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Spa : Visite du Centre Historique (Source : Centre Culturel de Spa)

Spa : Visite du Centre Historique (Source : Centre Culturel de Spa)

De l'Office du Tourisme, Place Royale, vous vous rendez Place Pierre-le-Grand pour commencer le circuit. Vous êtes au point N°1. Le 'ban" de Spa, qui correspondait à peu près à la commune actuelle, ne constituait pas au moyen-âge une entité importante. Sa contribution à l'amende imposée au Pays de Franchimont en 1468 par Charles le Téméraire n'était que le cinquième de celle du ban de Theux. En 1559, la vue de Pierriers ne permet de dénombrer que 70 maisons pour le "nouveau Spa" et soixante environ pour le Vieux-Spa. Les chiffres vont ensuite croissant. En 1787, chaque immeuble reçoit un numéro : Vienne ne numérota ses maisons qu'en 1803 et Paris le fit en 1805. C'est en 1787 également que le nom de chaque rue de Spa fut indiqué par un panneau. Le bourg de Spa, comme on le dénommait sous l'ancien régime, était divisé en six vinâves ou quartiers. Notre promenade de ce jour nous fera parcourir successivement quatre d'entre-eux : le vinâve d'Amontville (rue Schaltin), le vinâve du Bohy (rue Xhrouet, bas de la rue de la Sauvenière), le vinâve du Marché (rue du Marché) et le vinâve du Faaz (quartier de l'Hôtel de Ville). La révolution de 1789 fit disparaître des façades et des immeubles les blasons que, se conformant à la coutume, les personnages importants qui y étaient descendus y faisaient accrocher afin de rappeler leur séjour. Plusieurs incendies ravagèrent la localité. Celui de 1807 détruisit 200 maisons.

1.9 km
max. 274 m
min. 252 m
32 m
-39 m

Profil altimétrique

Thématique : Culturel

Point de départ


4900 Spa
Lat : 50.4921Lng : 5.8664
0 m
7 ans
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1

Rue Schaltin

Ce nom est celui d'un médecin spadois (1864-1935), qui fut échevin et président de la Commission médicale au cours de la première moitié du 20ème siècle. Son père, pharmacien, avait créé l'Elixir de Spa. Avant 1937, la rue en question s'appelait rue d'Amontville. La dernière maison à droite faisant l'angle du carrefour était l'Hôtel de Soisons (1770-1780). Le Dr Henri Schaltin l'habitait. Nous prenons à gauche aussitôt après l'église.

7-27 Rue du Docteur Henri Schaltin 4900 Spa
Lat : 50.4921Lng : 5.8664
0 m
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2

