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Le Puy-en-Velay

GR65 Saint-Jacques-de-Compostelle Le Puy-Figeac

Crédit : Jérémie Mazet

Velay, Margeride, Aubrac... Cette succession de modestes massifs montagneux esten fait l’émergence d’une mosaïque de petites régions naturelles qui s’égrènentde la Haute-Loire jusqu’aux confins du Rouergue et de l’Aveyron, lorsque le plateaud’Aubrac vient s’échouer brutalement sur le tapis vert du pays d’Olt.

Les étapes présentes ci-après ne sont que des propositions.

66 km
240 h
max. 0 m
min. 0 m
1910 m
-1261 m

Profil altimétrique

Publics : FamilleRandonneurs occasionnels
Thématique : Balade nature

Point de départ

Lat : 45.0432376Lng : 3.8824843
23 j

3 informations complémentaires

Départ

Le Puy-en-Velay

Arrivée

Figeac

Ambiance

Découvrir les voies jacquaires
Quatuor viae sunt...Selon le Guide du pèlerin de Saint-Jacques-de-Compostelle, rédigé vers 1140, « il y a quatre chemins qui conduisent à Saint-Jacques ». Ce guide, destiné aux pèlerins venant de France ou d’au-delà, néglige les voies venant du sud ou de l’est de la péninsule Ibérique.Le premier chemin prend son départ à Arles et gagne l’Espagne par le col du Somport après avoir traversé Saint-Gilles-du-Gard, Montpellier et Toulouse.Ce chemin, dit « via tolosana » ou « via egidiana », est une véritable cascade de pèlerinages mineurs : saint Trophime, saint Césaire, saint Honorat et saint Genès à Arles et Trinquetaille, Saint-Gilles-du-Gard, Saint-Guilhem-du-Désert, les saints Tibère, Modeste et Florence à Saint-Thibery, enfin, saint Sernin à Toulouse. Le Guide est muet sur le trajet à suivre de Montpellier jusqu’à Toulouse et ne donne pas davantage de précision sur celui de Toulouse au col du Somport où commence le « chemin aragonais ».Le second chemin est notre « via podiensis », qualifiée de route « des bourguignons et des teutons ». Ne citant que Conques et Moissac comme étapes entre le Puy et Ostabat, le Guide laisse planer bien des incertitudes sur son tracéprécis...Le troisième chemin est celui « qui traverse Sainte-Marie-Madeleine deVézelay, Saint-Léonard en Limousin, et la ville de Périgueux ». Selon le Guide, lechemin passe par Limoges. Par contre, aucun jalon n’est posé entre Périgueuxet Ostabat. Notre-Dame du Puy-en-Velay.Le quatrième chemin est la « via turonensis ». La grande dévotion est celle de saint Martin-de-Tours, apôtre des Gaules, antérieure à celle de saint Jacques : le chemin de Saint-Jacques n’est (comme l’affirmait R. de La Coste-Messelière) que « chemin de Saint- Martin retourné » ! Après Tours, les pèlerins se rendaient à Poitiers (saint Hilaire), Saint-Jean-d’Angély, Saintes (saint Eutrope) puis gagnaient Blaye et franchissaient la Gironde pour atteindre Bordeaux, traverser les Landes, rejoindre les deux précédents à Ostabat et former le « chemin navarrais », amorce du « chemin français » qui conduit jusqu’àCompostelle par Logrono, Burgos, Leon, Astorga, Ponferrada et le col d’O Cebreiro. La route du Puy, entre ces quatre chemins, n’est donc pas la mieux décrite par le Guide. Elle est cependant l’une des deux les mieux connues (avec celle de Tours) par les études qui lui ont été consacrées. Elle est, grâce à celles-ci, la première à avoir été classée Sentier de Grande Randonnée au plus près (compte tenu des impératifs contemporains) de la réalité historique.Elle est aussi la plus attachante à parcourir par la beauté sauvage de certainsde ses tronçons et la majesté des grands monuments de foi qui lajalonnent.