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Rue des Chiroux
Rue des Chiroux

Rue des Chiroux

Aujourd’hui, ce vocable n’est plus du tout compris par les Liégeois. Les mieux informés savent qu’il désignait les partisans du prince-évêque au 17e siècle et que ceux-ci étaient opposés aux Grignoux. Mais ce nom de Tchirou désigne en wallon la bergeronnette, un oiseau. Les partisans du prince-évêque avaient fait appel, lors de l’exécution de Sébastien Laruelle, à plusieurs volontaires qui s’étaient organisés pour maintenir l’ordre. Leurs habits noirs, brochés sur des culottes blanches, les faisaient ressembler à des bergeronnettes. Le mot, moqueur, fit mouche et bientôt, tous les partisans de l’évêque furent affublés du même nom. Par ailleurs, ceux-ci s’adressant à leurs adversaires les qualifiaient de grignou (grincheux, grognons). En souvenir de ces événements malheureux, la ville ressuscita les deux appellations. Lorsqu’en 1903, une bibliothèque populaire centrale prit place rue des Chiroux, elle fut rapidement désignée par ce terme. Aujourd’hui encore, l’appellation est restée intacte, même si la rue a disparu lors de l’édification du large bâtiment culturel qui abrite la bibliothèque actuelle. C’est dans ce bâtiment qu’était abrité autrefois la Bibliothèque des dialectes de Wallonie, intégrée au Musée de la Vie wallonne depuis 2005. La Bibliothèque des Chiroux est la plus grande bibliothèque publique de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

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