Rue Xhrouet, Rue de la Sauvenière et Rue Silvela

Nous suivons en fait l'ancienne rue de la Sauvenière, qui porte maintenant le nom de rue Xhrouet afin de rappeler une famille spadoise illustrée notamment par plusieurs dessinateurs, par un très habile tourneur et par un décorateur de la manufacture de Sèvres. L'église, à gauche, fut achevée en 1885. Elle est dédiée à Notre-Dame et à Saint-Remacle. En 1559 déjà une église se dressait à cet endroit. Jusqu'en 1782 le cimetière entoura l'ancien sanctuaire.Suicait, à gauche toujours, la grange décimale, où l'on entreposa les produits de la dîme au temps où celle-ci se payait en nature. On y trouve maintenant le presbytère (N°4 et N°6) construit en 1840 et séparé de l'église par une porte en fer forgé plus ancienne que les deux constructions qu'elle réunit. Une porte semblable donnait autrefois accès à l'église par le bas de la rue Schaltin : elle fut démontée et elle marque maintenant l'entrée du cimetière. Face à l'église, la place Achille Salée. Son parterre et son parking occupent l'emplacement de feu l'Hôtel de Flandre, démoli en grande partie en 1912. Cet hôtel est cité en 1765, année où il hébergea Fontenelle. En 1793, Vaugeois et Hébert, envoyés de la Convention, y logèrent. En 1845, ce furent Jules Janin et Franz Liszt. Quant au nom de la place actuelle, il rappelle Achille Salée, un chanoine doublé d'un géologue qui dressa notamment des cartes du sous-sol de l'actuel Zaïre (1833-1932). La salle à manger de l'Hôtel de Flandre échappa à la démolition en 1912. Après avoir abrité un cinéma et un café, elle fut abattue en 1943. Une dernière partie de l'Hôtel de Flandre subsiste : elle constitue la maison Hagemann (N°1), elle est la première maison de la rangée de droite, avec sa façade tournée vers la place. Poursuivons notre marche. A droite, après l'impasse, deux maisons anciennes : Le Lion d'Or (N°25) , puis La Main d'Or (N°27), où séjourna en 1669 le prince de Nassau-Siegen. Toutes deux présentent d'imposants perrons, de même que l'ancien Hôtel de Spa (N°29), où est logée notamment l'Académie de Musique René Defossez. Cet édifice fut reconstruit après un incendie survenu en 1785. Il s'appelait alors Hôtel d'York. Y descendirent Mademoiselle Mars, tragédienne, le roi Frédéric Guillaume III de Prusse, Disraeli en 1856 et Charles Rogier, un des artisans de l'indépendance belge. Du trottoir de l'ancien Hôtel de Spa, nous dominons vers la gauche le site de l'ancien moulin à farine de Spa et celui de l'Hôtel de Waldeck qui fut établissement de Bains. Ces deux bâtiments étaient imbriqués l'un dans l'autre : le bief dont l'eau actionnait les roues du moulin coulait sur le haut du mur servant d'imposte à l'entrée de l'établissement de bains. Ces deux constructions furent rasées en 1852 afin de permettre un passage plus direct des véhicules de la rue Royale à la rue de la Sauvenière. En face de l'Hôtel de Spa, en contrebas, la rue Rogier bordée de maisons s'appuyant sur des piliers (arcades). Elles furent terminées en 1883 et leur colonnade devait prolonger celle de l'ancien Pouhon Pierre Le Grand. Après cette halte, nous progressons dans la rue Xhrouet. A droite, au N°41, les restaurant du Grand Maur, dont l'enseigne est mentionnée dès 1762. A l'extrémité de la rue Xhrouet, du N°53 au N°61, se dressait autrefois l'immeuble des 3Armes d'Angleterre". Ce fut autrefois la plus vaste demeure du bourg. Les gentilshommes des Pays-Bas excédés par l'occupation espagnole y jetèrent en septembre 1565 les bases du Compromis des Nobles. La plaque apposée sur l'immeuble N°53 rappelle cet évènement. Les postes impériales s'y installèrent en 1790-1791 et la Feldgendarmerie allemande occupa en 1940-1944 la partie appelée alors "Hôtel d'Egmont". A gauche, bordant la rue Rogier (N°30), se dresse un volumineux bâtiment cubique avec façade en pierre bleue. On trouvait là au 18ème siècle la 3Ville de Compiègne". La famille des banquiers Hayemal édifia et occupa le bâtiment actuel. La Reine Marie-Henriette, épouse de Léopold II, y séjourna à plusieurs reprises avant d'acheter, en septembre 1894, l'Hôtel du Midi situé dans l'actuelle avenue Reine Astrid. Au N°32 et N°34, la "Ville de Bruges", construite en 1766, où logea en 1771 le baron de Trenck. Nous avons atteint le début, déjà ascendant, de la rue de la Sauvenière actuelle ainsi dénommée parce-qu'elle conduit à la source minérale du même nom. Un peu plus loin, à gauche, l'imposant bâtiment qui abrite l'internat de l'Athénée Royal. A cet endroit s'élevait la "Ville d'Anvers" où siéga en 1795 le tribunal révolutionnaire. Ce fut ensuite l'Hôtel Faller, qui à partir de 1853, s'appela Hôtel Britannique. L'édifice actuel, construit au début de ce siècle par la famille Leyh, fut réquisitionné durant la guerre 1914-1918 par le gouvernement de Guillaume II qui, en février 1918, y installa le Grand Quartier Général des forces armées du Reich. Une plaque apposée sur la façade rappelle que, dans cet hôtel, le 16 juillet 1883, eut lieu le dîner de réconciliation des souverains belges d'une part et néerlandais d'autre part, brouillés depuis une certaine révolution de 1830.

