalisée par l’ingénieur Antoine Deparcieux en 1751.

SAINT ANGE-ET-TORCAY
Moulin de Torçay : c'est une belle propriété, située au milieu d’un grand parc traversé par la Blaise. Si le propriétaire est là, il vous fera visiter ses vannages fabriqués par la fonderie de Saulnières.

BLEVY
L'Eglise Dampierre sur Blevy: Eglise du XVIème siècle, elle présente un ensemble de vitraux et de mobilier assez riche.

SENONCHES
Le Château de Senonches: Récemment restauré, le château de Senonches, classé Monument Historique abrite désormais un espace muséographique moderne mettant à l’honneur son patrimoine naturel : la forêt. La forêt domaniale de Senonches est la plus grande forêt du département d’Eure-et-Loir et l’une des plus vastes de France. Le château de Senonches est situé au cœur de ce « poumon vert ». Avant-poste défensif du domaine royal capétien, face au duché de Normandie, l'ensemble fortifié est érigé au XIIe siècle par Hugues II de Châteauneuf, seigneur du Thymerais. L'originalité de la construction réside dans son donjon-porte en silex et en pierre de grison, placé à l'entrée de l'ensemble castral pour contrôler les arrivants.

L'Eglise Notre Dame: Notre Dame de Senonches date du XIIème siècle, comme en témoignent sa tour en "grison" et ses fenêtres romanes. Elle renferme aussi de magnifiques vitraux du 19ème siècle. L’ église Notre Dame de Senonches est située sur les fondations d’une ancienne abbaye. Au XIIème siècle, Hugues II, seigneur de Châteauneuf, après la construction du château, la restaure et y ajoute une tour transformant ainsi l’abbaye en église fortifiée, intégrée au système de défense de la ville, la tour sert de poste d’observation et de défense. L’église en elle-même est bâtie en pierres de grison, silex et briques plates. L’église appartient aux bénédictins de Saint Père de Chartres jusqu’en 1776.
Au 19ème siècle, la tour est coiffée d’un clocher et d’une horloge. En 1927, la tour du clocher est inscrite à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques. Le 16 juin 1940 (jour de la fête de la Saint Cyr), les combats et les bombardements endommagent l’église et son clocher. Ils feront l’objet d’une rapide remise en état après-guerre. A partir de 2003, la commune de Senonches, aidée par le Conseil Général d’Eure-et-Loir, entreprend d’importants travaux de restauration dans le cadre de la préservation et de la mise en valeur du patrimoine.

Informations techniques

Marche
Difficulté
Moyen
Durée
10h
Dist.
44 km
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Profil altimétrique

