








En ce qui concerne les personnes partant en exil, Samuel Mours, dans son ouvrage « Le Protestantisme en Vivarais et en Velay » précise :
« C’est {donc} un exode de trois mille Vivarois qui est ainsi révélé par les listes consultées. Or la population protestante vivaroise atteignait à la Révocation environ vingt-cinq mille à trente mille personnes…. Ce sont les villes qui ont fourni le plus fort contingent de réfugiés… le gros des réfugiés était constitué d’ouvriers et surtout d’artisans : tanneur, tailleur, cordonnier, menuisier, tisserand, faiseurs de bas, chapelier, boulanger, perruquier, relieur, fournier, maçon, peigneur de laine, faiseur d’aiguilles. On comptait aussi une assez grande proportion de personnes exerçant une profession libérale (apothicaires, médecins, chirurgiens, hommes de loi). De même des marchands, des bourgeois et des nobles. » (p.272).