27 Rue du Docteur Henri Schaltin 4900 Spa
Lat : 50.4914Lng : 5.86656
0 m
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3

Rue Silvela et Boulevard des Anglais

Empruntons au carrefour l'artère de gauche. Ce quart de tour nous amène rue Silvela, ainsi nommée à la mémoire d'un fidèle bobelin du 19ème siècle. On désignait ainsi les étrangers séjournant à Spa. Ce bobelin était ministre des affaires étrangères du gouvernement espagnol. Cette rue est dominée à droite par la Glacière, volumineux immeuble construit en 1766 pour y exploiter un débit de boissons et de crème glacée à la faveur d'un octroi du prince-évêque Charles d'Oultremont. La rue Silvela était autrefois le début du chemin des Morts. Cette dénomination mérite une explication. Avant que, en 1574, Spa eût été érigé en paroisse, tous les cortèges funèbres devaient emprunter ce chemin de campagne pour se rendre à l'église de Sart. Suivons la clôture de l'internat : nous voici obligés de tourner à gauche pour aboutir à l'endroit dénommé officiellement square Georges VI. C'est à cet endroit que se trouvait l'église anglicane consacrée en 1876 et démolie en 1966. C'est bien sûr l'importance parmi nos bobelins de la colonie anglaise qui explique l'existence d'un tel temple. La décision de créer à Spa une paroisse anglicane avait été prise dès 1626 par le roi d'Angleterre Charles 1er mais jusqu'en 1878 le culte avait été célébré dans des locaux de fortune. Cette église ne tint bon que 88 ans. Le manque d'entretien entraîna des dégradations telles que la Ville de Spa fit démolir l'édifice en 1966.

55 Rue de la Sauvenière 4900 Spa
Lat : 50.49Lng : 5.86981
0 m
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4

Le Boulevard des Anglais et la rue du Marché

Nous atteignons le boulevard des Anglais. On trouva dans ces parages une prairie dite de quatre Heures, les bobelins ayant pris l'habitude de s'y rencontrer à ce moment de la journée. Nous tournons à gauche, et le boulevard va nous conduire au quartier du Marché. Un peu plus loin, sur notre droite, se trouve un chemin escarpé. Il s'agit de la rue du Jeu de Paume qui autrefois conduisait à Verviers et à Aix-la-Chapelle. Peu de personnes osent encore l'emprunter; il s'agit d'une promenade sportive qui passe devant l'entrée de ce que fut la carrière Pirosson. Le schiste ocre, d'une dureté remarquable, qu'on en a extrait , constitue encore mainte muraille spadoise. Quant au jeu de paume, il fut en effet pratiqué dans un "spheristerium" bordant ce chemin. Progressons dans le vinâve du Marché qui doit son nom au droit de tenir marché accordé par le Prince-Evêque en 1590. Outre les sources d'eau minérale, ce quartier comprenait la halle (maison de ville) et le perron, symbole des libertés communales