Point de départ

28100   Dreux
Lat : 48.73154Lng : 1.36956

Étapes

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1

Informations parcours

Dreux À la sortie de la gare SNCF, prendre à gauche la rue du Bois des Fosses, puis continuer en face la rue du Louvet. Au bout, tourner à gauche dans la rue Lucien Dupuis en passant sous le pont de la voie ferrée. Vernouillet Passer devant l’église et suivre à gauche la direction de Chartres par le chemin de Volhard. Au bout, continuer à droite et passer sous la route. Suivre ce cheminement le long de la Blaise sur 1,5 km. Après le lavoir, traverser la rivière et entrer dans Garnay par la rue de la Blaise. Garnay Prendre à gauche la rue de Marmousse prolongée par un chemin qui longe le coteau boisé jusqu’à la ferme du Défaut. Continuer sur la route en empruntant la rue Saint-Fortuné, puis à gauche l’Allée de Fortisle. Au bout, continuer par la rue du Val de Blaise et la rue de Garancières. Tréon Le GR n’entre pas dans le village (à gauche).Continuer tout droit le chemin longeant la côte boisée de Solférino. Emprunter la petite route en face (D 135), au lieu-dit la Grenouillère. Au bout de 500m, dans un léger virage à gauche, monter à droite par un sentier en sous-bois vers le village de Crécy-Couvé. Crécy-Couvé Le GR redescend sur la route (D 135), mais possibilité de continuer le sentier jusqu’à l’église de Crécy-Couvé et le village. Continuer sur la route D 310 jusqu’à la Bellassière. Traverser la D 310 et s’engager dans un sentier en face longeant la Blaise jusqu’à Saulnières. Saulnières Dans le village, prendre à gauche la D 104 en direction de Marville-les-Bois. Après avoir traversé la Blaise, s’engager à droite sur le chemin du Moulin qui continue dans les terres le long de la rivière jusqu’à Fontaine-les-Ribouts. Dans le village, prendre la route en direction de Torcay. 300 m plus loin, quitter la D 310 pour monter tout droit. Au bout, prendre le chemin de terre du milieu. Traverser un bois et déboucher sur une route près d’un petit pont que l’on franchit. Tout de suite à droite, suivre la route du Moulin de Torcay. Passer le moulin et continuer à droite par un sentier longeant la Blaise. Laisser le chemin à droite vers une ballastière et rester sur celui de gauche. Avant le moulin, franchir la Blaise sur une passerelle. Saint-Ange Continuer tout droit en longeant la Blaise. Passer le Mesnil et tourner à gauche. Traverser la Blaise et prendre le 1er chemin à droite qui monte sur le coteau, traverse la plaine et arrive à Baronval. Blévy Emprunter tout droit la rue du Calvaire et longer l’église. Traverser la place en face et prendre la derniière rue à gauche : Rue de la Butte du Châtelet (lavoir à droite de la place). Emprunter à droite le chemin de Saint-Germain. Continuer celui-ci en lisière de bois qui longe le mur de la propriété de Maillebois et franchit le ruisseau de Saint-Martin par une passerelle à l’Alleu. Après la passerelle sur le ruisseau de Saint-Martin à l’Alleu, continuer le chemin en lisière. Tourner dans le 1er chemin à droite après les bois, puis dans le chemin à gauche pour rejoindre les premières maisons du village. Maillebois Prendre la rue Jean Moulin à droite jusqu’au bout. Tourner à gauche, puis traverser la D 939 pour emprunter en face la rue du Vivier. On passe par la ferme des Terriers, puis on emprunte le 1er chemin à droite qui rejoint Dampierre-sur-Blévy. Tourner à droite dans la rue des Acacias, puis à gauche dans le chemin avant la pièce d’eau. Au bout, emprunter la D 20 à gauche. Passer devant la digue de l’étang de Dampierre. À la fourche, quitter la D 20 et emprunter la petite route à droite vers la ferme du Gord. Le GR longe l’étang jusqu’à son origine pour remonter sur la D 146 que l’on suit à gauche jusqu’à Louvilliers-lès-Perche. Louvilliers-lès-Perche Traverser le village et, au calvaire, prendre la D 320 en direction de Senonches. Traverser le hameau de Morillon et continuer sur cette même route qui arrive à l’orée de la forêt domaniale de Senonches. Peu après, le GR atteint une grande allée que l’on suit à droite. Après 2 km, couper la D 319 au rond des Gardes (liaison rapide par la route avec Senonches, à 2 km). Continuer tout droit, passer au Rond d’Actéon pour arriver au Rond de Diane. Rond de Diane (Senonches) C’est la fin du GR 351, point de rencontre avec le GR 35 venant de Verneuil-sur-Avre et se dirigeant vers Cloyes-sur-le-Loir.

2 r du bois des fosses 28100 Dreux
- Office de Tourisme de l'Agglo du Pays de Dreux -
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Points d'intérêt

