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Eglise Saint-Jean-Baptiste
Eglise Saint-Jean-Baptiste

Eglise Saint-Jean-Baptiste

Crédit : Georges Bizet

La construction de cette église a débuté au 14ème siècle. Elle abrite un ensemble unique en France de peintures augustiniennes dont le double Credo apostolique et prophétique.
Cette église est l'ancienne chapelle des Ermites de Saint Augustin qui ont pu exercer des fonctions curiales de 1570 à 1647. A la Révolution, lorsque tous les bâtiments monastiques ont été rachetés par la Commune elle devint l'église paroissiale Saint Jean-Baptiste.
La partie qui va des piliers octogonaux jusqu'à l'entrée date, elle, du 15e siècle, tout comme les six chapelles latérales aménagées dans les murs de la nef. Enfin d'autres éléments remontent au 17e siècle, notamment la chapelle de la famille Vallin surmontée de la Chapelle haute du Rosaire, à droite, avant le cœur.
Cette église a été réalisée selon un plan d'église « halles » cher aux ordres mendiants.
Ainsi, elle est de plan rectangulaire avec une nef à trois vaisseaux et un chevet plat. Le plafond originel lambrissé de chêne a été remplacé au 19ème siècle par un plafond à voûtes néo-gothiques sur croisées d'ogives.
La chaire au milieu de l'église et les stalles sur les côtés sont en noyer. Elles sont l’œuvre du menuisier crémolan nommé Grillat.
L'orgue au-dessus de la porte d'entrée. Il était à l'origine dans l'ancienne église paroissiale de la ville. Il date de 1785 ce qui en fait le plus ancien du département de l'Isère.
Enfin, à droite de l'entrée n'hésitez pas à aller voir la maquette de la ville telle qu'on pouvait l'imaginer au Moyen-Âge.
Dès la 2e moitié du 14e siècle, les Ermites de Saint Augustin ont assez d'argent pour faire décorer leur chapelle par des peintures murales réalisées en 3 campagnes successives.
Ces peintures, dégagées depuis les années 2000, constituent un témoignage historique important. Ni l'identité des peintres, ni leur origine, ni la date exacte des travaux ne sont connues.
Toutefois, une étude a permis d'en savoir un peu plus. Une vingtaine de scènes a ainsi été identifiée.
Comment ces peintures ont-elles été réalisées ? Les peintres ont d'abord préparé les supports avec des enduits puis ils ont passé une couche de finition destinée à recevoir les peintures.
Après avoir tracé un dessin préparatoire à l'ocre rouge, les artistes réalisèrent les peintures à base de pigments minéraux naturels ou artificiels.
Ces peintures se déploient sur les murs du chœur de l’église et de ses bas-côtés à droite et à gauche.
Placez-vous tout d'abord dans l'aile, à droite du chœur.
Regardez le mur de droite. Le décor est divisé en trois registres horizontaux présentant une association des thèmes caractéristiques des maisons de l'ordre à l'époque.
En bas et au centre figure une succession de prophètes et d’apôtres se faisant face par deux et portant un phylactère, c'est-à-dire une sorte de banderole. Ce thème inspiré des sermons de Saint Augustin affirme la correspondance entre l'Ancien et le Nouveau Testament.
Le registre supérieur est dédié à la vie de la Vierge Marie.
Sur le mur doté d'une fenêtre vous distinguez de chaque côté de l'ouverture au-bas une sainte et au-dessus un saint. A droite, il est fort probable que ce soit Sainte Monique, la mère de Saint Augustin. Dans l'arc séparant le bas-côté de droite du chœur, figure six anges musiciens portant des armoiries témoignant de l'implication financière d'une riche famille de donateurs.
Rendez-vous maintenant dans le chœur pour découvrir les peintures du mur central. En bas à droite de la fenêtre figure une vierge à l'enfant tandis qu'à gauche une scène de charité est représentée. Un peu plus à gauche, vous retrouvez des armoiries surmontées d'une couronne comtale qui appartiennent sûrement à l'une des familles commanditaires.
Les autres scènes relèvent de l'iconographie chrétienne traditionnelle avec notamment un Christ en majesté et le couronnement de la Vierge.
Enfin, avancez dans l'aile latérale gauche. Au-dessus de la fenêtre, vous distinguez un Christ en majesté et au-dessus Saint Georges terrassant le dragon. Cette parabole de la victoire de la foi sur le mal a très souvent été utilisée à partir du 13e siècle.

Place de l'Eglise 38460 Crémieu
Lat : 45.7248Lng : 5.25094
0 m
127 j

5 informations complémentaires

Contact

Téléphone : 04 74 90 45 13

Email : cremieu@tousauxbalcons.com

Période d'ouverture

Toute l'année : ouvert tous les jours. Accès libre

Mis à jour par

Office du Tourisme Les Balcons du Dauphiné - 13/03/2019

Tarif(s)

Gratuit

Plus d'informations

https://base.apidae-tourisme.com/permalink/consulter/objet-touristique/4873098/

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