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Le patrimoine religieux

Le patrimoine religieux

Le cimetière a été déplacé en 1933 à la sortie du bourg. Il était auparavant enclos autour de l’église.
On y trouve une drôle de tombe au nom de Nian Koi. C'est celle d'un Sénégalais. En effet, durant la guerre, les Allemands, qui étaient logés chez les particuliers (pas de kommandantur), avaient mis en « esclavage » des tirailleurs sénégalais, logés dans un baraquement (la médiathèque actuelle) pour défricher la lande. Le fameux Nian Koia, souffrant de dysenterie, se rebella et refusa le travail. Il sera abattu et les habitants de Plélan décidèrent de l'accueillir dans leur cimetière.
L’ossuaire date du 15ème siècle. Il était incorporé au cimetière situé autour de l’église. L’enclos paroissial étant désaffecté, l’ossuaire gênant la circulation, les Allemands voulurent le raser, il a aussi été déplacé en 1941/1942. Il s’agit d’une tombe collective utilisée avant la Révolution, pendant tout le Moyen-Age, le 17ème et le 18ème siècle. A l’époque de la construction de l’ossuaire, le cimetière était un lieu de vie, une foire où avaient lieu des manifestations joyeuses. Cet ossuaire est en granit, d’architecture lourde, la toiture est en dalle de pierre et l’ouverture décorée de 2 collerettes.
En 1861, le curé-doyen de Plélan, l’Abbé Morin, souhaita rassembler ces trois crois pour édifier un calvaire, destiné aux processions de la Fête-Dieu. On éleva donc une butte mi-circulaire maintenue par une murette avec une rampe de terre pour l’accès sur une terre marécageuse au niveau de l’actuelle salle des fêtes. Lors de la construction de la salle des fêtes, les 3 croix furent déplacées d’une vingtaine de mètres sur la route de Saint-Maudez (actuelle médiathèque). Cette nouvelle localisation à côté d’un transformateur électrique fit polémique et en 1971 la municipalité ordonna un nouveau transfert, près du cimetière.
Les 2 croix latérales sont des croix dite « pattées », ce sont en fait des croix latines dont les branches s’élargissent aux extrémités. Elles encadrent la troisième croix, plus curieuse, en forme de croix de Lorraine à double traverse, dont le fut est légèrement galbé. Les socles de ces croix, plus anciens, furent choisis sur le chemin de l’étrat (la route de Corseul à Vannes).

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