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Domaine Royal de Dreux

Le Domaine Royal de Dreux est l’un des sites historiques majeurs d’Eure-et-Loir. Établi sur une colline dominant la ville, il occupe l’emplacement d’un ancien site fortifié utilisé dès l’Antiquité. À partir du Xe siècle, les comtes de Dreux y construisent une importante forteresse chargée de surveiller la frontière entre le royaume de France et la Normandie. De cet ensemble médiéval subsistent encore plusieurs vestiges, dont la Tour Grise, imposant donjon du XIIIe siècle. Après avoir appartenu à différentes familles princières, le domaine est transmis au XVIIIe siècle à la famille de Bourbon-Penthièvre. La Révolution française marque un tournant : le château est confisqué puis en grande partie démantelé, ne laissant que des ruines de l’ancienne forteresse. L’histoire du site prend une nouvelle dimension en 1816 lorsque Louise-Marie-Adélaïde de Bourbon, mère du futur roi Louis-Philippe, fait construire une chapelle destinée à accueillir les sépultures familiales. Devenu roi des Français en 1830, Louis-Philippe agrandit considérablement l’édifice et en fait la nécropole officielle de la famille d’Orléans. Surnommée le « Saint-Denis des Orléans », la chapelle royale abrite aujourd’hui les tombeaux de Louis-Philippe, de la reine Marie-Amélie et de nombreuses personnalités de cette dynastie. Le domaine se distingue également par la richesse de son patrimoine artistique. La chapelle royale mêle styles néoclassique et néogothique et conserve un remarquable ensemble de vitraux réalisés par la manufacture de Sèvres. Plusieurs grands artistes du XIXe siècle ont contribué à son décor, notamment Ingres, Delacroix, Flandrin et Viollet-le-Duc. Mais l’un des points forts de la visite est sa remarquable collection de gisants et de monuments funéraires. Inspirés de la tradition des grandes nécropoles royales, ces tombeaux se distinguent pourtant des gisants médiévaux souvent austères. Ici, leur esthétique romantique du XIXe siècle témoigne du soin apporté aux drapés, aux expressions des visages et à la finesse des sculptures en marbre en fait de véritables œuvres d’art, témoignant autant du talent des sculpteurs que de la volonté de la dynastie d’inscrire sa mémoire dans un cadre prestigieux.

- Office de Tourisme de l'Agglo du Pays de Dreux -
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Vestiges du château de la Pompadour à Crécy-Couvé

Le château de Crécy-Couvé, souvent appelé château de la Pompadour, est intimement lié à l’histoire de Jeanne-Antoinette Poisson, marquise de Pompadour, favorite du roi Louis XV. C’est à partir de 1746 qu’elle acquiert le domaine de Crécy, alors situé dans un vaste site vallonné de la vallée de la Blaise. Elle y fait aménager une résidence de campagne destinée à la fois au repos, à la représentation et à la gestion d’un domaine modèle. Le château devient ainsi l’un des lieux importants de sa vie privée et politique sous le règne de Louis XV. Sous son impulsion, à partir des années 1750, le domaine est profondément transformé : jardins, perspectives et bâtiments sont réorganisés dans un esprit classique et paysager, en lien avec les grands artistes et ingénieurs du temps. C’est dans ce contexte que s’inscrivent la célèbre machine hydraulique de Crécy-Couvé, conçue par Antoine Deparcieux, ainsi que le moulin de la Bellassière et les aménagements de l’église Saint-Éloi, formant un ensemble cohérent dédié à la mise en scène du paysage et au confort du domaine. Le château devient ainsi un véritable laboratoire du goût et de l’innovation du XVIIIᵉ siècle aristocratique. Après la mort de Madame de Pompadour en 1764, le domaine change progressivement de mains et connaît ensuite des transformations puis un déclin, jusqu’à la disparition d’une grande partie du château au cours des siècles suivants. Aujourd’hui, il n’en subsiste que des éléments dispersés et intégrés au paysage, mais l’ensemble de Crécy-Couvé conserve une forte cohérence historique. Le site reste remarquable pour comprendre l’organisation d’un grand domaine aristocratique du siècle des Lumières, marqué par la personnalité de Madame de Pompadour et l’ingéniosité technique de ses aménagements.

