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Chapelle du Dresnay

Chapelle du Dresnay

La chapelle a été édifiée au XVIème siècle par les Quelen du Dresnay; Olivier II de Quelen et son épouse Claude de Boiséon, seigneur et dame du Dresnay en cette même année. Cet Olivier est un descendant direct de Jean de Quelen, qui épousa Marie du Dresnay, héritière de la maison du Dresnay vers 1400.
La chapelle possédait alors un placître, un calvaire et une fontaine, aujourd’hui inaccessible. La seigneurie Quelen du Dresnay s’étendait au delà de Loguivy-Plougras et de Plougonver. Le siège de la seigneurie était le manoir se trouvant au Dresnay.
La chapelle est dédiée à Notre-Dame. Elle est classée au monument historique depuis 1955, grâce à sa poutre de gloire en bois sculpté et à son clocher.
La seigneurie reste dans la famille Quelen du Dresnay jusqu’au XVIIème siècle. En 1681, Françoise Yvonne de Quelen déménage tous les biens à Montigny par son mariage au seigneur de Beauregard, François de Montigny. Leur héritier vend les terres et la seigneurie du Dresnay au marquis de la Rivière, Yves Joseph Thibaud, dont la fille épousera le marquis de La Fayette.
Leur fils, né en 1757 est le célèbre « La Fayette », général de la guerre d’indépendance américaine. Il sera le propriétaire de nombreuses terres en Bretagne, dont la seigneurie du Dresnay à l’époque de la révolution.
La seigneurie comprenait la chapelle Notre Dame du Dresnay, un moulin, un manoir, une métairie et plusieurs convenants.
Durant la révolution seule cette chapelle et la métairie du manoir n’ont pas été détruites sur les terres du Dresnay.
En 1792, la chapelle Notre Dame du Dresnay est vendue comme bien national à l’Etat.
Au cours du XXème siècle d’importantes restaurations ont été entreprises. L’autel de bois polychrome du XVIIIème siècle et les vitraux de la chapelle ont été restaurés par le recteur Guégan, en 1954. Des restaurations ont également été entreprises au niveau de la charpente de bois.
Elle présente un plan en forme de crois latine composée de la nef et d’un transept. Le chevet, côté levant est plat. Le pignon, face au couchant, est percé d’un oculus et renforcé de deux contreforts latéraux, soutenant le campanile rectangulaire à baies géminées que chevauche une arcade se terminant en lanternon.
L’entrée principale, aux colonnes surmontées de chapiteaux sculptés, de style corinthien, et son fronton sont inspirés de la Renaissance.
On sait que la chapelle a été bâtie sur les vestiges d’un ancien sanctuaire (roman), bien que les archives ne révèlent pas grand-chose à ce sujet (ce n’est qu’en 1556 que la chapelle et son cimetière sont mentionnés). En témoignent d’anciens vestiges se trouvant dans la chapelle comme la colonne de granit, les bénitiers, le gisant et les statues du XVème et XVIème.
Une inscription se trouvant sur le linteau de l’une des baies du clocher nous informe qu’il date de 1588. Une seconde cloche a été ajoutée récemment. Il s’agit de la cloche de l’ancienne école de Loguivy-Plougras.
La poutre de gloire date du XVIème siècle. Jusqu'à la révolution, au centre de cette poutre, se trouvait un écu représentant les armes de la famille Quelen du Dresnay. Aujourd’hui il s’agit d’un écartelé, présentant au 1er et 3ème quart les armes des familles. Celles sur les 2ème et 4ème demeurent inconnues.
La chapelle possède de belles statues de saints patrons guérisseurs, récemment restaurées. Le vitrail au-dessus du chœur a été réalisé par le maître Lorin, maître verrier de la cathédrale de Chartres, en 1954. Il s’agit d’un don de la famille Du Dresnay.
La chapelle abrite un gisant de granit, appelé le gisant de Chateaufur ou « kastel vur ». Aucune précision n’indique pour qui il fut réalisé et on ne sait pas encore le dater précisément (vraisemblablement, du 15ème siècle). On émet plusieurs hypothèses: le comte de chateaufur, décédé en 1661; Bonabès du Dresnay, mort sous les murs d’un château en 1426; mais aucun document ne permet de confirmer. Aucune certitude également pour l’animal couché à ses pieds: lion, chien, agneau? Mystère..

Loguivy-plougras
Lat : 48.5029Lng : -3.4462
0 m
313 j

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