47 Boulevard des Anglais 4900 Spa
Lat : 50.4915Lng : 5.87259
0 m
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5

Boucle vers l'Hôtel de Ville

Tournons à droite, après le N°20, pour nous engager dans la Promenade de Quatre-Heures, artère ouverte en 1749 et dont le succès se fit aux dépens de celui de la prairie du même nom. Du coup, nous venons de pénétrer dans le quartier ou vinâve du Faz (étymologiquement lieu marécageux), nom auquel s'est maintenant substitué celui de Haut-Vinâve. Le vaste parking que nous ne tardons pas à découvrir à notre gauche fut créé en 1968 après la démolition d'un important bâtiment de style Régence aux destinations diverses. Qu'on en juge : en 1777, il fut entrepôt de marchandises, en 1829, il devint établissement de Bains, de 1842 à 1941, il fut l'Hôtel de Ville de Spa. Après la rangée des maisons, à droite, une barrière monumentale marque l'entrée d'un chemin privé. Cette barrière se trouvait encore en 1919 rue Royale et donnait accès au jardin du Casino. Nous parvenons à la petite place triangulaire du Perron. Il se dresse en face de l'Hôtel de Ville. Ce fût surmonté d'une pomme de pin et d'une croix était l'emblème des libertés communales. Il fut érigé rue du Marché en 1591. A partir de 1669 il couronna a cet endroit une fontaine publique. En 1850, la minicipalité fit démonter fontaine et perron qui furent réédifiés en 1898 là où nous les découvrons. L'Hôtel de Ville, de style Régence, est un des joyaux, une des reliques qui nous sont restées de l'opulent 18e siècle spadois. Sa construction, entreprise en 1768, fut interrompue durant quatre ans : on l'accusait de réduire le débit de la source du pouhon Pierre-le-Grand. Lambert Xhrouet, habile tourneur, un des fondateurs de l'établissement de jeux de la Redoute, en acheva la construction en 1776. Un hôtel y fut créé qui accueillit, dès 1776, le prince de Hesse et, en 1821, la famille royale des Pays-bas. L'édifice est devenu, en 1813, la propriété de Cockerill père qui l'habita. Il abrita ensuite, en 1835, une fabrique de cadres et de broches. Cette usine fonctionna jusqu'en 1848. Dans l'intervalle, le comte de Cornelissen, bourgmestre de Spa et grand amateur de chevaux, l'avait acquis. En 1850 y fut installée une école industrielle et commerciale avec internat qui devint école moyenne de garçons. Après 1908 on y substitua l'école de musique et l'école moyenne des filles. Enfin, au terme d'importants travaux de restauration, la Ville de Spa y transféra son Hôtel de Ville en 1941. Repartons vers le centre, au N°36, une plaque de cuivre rappelle le séjour à Spa en 1899 d'Angelica de Kostrowitsky et les visites que venaient faire à leur mère le futur poète Appolinaire et son frère, tous deux logés à Stavelot. Longeons maintenant le bord ouest du parking, nous dirigeant vers la rue Gérardy. Jean Gérardy était un violoncelliste spadois qui mena une carrière de virtuose international. A gauche la pyramide vitrée qui ne fait qu'un avec la maison "Au Prince de Condé". Reconstruite en 1766 en style Louis XIV, elle fut réaménagée en 1988. La source Prince de Condé alimentait en 1849 une maison de bains privés. Le pharmacien Schaltin la racheta et la dota d'un pavillon, d'une "Trinkhalle". Cette eau est considérée comme la source d'Europe la plus riche en fer.

6 Rue Général Bertrand 4900 Spa
Lat : 50.4924Lng : 5.86761
0 m
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6

Pouhon Pierre-le-Grand

Empruntons maintenant le passage pour piétons qui conduit au Pouhon Pierre-le-Grand. Autrefois se dressait la halle (maison communale). Elle abritait au rez-de-chaussée quelques boutiques. Construite en 1590, elle fut désertée en 1841 par les services communaux et démolie en 1877 pour permettre l'édification du jardin d'hiver annexé au pavillon du Pouhon Pierre-le-Grand. De la fontaine, jetons un regard ver l'Hôtel de la Chambotte, qui forme le coin de la rue du Marché. Dès 1770, on trouvait à cet endroit l'Hôtel du Lion Noir qui devint par la suite l'Hôtel de la Poste. Y descendirent la comtesse de Polignac (1779), le roi Gustave III de Suède (1780 et 1781), le prince Henri de Prusse (1781), la princesse de Lamballe (1791). Victor Hugo et Juliette Drouet y logèrent à deux reprises ainsi que le rappelle une plaque apposée sur la façade. L'Hôtel de la Poste fut démoli en 1926. Suivons le trottoir qui contourne le jardin d'hiver du pouhon. La courte rue que nous empruntons porte le nom du Général Bertrand (1857-1931), officier qui se distingua au cours de la guerre 14-18 et qui habita cette artère. Devant nous se dresse la fontaine monumentale, construite entre 1856 et 1862 après que le moulin banal et d'autres bâtiments eussent été démolis en 1853 pour permettre la percée vers la route de la Sauvenière. Le bief qui avait pendant des siècles actionné les roues du moulin permit d'y créer une cascade. La Ville a fait restaurer cet ensemble sous la direction de l'Architecte F.Bourotte. De part et d'autre de la fontaine des plaques de pierre bleue portent les noms des h^tes illustres de Spa. Vers le haut, en médaillon, on aperçoit le profil de la Reine Marie-Henriette, archiduchesse de Habsbourg et seconde souveraine des Belges. Devant nous, au pied de la rue du Biez du Moulin, très escarpée, voici, constituant le coin, l'Hôtel de Russie, édifié en 1771. Ne quittons pas ce trottoir. Il nous oblige à tourner à droite et ànous engager dans la rue Rogier. On sait que Charles Rogier fut un créateurs de l'Etat belge. Il aida la commune de Spa et le nom donné à cette rue témoigne de la reconnaissance des Spadois. A notre droite, la fontaine minérale du pouhon appelé Pierre-le-Grand à la mémoire de cet illustre bobelin de 1717. Cette source est citée par Bruhezius dès 1550. Son modeste édicule, qui figure sur le blason de la Ville de Spa, était dès 1670 flanqué d'une salle de repos qui servait d'abri aux curistes lors des intempéries. En 1820, sous le régime hollandais, un édifice quadrangulaire reposant sur 18 colonnes fut construit. Quatre de ces colonnes sont encore visibles dans le parc de Sept-Heures où elles ont été dressées.