1 r du relais 28500 Crécy-Couvé
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Moulin de la Bellassière à Crécy-Couvé

Le moulin de la Bellassière, dont les origines remontent probablement au XIᵉ siècle, est l’un des bâtiments les plus emblématiques de Crécy-Couvé. Vers 1750, Madame de Pompadour, favorite du roi Louis XV et propriétaire du château de Crécy, fait transformer ce simple moulin à blé afin de l’intégrer harmonieusement au paysage de son domaine. Sa façade est alors entièrement remaniée dans un style classique, créant un étonnant trompe-l’œil qui donne l’apparence d’un élégant pavillon d’agrément plutôt que d’un bâtiment industriel. Cette transformation est caractéristique du goût du XVIIIᵉ siècle pour la mise en scène des paysages et l’embellissement des domaines aristocratiques. Le moulin perd alors sa fonction première pour devenir notamment une buanderie et une orangerie au service du château de Crécy. Il constitue aujourd’hui l’un des rares témoignages encore visibles du vaste domaine de Madame de Pompadour, dont le château a disparu après la Révolution française. Inscrit aux Monuments historiques depuis 1992, il a retrouvé une nouvelle vie grâce à sa restauration et à l’aménagement du jardin des 6 sens « Pas de sens interdit », inauguré en 2013 par l’écrivain Didier Decoin. Par son histoire originale et son architecture unique, le moulin de la Bellassière demeure un témoin exceptionnel du patrimoine de la vallée de la Blaise et de l’héritage laissé par Madame de Pompadour à Crécy-Couvé.

2 che de la bellassiere 28500 Crécy-Couvé
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Moulin de Torçay à Saint-Ange-et-Torcay

Le moulin de Torçay établi sur la Blaise est l'un des plus anciens moulins de la commune de Saint-Ange-et-Torçay. Son histoire est attestée dès 1374, lorsque le chapitre de Chartres autorise le doyen Philippe de Talaru à « réédifier et rétablir à ses frais le moulin banal de Torcey », détruit pendant la guerre de Cent Ans. Ce document témoigne de l'importance économique du moulin, dont la reconstruction est jugée essentielle pour la vie de la seigneurie. À partir du XVIIᵉ siècle, le moulin diversifie son activité. Dès 1640, il est associé au moulin de la Forge et fonctionne comme moulin à foulon pour le traitement des draps. En 1671, un bail mentionne le foulon Jacques Cloustiou. Devenu bien national à la Révolution, il est vendu en 1791 au meunier Nicolas Louis Canuel et à son épouse Marie-Angélique Drouin, déjà exploitants du site depuis 1767. Au XIXᵉ siècle, le moulin appartient toujours à la famille Canuel. Aujourd'hui transformé en propriété privée, le moulin a conservé ses vannages, toujours entretenus, ainsi que plusieurs ouvrages hydrauliques fabriqués à la fonderie de Saulnières, remarquables par leur qualité de conservation. Le chemin des Vieilles-Rues, qui relie le moulin au village, rappelle l'existence d'une ancienne cité ouvrière liée aux activités du moulin et de la forge.

Moulin de Torçay, 28170 Saint-Ange-et-Torçay
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Château de Maillebois (privé)

Le château de Maillebois est issu d'une forteresse médiévale remaniée à la Renaissance. Détruit en partie pendant la guerre de Cent Ans, il est reconstruit au XVIᵉ siècle par Jeanne d'O, puis devient un marquisat en 1621. Au XVIIᵉ siècle, il appartient à Nicolas Desmarets (1648-1721), contrôleur général des finances de Louis XIV, avant d'être transmis à son fils, le maréchal Jean-Baptiste Desmarets de Maillebois (1682-1762), qui donne son nom au domaine. L'architecture actuelle reflète plusieurs siècles d'évolution. Le château conserve des vestiges de son origine médiévale, tandis que ses façades en brique et pierre, caractéristiques de la Renaissance, témoignent de sa transformation en résidence seigneuriale. Les remaniements des XVIIᵉ au XIXᵉ siècle ont progressivement privilégié le confort et l'esthétique, tout en préservant l'organisation générale du domaine. L'un des éléments les plus remarquables est l'ensemble des écuries monumentales, construit en 1882 par Lionel-Henri Latham. Réputées parmi les plus belles de la région, elles se distinguent par leur architecture soignée, leurs décors en briques vernissées, silex et marbre, ainsi que par leurs mangeoires en marbre encore conservées. Le château est inscrit au titre des Monuments historiques depuis le 22 décembre 1941 et demeure aujourd'hui une propriété privée visitable sous réservation.

6 Le Château 2 Maillebois
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