8 Rue Jean Gérardy 4900 Spa
Lat : 50.4924Lng : 5.86725
0 m
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7

Place Pierre-le-Grand

De l'entrée principale du Pouhon nous apercevons à droite un bâtiment du 18e siècle où la banque Fortis est installée. Il s'agit de l'Hôtel de Lorraine, présent déjà en 1730 et reconstruit en 1760 par Lambert Xhrouet en style Louis XV. Body cite divers hôtes illustres qui séjournèrent dans cet hôtel : le prince-évêque d'Augsbourg de 1756 à 1760, le duc de Chartres en 1773, le prince et la princesse d'Orange en 1776, le prince et la princesse Ferdinand de Prusse en 1791. Au cours de la seconde moitié du 19e siècle, cet immeuble abrita l'officine du pharmacien Schaltin, distilateur de l'Elixir de Spa à partir de 1858. Racheté par la société générale de Banque, il fut démonté en 1978 et reconstruit de manière à tourner vers la place Pierre-le-Grand la jolie façade qui bordait le début de la rue du Marché. La place Pierre-le-Grand s'appela longtemps place du Pont. En effet, le Wayai la traverse d'est en ouest et le pont se transforma en place à mesure que la commune fit voûter plus complètement le ruisseau.

9 Rue Rogier 4900 Spa
Lat : 50.4921Lng : 5.86683
0 m
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Place Pierre-le-Grand à l'Office du Tourisme

Parcourons le trottoir qui longe la banque et traversons la rue de l'hôtel de Ville et engageons-nous dans la rue piétonne nommée Dagly. Ce nom rappelle une famille qui tint à Spa une place importante. Un de ses membres, Gérard Dagly, vécut à Berlin jusqu'au début du 18e siècle. Il y dirigea un important atelier fabriquant des meubles laqués à la manière chinoise. La rue Dagly était désignée par les spadois comme la ruelle des possons : on désigne ainsi en Wallon les pintes dont tout curiste devait faire l'achat afin de suivre sa cure de boisson. A gauche, où se trouve actuellement un magasin de jouets se trouvait l'hôtel de Suède. Il accueillit en 1791 la duchesse de Richelieu. Plus loin à gauche, l'Hôtel de Bourbon en rénovation. Il fut construit en 1774 de style Louis XIV. Directement sur votre gauche, après la ruelle, se trouve un magasin de vins bio : "La Belle Armée". Elle abrita en 1778 une maison de jeux clandestins. Après avoir longé la série de bâtiments sur votre droite, vous arrivez à l'Hôtel Radisson Blu Palace. C'est à cet endroit que se situait "Les Heures Claires", établissement de tourisme social acheté par la Prévoyance sociale en 1950. Sous l'ancien régime, dès 1675, on trouvait à cet endroit un hôtel dénommé "La Pommelette" où l'on joua la comédie de 1752 à 1759. L'archevêque de Lyon y descendit en 1775. C'est à un de ses balcons du Palace Hôtel des Bains qu'en 1932 fut présentée à la foule Miss Turquie qui venait d'être sacrée Miss Univers. A notre gauche, voici le pavillon de l'Office du Tourisme. Dans cette construction inaugurée en 1878, les passants ont pu se livrer durant de nombreuses années à des jeux d'argent assez innocents qui ont valu à cet édifice le nom de "Petits Jeux". Devant nous, le parc de Sept-Heures qui fut d'abord prairie puis allée. Nous pouvons y mèler la trace de nos pas à celles laissées par tant de bobelins, d'aucuns plus illustres que d'autres, dont la visite qui s'achève nous a permis de rappeler le souvenir.

Rue Royale 4900 Spa
Lat : 50.4923Lng : 5.86262
0 m

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